2. Le moyen perse ou pehlevi
• L'écriture
L'écriture du moyen perse, ou pehlevi, comporte un type calligraphique avec deux alphabets, selon qu'il s'agit du parthe ou du moyen perse, dont les lettres sont presque toutes distinctes et individualisées. Il a été employé pour les inscriptions rupestres officielles, les monnaies, des intailles, les dipinti de la synagogue de Doura-Europos, la traduction pehlevie du psautier découverte au Turkestan chinois. On a d'autre part un type cursif d'écriture où plusieurs lettres sont confondues et où les ligatures ambiguës sont nombreuses : c'est celui qu'on trouve dans les livres mazdéens, des inscriptions rupestres privées, des intailles et, à un degré extrême de simplification, dans les papyrus et les ostraca. Ces deux types dérivent de plusieurs écritures araméennes en usage dès l'époque achéménide dans les chancelleries : outre la graphie, furent empruntés des mots araméens, désormais utilisés comme idéogrammes, munis en cas de besoin de « compléments phonétiques ». L'idéographie est utilisée par toutes les écritures moyen-iraniennes, à l'exception de celle inventée par Mani, qui adapte l'écriture estranghelo du syriaque à la phonétique iranienne. Les linguistes modernes la suppriment également dans leur transcription qui tend soit à reproduire le graphisme (H. S. Nyberg), soit à rendre le phonétisme reconstruit surtout d'après les documents manichéens (W. Henning, D. N. MacKensie).
Les inscriptions rupestres des premiers Sassanides, bilingues (parthe et pehlevi) ou trilingues (les deux langues précédentes plus le grec), sont d'un grand intérêt historique, de même que celles de Kartēr, « ministre des cultes » de Shahpur II et d'Hormizd, riches en détails sur la centralisation religieuse qu'il opéra.
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