Explorant la cellule à l'aide du microscope électronique, les cytologistes signalèrent l'existence, dans de nombreux tissus, animaux ou végétaux, de particules (« microbodies ») sphériques, ayant 0,5 μ de diamètre environ, entourées d'une seule membrane, au contenu finement granuleux, renfermant parfois un « nucléoïde » ou « pseudocristal ». Les études biochimiques de De Duve et ses collaborateurs (vers 1965) montrèrent que ces particules cytoplasmiques renfermaient diverses enzymes : des oxydases à groupement prosthétique flavinique (urate-oxydase, glycolate-oxydase, D-aminoacide-oxydase) produisant de l'eau oxygénée (H2O2) et une catalase décomposant ce peroxyde par la réaction :

La catalase manifestait d'autre part sur un substrat hydrogéné (RH2) des propriétés peroxydasiques telles que :

De Duve […]
