La crise économique mondiale a, en 2009, de fortes répercussions sur l'économie péruvienne, qui repose principalement sur les exportations de minerais et de produits agricoles. Or la demande extérieure pour ces matières premières s'effondre, ralentissant considérablement la croissance économique nationale à la fin de 2008 et au premier semestre de 2009. Afin de compenser ces pertes, le gouvernement d'Alan García met en place, en janvier, un plan de relance d'un montant équivalant à environ 2 p. 100 du P.I.B., et la Banque centrale baisse fortement son taux directeur au cours de l'année. Ces mesures permettent à certains analystes d'affirmer que le Pérou réagit mieux à la crise financière que d'autres pays d'Amérique latine.
Sur le plan de la politique intérieure, le Pérou connaît de multiples conflits sociaux, principalement liés aux questions foncières et aux droits des populations indigènes. Le plus important survient en juin, dans le département amazonien de Bagua, au nord de Lima. Des indigènes s'opposent à l'adoption de décrets-lois autorisant l'exploitation des ressources de la forêt amazonienne au détriment des droits des communautés indigènes ; ils installent des barrages routiers et de violents affrontements avec la police éclatent. Le président García est contraint d'admettre qu'il aurait dû procéder à des consultations auparavant. Le 18 juin, le Congrès abroge les décrets à l'origine de la révolte et, en juillet, le Premier ministre Yehude Simon, nommé en octobre 2008, démissionne, ainsi que plusieurs autres membres du gouvernement.
Des manifestations et des grèves ont lieu dans tout le pays afin de protester contre l'indifférence du gouvernement face aux graves problèmes environnementaux que suscite l'exploitation minière et forestière (déforestation, pollution des rivières, etc.).
Le 1er février entre en vigueur un accord de libre-échange entre le Pérou et les États-Unis. Alan García a redoublé d'efforts pour accélérer l'application de ce texte, signé en 2006. Le Pérou tente, par ailleu […]
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