3. Conditions de gisements
Dans les roches ultrabasiques, on trouve des olivines très magnésiennes (de 10 à 15 p. 100 de fayalite), remarquablement voisines de celles des météorites. On observe fréquemment dans les olivines des péridotites profondes une structure lamellaire, qui prend parfois les caractères de véritables macles mécaniques. Ce critère peut permettre de distinguer, dans les basaltes, les cristaux arrachés au manteau de ceux qui résultent de la cristallisation propre du magma, dont les compositions sont d'ailleurs en général plus riches en fer (de 20 à 50 p. 100 de fayalite). Les olivines des roches volcaniques ont tendance à être zonées, avec un noyau plus magnésien, conformément aux courbes de cristallisation, mais le plus souvent les variations sont minimes en raison des faibles écarts de température qui séparent le solidus et le liquidus des basaltes. La fayalite n'est connue que dans les roches alcalines sodiques ; elle voisine avec le quartz dans certains granites ou rhyolites.
La forstérite apparaît dans le métamorphisme intense des dolomies siliceuses, suivant la réaction :

La fayalite se développe d'une manière analogue dans des niveaux riches en fer (latérites), ainsi que les péridots manganifères ou plombifères dans d'anciens minerais de ces éléments. Dans l'évolution des roches basiques, les olivines réagissent avec les plagioclases en s'entourant de couronnes successives de pyroxènes, puis d'amphiboles, associées ou non à des grenats. La monticellite est surtout caractéristique de certains skarns.
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