Injection continue d'un liquide dans un vaisseau sanguin, la perfusion se pratique ordinairement par la voie veineuse. Chez le grand enfant et chez l'adulte, on utilise surtout les veines superficielles des membres ; chez le nourrisson, les veines épicrâniennes sont facilement accessibles. Chez le nouveau-né, dans certains cas particuliers, on peut utiliser les vaisseaux ombilicaux (artères ou veines). Une asepsie draconienne doit être respectée tant dans la préparation des solutés à perfuser que lors de la pose de la perfusion et tout au long de la surveillance. Il existe plusieurs techniques de perfusion : ponction transcutanée à l'aiguille, mise en place d'un cathéter après ponction transcutanée ; dans les cas difficiles, la dénudation veineuse peut être nécessaire, suivie de la pose d'un cathéter dans la veine dénudée. Les liquides perfusés peuvent être d'origine humaine (sang complet ou ses dérivés), ou solutés chimiques (solutions électrolytiques, glucidiques, protidiques, ou émulsions lipidiques).
Les indications de la perfusion sont extrêmement nombreuses : rétablir un équilibre hydroélectrolytique perturbé, assurer un bon remplissage vasculaire, introduire directement dans le sang des substances médicamenteuses qui auront ainsi une action à la fois plus rapide, plus intense, et donc plus efficace ; enfin chez un sujet ne pouvant être alimenté par voie digestive, la perfusion permet d'apporter les éléments qualitatifs et quantitatifs nécessaires à la nutrition de l'organisme. (Le débit doit être judicieusement réglé en utilisant soit un dispositif électrique soit un système de « goutte à goutte » ; on conseille de ne pas dépasser 1 litre par heure chez l'adulte et 100 centimètres cubes par heure chez le nourrisson.)
Marie-Christine STÉRIN
Retour en haut



