Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

PENSÉE

Page précédente Page suivante

5.  Critique de la conception cartésienne : Peirce, Wittgenstein et Ryle

La conception cartésienne promeut une image de la pensée que des philosophes comme Peirce, Wittgenstein et Ryle considèrent comme un mythe pur et simple. Bien que distincts, leurs arguments ont de nombreuses affinités. Tous trois insistent, à des degrés divers, sur le fait que les pensées, comme attitudes propositionnelles, ne peuvent pas être mises sur le même plan que les sensations, ni être conçues, sur le modèle de celles-ci, comme intrinsèquement privées et subjectives. Une pensée, ou une croyance, n'est pas un acte mental interne, mais un état, ou une activité, dont l'attribution dépend de conséquences extérieures observables dans le comportement des agents. En ce sens, les énoncés attribuant des contenus de pensée ne sont pas des énoncés catégoriques, faisant référence à des événements internes, mais des énoncés hypothétiques ou conditionnels décrivant des manières dont l'agent se comporterait s'il tenait ces contenus de pensée comme vrais.

Selon Peirce, avoir une croyance, c'est avoir une certaine « disposition » à agir. Comme le dit Ryle, croire que la glace de l'étang est mince, ce n'est pas entretenir un certain contenu mental correspondant : c'est être prêt à ne pas s'engager sur la glace ou à rappeler les enfants qui s'y aventureraient. Et si le cartésien devait continuer à insister sur le caractère intrinsèquement privé des sensations dont il dérive sa théorie de la pensée en général, il se heurterait à l'argument célèbre que Wittgenstein a dirigé contre la notion d'un « langage privé ». Un tel « langage », qui se réduirait à des noms de sensations, et dont les significations résideraient uniquement dans les actes d'ostension par lesquels celui qui éprouverait ces sensations leur imposerait des noms, ne pourrait pas être vraiment un langage, parce qu'il manquerait des règles et des critères publics sans lesquels un langage ne peut exister.

En montrant qu'un langage privé est impossible,  […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 12 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« PENSÉE » est également traité dans :

AFFECTIVITÉ

Écrit par :  Marc RICHIR

Dans le chapitre "La disjonction de l'affect et de la passion : Kant"  : …  renversement » ou la « révolution copernicienne », consiste en sa conception architectonique de la *pensée, c'est-à-dire en ce que les termes (concepts) et les choses (Sachen) de la pensée dépendent, dans leur pouvoir de signifier, de l'orientation préliminaire de la pensée au sein du champ symbolique des concepts et de la langue dans et… Lire la suite
ALAIN ÉMILE CHARTIER, dit (1868-1951)

Écrit par :  Robert BOURGNE

Dans le chapitre "La rétrogradation philosophique"  : …  La partie suffit, autant que chaque partie tient aux autres. Il faudrait donc se guérir de vouloir *penser toutes choses, s'exercer à penser une chose sous toutes les idées ou actes par quoi l'esprit ordonne et oppose ses propres déterminations. La répétition, qui est la reprise inlassable des mêmes choses, usant la première curiosité,… Lire la suite
ARCHAÏQUE MENTALITÉ

Écrit par :  Jean CAZENEUVE

Dans le chapitre "L'animisme et le rationalisme sociologique"  : …  s'est opposé à l'animisme. Pour l'auteur des Formes élémentaires de la vie religieuse,* la pensée archaïque nous donne l'image des premières étapes d'une évolution intellectuelle continue, et elle met en œuvre les principes rationnels d'une manière qui prépare directement la pensée scientifique. Durkheim retrouvait par exemple dans les… Lire la suite
ARISTOTE (~385 env.-~322)

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Dieu"  : …  la mort, caractéristiques pourtant de toute vie « biologique ». Ainsi Dieu peut-il être dit *Pensée, mais à la condition de préciser que cette Pensée n'est pas pensée d'autre chose, comme l'est la pensée humaine : car une telle pensée ne passe à l'acte que si un objet lui est donné, et une telle dépendance à l'égard de l'objet est indigne de… Lire la suite
AVERROÈS, arabe IBN RUSHD (1126-1198)

Écrit par :  Jean JOLIVET

Dans le chapitre "Théorie de la connaissance et béatitude intellectualiste"  : …  l'un et l'autre éternels, et uniques pour tous les hommes. C'est en eux que s'opère réellement la *pensée. Éternelle comme le monde, l'espèce humaine fournit sans défaillance à leur incessante actualité ; bien que les individus meurent, toujours d'autres les remplacent, et si la science vient à manquer en un point de la Terre, on peut être assuré… Lire la suite
BACHELARD GASTON (1884-1962)

Écrit par :  Guy SAMAMA

Dans le chapitre "Un psychologisme de variation"  : …  L'Identité continuée », in Le Rationalisme appliqué, chap. v). La vitesse de la *pensée doit s'ajouter à la mise en ordre cartésienne pour distinguer une pensée d'une repensée, d'une obligation à penser ; un esprit qui séjourne n'est pas identique à un esprit qui enchaîne en entraînant et entraîne en enchaînant. Le dynamisme que… Lire la suite
BION WILFRED R. (1897-1979)

Écrit par :  Émile JALLEY

Dans le chapitre "La psychose"  : …  dans son usage normal comme l'origine de l'activité qui deviendra ultérieurement le processus de *pensée et qui présuppose le développement de la relation d'empathie avec l'objet, de la communication avec autrui et de la formation des symboles. Dans le registre pathologique, par contre, l'hypertrophie des processus d'identification projective s'… Lire la suite
BOVELLES CHARLES DE (1478-1567)

Écrit par :  Pierre MAGNARD

… *Naître à Saint-Quentin dans une vieille famille picarde, grandir sous la protection de François et Charles de Hallewin, évêques d'Amiens et de Noyon, être l'élève de Jacques Lefèvre d'Étaples au collège du Cardinal-Lemoine avant d'en devenir l'un des maîtres, vivre dans le commerce des Champier, Clichtove, Budé, Bérauld, Boucher et autres… Lire la suite
CATÉGORIES

Écrit par :  Fernando GIL

Imprécise dans ses contours, la *pensée catégoriale semble participer de la connaissance et du langage, de la logique, de l'ontologie, de la psychologie. Aussi sera-t-on porté à accentuer l'un de ces versants ou un autre. Chez Aristote, les catégories découpent les summa genera de l'être, en même temps… Lire la suite
CERVEAU HUMAIN

Écrit par :  André BOURGUIGNONJean-Claude DUPONTCyrille KOUPERNIKPierre-Marie LLEDOBernard MAZOYERJean-Didier VINCENT

Dans le chapitre "Langage et pensée"  : …  *Les langues naturelles humaines, tout comme la pensée – consciente ou inconsciente –, sont fonction de l'activité cérébrale. Nous n'y insisterons pas, pour considérer plutôt le problème langage-pensée, qui a tant préoccupé les grammairiens de Port-Royal et que N. Chomsky a remis à l'ordre du jour, sans que sa prise de position permette d'entrevoir… Lire la suite
COGNITION

Écrit par :  Chrystel BESCHE-RICHARDRaymond CAMPAN

Dans le chapitre "Intelligence artificielle et sciences cognitives"  : …  désigne plus spécifiquement en langage scientifique ce que nous nommons habituellement par le* terme « pensée ». La cognition se compose ainsi de représentations mentales, de perceptions, de souvenirs, d'images, de croyances et intéresse un grand nombre de disciplines dont le point commun est d'en décrypter le fonctionnement. Sous le nom de… Lire la suite
CONDILLAC ÉTIENNE BONNOT DE (1714-1780)

Écrit par :  Pierre TROTIGNON

Dans le chapitre "La pensée et les signes"  : …  À la suite de Locke, et comme beaucoup de penseurs de son siècle, Condillac distingue les *pensées qui viennent directement de nos sensations et celles qui résultent d'une élaboration des premières. Mais sa grande originalité est d'assigner au langage, non la seule fonction d'expression des pensées, mais un rôle déterminant, et pour ainsi… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

La connaissance désigne un rapport de la* pensée à la réalité extérieure et engage la notion de vérité comme adéquation de l'esprit et de la chose. Par extension, le terme connaissance désigne le contenu de la pensée qui correspond à la nature de la chose visée, et s'oppose à erreur ou illusion. Ses… Lire la suite
CONSCIENCE

Écrit par :  Henri EY

Dans le chapitre "Une définition opératoire"  : …  par W. James) : « Consciousness cannot be defined. » C'est dans le sens général de *pensée (cogitatioDenkenmentation pour rappeler des termes d'époques et de langues différentes) que se présente à l'esprit la notion de conscience. Car si c'est le monde de l'étendue et des objets qui se présente d'abord… Lire la suite
CONTROVERSE

Écrit par :  Fernando GIL

… *À l'opposé de ce qui s'est passé en théologie, où l'on cultivait l'art de la controverse (le cardinal Bellarmin occupa, pour l'enseigner, une chaire à Louvain, puis, à partir de 1576, au Collège romain, et il écrivit un traité des Controverses), l'existence de controverses a pu apparaître comme une sorte de péché originel et une honte… Lire la suite
DELEUZE GILLES (1925-1995)

Écrit par :  Bruno PARADIS

Dans le chapitre "Le futur"  : …  tient donc au fait que l'ensemble du temps s'ordonne autour d'un événement qui le met en série. *En résulte une conséquence remarquable pour la pensée. Elle ne relève pas d'un exercice naturel dans la forme d'un bon sens ou d'un sens commun, mais elle suppose une véritable création. « Penser, c'est créer, il n'y a pas d'autre création, mais… Lire la suite
DESCARTES RENÉ (1596-1650)

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "La première des certitudes"  : …  le doute rendra possible une philosophie une, et pouvant se dérouler selon l'ordre. *Au reste, le doute a pour conséquence immédiate la découverte de la première des vérités : celle du moi pensant. De négation, il devient alors affirmation, affirmation de la pensée qui doute. Car au moment où je doute de tout, et du fait que je doute… Lire la suite
DOUTE

Écrit par :  Olivier JUILLIARD

… *Présent dans les discours les plus divers, le doute n'est pas plus un concept méthodologique qu'un argument pédagogique, à quoi cependant on l'a maintes fois réduit. De Socrate à Descartes, de Montaigne à Lessing et de Kierkegaard à Nietzsche, il transforme le cours d'une réflexion en expérience ; dans un discours en première personne comme dans un… Lire la suite
ENTENDEMENT

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Pour Locke, l'entendement est le « pouvoir de penser » (ou la faculté de comprendre) comme la volonté est la « puissance de vouloir ». Pour Leibniz, entendement est synonyme d'intellection. Malebranche assimile entendement et esprit pur. De son côté, Kant oppose entendement et raison. Selon lui, la fonction de l'entendement est de relier entre… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Sciences formelles, sciences empiriques"  : …  il a été question au début. La philosophie qui s'intéresse en priorité à une théorie des formes de* la pensée inductive n'a pas manqué, dans le dernier demi-siècle, de représentants illustres : Carnap, Popper, Hempel, Quine, par exemple, en traitent chacun à sa manière. Les uns proposent une axiomatisation probabiliste du raisonnement inductif.… Lire la suite
ESPRIT, philosophie

Écrit par :  Pierre CLAIR Universalis

Dans le chapitre "La philosophie orientale"  : …  nature humaine et constituant une faculté supérieure par opposition à l'infériorité des sensations. *Sous le vocable de pensée, on peut trouver, avec l'école meïtiste (iiie av. J.-C.), d'une part, la connaissance (rencontre entre le sujet et l'objet : la pensée et les sens), ensuite, la compréhension par l'espritLire la suite
ÉTHIQUE, livre de Baruch Spinoza

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "Dieu, substance active"  : …  rien. C'est en elle qu'il faut chercher les modes, eux-mêmes éternels et infinis, qui l'expriment. *Ses attributs, qui sont « ce que l'entendement perçoit d'une substance comme constituant son essence » sont, pour nous, au nombre de deux : l'étendue et la pensée. Distincts les uns des autres, les attributs n'expriment cependant pas le point de vue… Lire la suite
EXPRESSION, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Ensemble de données perceptives offertes par un être à un moment donné du temps et qui fonctionnent comme des signes manifestant, révélant ou trahissant les émotions, les sentiments et les intentions de cet être. Les sources historiques du concept d'expression appartiennent à la philosophie néo-platonicienne, au spinozisme et à la pensée… Lire la suite
FOLIE

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "De l'âge classique à la Révolution"  : …  un texte célèbre. Mais il vise à l'exclure de l'ordre de la raison. Le fou ne peut penser, et la *pensée ne peut être folle. La certitude de la pensée, qui repose entièrement sur son immédiate présence à elle-même – verum est index sui, dira Spinoza –, est indubitable. Au mieux, le fou ne peut que feindre de penser et il n'a rien à… Lire la suite
HEGEL GEORG WILHELM FRIEDRICH (1770-1831)

Écrit par :  Jacques d' HONDTYves SUAUDEAU

Dans le chapitre "Du métaphysique au spéculatif : les aventures de la dialectique"  : …  le levier, le fardeau), cette distinction, provisoirement fixée, n'étant elle-même que relative. *En présence d'un objet de pensée déjà discerné par la sensibilité, l'enseignement ou la culture, chaque esprit peut adopter d'abord une attitude « abstraite » qui, dans la terminologie de Hegel, relève de « l'entendement » (Verstand). Elle… Lire la suite
HOBBES THOMAS (1588-1679)

Écrit par :  Raymond POLIN

Dans le chapitre "Un mécanisme strict"  : …  de réagir sur le mouvement animal et de déclencher gestes, mouvements des membres ou paroles. *Les pensées elles-mêmes ne sont donc que des mouvements internes provoqués par des mouvements extérieurs qui « apparaissent » ou « réapparaissent » – encore une application de la théorie du ϕάιυεσθαι – sous la forme de sensations, de phantasmes, d'… Lire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Les éléments de la représentation : le sujet et l'objet"  : …  distingue les divers types de réalité dont les idées sont dotées : matérielle, objective, formelle. *Dit des idées, le terme « matériel » les désigne en tant que modes ou façons de la pensée d'un sujet, opérations intellectuelles, modifications de la conscience : la matérialité de l'idée est son étoffe mentale. « Objectif » signifie « qui est dans l… Lire la suite
IDÉALISME ALLEMAND

Écrit par :  Jacques d' HONDT

Dans le chapitre "Une généalogie philosophique"  : …  attitudes intellectuelles plus récentes. Et d'abord une formulation classique, presque scolaire : *« On entend actuellement par idéalisme la tendance philosophique qui consiste à ramener toute existence à la pensée, au sens le plus large du mot pensée » (A. Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie). Sur ce… Lire la suite
IDÉATION

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Terme usité en psychologie médicale (psychopathologie, psychopharmacologie) pour désigner le processus de formation et d'enchaînement des idées en tant que représentations mentales appartenant à un individu. Synonyme d'activité intellectuelle ou de pensée, avec une nuance réductrice qui assimile à une telle activité une fonction naturelle de l'… Lire la suite
IMMÉDIAT

Écrit par :  Dominique LECOURT

Dans le chapitre "Le privilège de l'immédiat"  : …  Mais cette immédiateté, trompeuse dans l'ordre de la connaissance, est la condition même de la *pensée : c'est parce que, par la grâce de Dieu, nos sens sont de « bons moniteurs » dans l'usage de la vie ; c'est parce que notre organisme répond adéquatement et immédiatement aux dangers qui le menacent que nous ne sommes pas, comme les animaux,… Lire la suite
INTELLECT & INTELLIGIBLES

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

… *Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xviie siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisants arabes… Lire la suite
INTELLIGENCE

Écrit par :  Jean-François RICHARD

Dans le chapitre "Le débat sur l'origine des idées"  : …  d'indiquer, outre la solution, le processus mental qui lui permettait d'aboutir à cette solution. *L'objectif était de déterminer si le contenu de l'acte de penser était composé seulement d'images ou s'il y avait quelque chose d'autre, une attitude, une orientation de pensée (Einstellung). En fait, le débat tourna court, car certains… Lire la suite
JUGEMENT

Écrit par :  Noël MOULOUD

*Le jugement est l'acte de la pensée qui affirme ou nie, et qui ainsi pose le vrai ; plus largement, c'est le point d'arrêt d'un problème, qui s'achève dans une décision. L'existence du jugement est donc au point de rencontre de multiples approches, celles de la logique, de la psychologie, ou même de la… Lire la suite
KÜLPE OSWALD (1862-1915)

Écrit par :  Universalis

… *Psychologue et philosophe d'origine lettonne, Oswald Külpe est censé avoir donné son orientation à la forme d'étude expérimentale des processus de la pensée qui est représentée par l'école de Würzburg. Après un travail sur les impressions sensorielles auprès de Wilhelm Wundt, fondateur de la psychologie expérimentale à l'université de Leipzig,… Lire la suite
MÉDITATIONS MÉTAPHYSIQUES, livre de René Descartes

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Un exposé de la « philosophie première »"  : …   humain, et qu'il est plus aisé à connaître que le corps), « je suis », puisque je doute. *« Mais qu'est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. » L'expérience que j'ai des corps (décrite ici à travers l'exemple du morceau de cire) est en dernière analyse expérience de l'entendement, non de la sensation ni de l'imagination. Ne possédant… Lire la suite
MEINONG ALEXIUS VON (1853-1920)

Écrit par :  Francis JACQUES

Dans le chapitre "Russell, lecteur de Meinong"  : …   ce qui est appréhendé est identique à l'objet, mais ce qui est appréhendé peut être *pensé comme tel ou il peut être pensé comme objet. Dans le premier cas, on pense avec l'objet la relation par laquelle le sujet l'appréhende, mais cette relation n'est nullement contenue dans la pensée de l'objet et n'appartient pas… Lire la suite
MOI

Écrit par :  Catherine CLÉMENTHenry DUMÉRY

Dans le chapitre "La promotion philosophique du moi"  : …  ontologie, ne l'était pas. La promotion philosophique du moi commence avec Descartes avec le « je *pense, donc je suis ». Encore n'a-t-on jamais su ce qu'elle signifiait exactement. En effet, deux doutes subsistent, en plus de celui, habilement gradué, qui, par miracle ou enchantement, conduisit Descartes à ne plus douter. Le premier concerne le… Lire la suite
MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "La pensée et le mouvement"  : …  *La distinction aristotélicienne d'un principe passif dans l'âme humaine, l'intellect possible « capable de tout devenir », et d'un principe actif, l'intellect agent « capable de tout produire » (De anima, III, 5), a alimenté des dizaines de doctrines de la connaissance abstractive destinées à rendre compte de la manière dont l'esprit… Lire la suite
OBJET

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Les objets, le langage et la pensée"  : …  retenir cette idée de structuration constitutive de l'objet, pour donner au mot objet le sens le plus général de* ce qui peut être pensé comme actuellement – ou virtuellement – séparé, et comme structuré ou susceptible de l'être. Être pensé, c'est-à-dire être représenté dans un symbolisme plus ou moins élaboré. Comment se manifeste pour ainsi dire… Lire la suite
ONTOLOGIE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "L'être de Parménide"  : …  à « il est » et se demande ce que cela veut dire, elle reprend contact avec le sol ontologique de la* pensée. Mais Parménide dit aussi : « Penser et être sont le même. » Par cette formule, il propose une détermination double et mutuelle. D'une part, ce qui fait de l'homme un penseur, et non pas seulement un vivant, un artisan, un mathématicien, un… Lire la suite
OPPOSITION CONCEPT D'

Écrit par :  Émile JALLEY

Dans le chapitre "La logique : Robert Blanché"  : …   intellectuelles (1966), R. Blanché entreprend la description des structures naturelles de la* « pensée commune » en l'opposant à la pensée scientifique. D'après lui, la forme fondamentale sous laquelle se présente la pensée commune est la structure oppositionnelle. Sa matrice est constituée par le schème de couples de contraires contrastés,… Lire la suite
PANTHÉISME

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Une hiérarchie logique des concepts"  : …  de confusions vitalistes et spiritualistes d'origine à la fois platonicienne et aristotélicienne)* se comprend par l'Attribut de la Pensée ; une idée se comprend par une idée, et en aucun cas par un mode de l'Étendue. C'est pourquoi l'on peut dire que, d'un point de vue méthodologique, les Attributs valent comme domaines ontiques distincts et… Lire la suite
PIAGET JEAN (1896-1980)

Écrit par :  Pierre GRÉCO

Dans le chapitre "Piaget psychologue"  : …  mentale en ses diverses expressions. Son problème n'a jamais été autre que d'expliquer pourquoi la *pensée devient ce qu'elle devient. Imputer ce devenir à la maturation (dont le rôle est, certes, incontestable) reviendrait à préformer très arbitrairement les structures successives et à renvoyer l'explication à une mystérieuse finalité. Soutenable… Lire la suite
PLATON (~428 env.-env. ~347)

Écrit par :  Monique DIXSAUT

Dans le chapitre "Socrate et Platon"  : …  Pour Platon, loin d'être un simple moment de cette histoire, Socrate est le philosophe incarné, la *pensée qui n'oublie ni ne trahit jamais ses propres exigences et qui suffit à conférer forme, unité et valeur à une vie qui sans elle ne serait qu'un chaos de contradictions et de péripéties. C'est cette présence de Socrate qui confère à la… Lire la suite
PSYCHANALYSE & CONCEPT D'OPPOSITION

Écrit par :  Émile JALLEY

Dans le chapitre "Le traitement des contraires dans le travail du rêve"  : …  envisager, au-delà du seul cadre des faits linguistiques, comme « un trait archaïque général de la *pensée humaine ». À propos de cette propriété de structuration binaire caractéristique des formes primitives de pensée, Freud donne son adhésion aux vues du linguiste Abel (1884) ; rappelant que « nos concepts prennent naissance par une comparaison… Lire la suite
PSYCHOPHYSIOLOGIE

Écrit par :  Michel MEULDERS

Dans le chapitre "Approche phylogénétique"  : …  et singulièrement proche des idées du xxe siècle, puisque, pour eux, « la *pensée conceptuelle ne serait pas un simple résultat de l'expérience sensible, mais elle dégagerait les formes abstraites, les Universaux, de la gangue sensible qui les enveloppe » (P. Ricœur). Par conséquent, si le propre de l'homme, grâce au niveau… Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Le discours humain et la vérité de l'Être"  : …  cette tension entre le discours humain et l'être de ce qui est vraiment, et il veut la dépasser : *l'unité est indissoluble entre pensée et Être. Il en tire toutes les conséquences : puisque l'on ne peut penser que ce qui est, puisque, d'autre part, ce qui se présente aux sens et est énoncé dans les discours du vulgaire est fuyant, changeant,… Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Quelques variantes historiques du rationalisme"  : …  sujet récepteur d'une impression et le réel tel qu'il veut le saisir, le décrire et le manipuler. *En second lieu, l'attitude rationaliste se manifeste chez les Anciens par la thèse commune que la réalité du monde est connaissable par une pensée réglée, non subjective, du moins dans les limites imposées par le hasard ou par le destin. Pour les uns… Lire la suite
RÉALISME, philosophie

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Historique"  : …  ruines de la scolastique et se demande comment construire le nouveau savoir sur des bases sûres. * Il prend la pensée pour évidence fondamentale et cherche à en déduire la réalité du monde extérieur. Son modèle est la science mathématique, dont on dit qu'elle procède de l'essence vers l'existence. Mais on ne peut pas, sauf par des détours qui… Lire la suite
RÉALITÉ CONCEPT DE

Écrit par :  Jean HAMBURGER

Dans le chapitre "Césures"  : …  peut donc avoir plusieurs « réalités », qui ne sont pas plus « vraies » les unes que les autres. *Voyez le spectacle que nous offrent aujourd'hui les débats sur les rapports entre le cerveau et la pensée. Les uns espèrent que les études sur la biologie du cerveau finiront par donner toutes les clés de notre comportement, de nos attitudes… Lire la suite
RÉFLEXIVE ANALYSE

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *À la suite de Jules Lagneau, disciple de Lachelier, on appelle « analyse réflexive » l'analyse qui consiste à réfléchir sur n'importe quelle pensée en vue de dégager les conditions de toute pensée, de découvrir les caractères essentiels de la pensée ; remontant de condition en condition, elle retrouve ce qui fait l'unité de la pensée, sa… Lire la suite
REPRÉSENTATIONS COLLECTIVES

Écrit par :  Jean-Christophe MARCEL

Dans le chapitre "Définition"  : …  expérience. Selon Durkheim, notre capacité d'ordonner nos perceptions y a donc forcément sa source. *La pensée logique par exemple, qui est au fondement du raisonnement scientifique, est faite de concepts qui nous aident à comprendre les lois de fonctionnement du monde. « Penser logiquement, en effet, c'est toujours, en quelque sorte, penser d'une… Lire la suite
ROYCE JOSIAH (1855-1916)

Écrit par :  Charles BALADIER

… *S'inscrivant, avec Francis Herbert Bradley et Bernard Bosanquet dans la ligne de l'« idéalisme » hégélien — étiquette que les intéressés récusent néanmoins —, Josiah Royce reprend, pour l'essentiel de son apport philosophique, le problème que posait le premier de ces trois penseurs anglo-saxons au sujet du rapport de l'individu avec l'absolu.… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "Les fondements transcendantaux de la connaissance scientifique : le néo-kantisme"  : …  chercher à introduire des nécessités ou des régularités nouvelles dans l'expérience. Pour Cohen, « *la pensée ne peut avoir aucune origine en dehors d'elle [...]. La pensée pure en elle-même et elle seule doit produire les connaissances pures, et elles seules. C'est pourquoi la doctrine de la connaissance doit devenir une doctrine de la pensée. C'… Lire la suite
SUJET

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Cartésianisme et psychanalyse"  : …  à une certitude, dont on connaît pourtant le peu d'ampleur : même si le malin génie me trompe, je *pense, donc je suis ; et « la proposition je suis, j'existe est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce, ou que je la conçois en mon esprit ». Autrement dit, le sujet du cogito n'est que sous la condition contingente que je… Lire la suite
SYNTHÈSE, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Pour présenter la synthèse, on s'inspirera plus particulièrement de deux philosophes qui ont fait d'elle un moment essentiel de la pensée : Kant et Hegel. Kant introduit la distinction entre les jugements analytiques, qui élucident et expliquent un concept sans communiquer d'information nouvelle (par exemple : « Tous les corps sont divisibles »),… Lire la suite
TOTALITÉ

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

…  la pensée qui y intervient dépasse l'intuition tout en restant à son échelle ou à sa mesure. *Mais la pensée conçoit des totalités au-delà de totalités accessibles à l'intuition, jusqu'au tout embrassant toutes choses. L'acte intellectuel s'élève de la perception, où le tout se montre dans les limites du « visible », c'est-à-dire déjà comme… Lire la suite
UNIVERSAUX, linguistique

Écrit par :  Catherine FUCHS

Dans le chapitre "L'approche cognitive "  : …  l'on ne peut pas prétendre que le langage constituerait une condition nécessaire à l'exercice de la* pensée (car il existe une pensée sans langage), en revanche, il paraît désormais difficile de soutenir que la pensée serait communicable indépendamment du moyen de transmission, et donc des langues dans leur diversité. Divers travaux expérimentaux… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre " Philosophie"  : …  jour si le parricide perpétré par Platon envers le philosophe d'Élée n'avait pas ouvert la voie à *l'approche discursive de la pensée inaugurée dans Le Sophiste. Il se peut que l'herméneutique doive plus qu'elle ne le croit au thème « logique » de la signification des phrases fausses sur lequel se penche l'Étranger, dans ce dialogue… Lire la suite
VYGOTSKI LEV SEMENOVITCH (1896-1934)

Écrit par :  Jean-François RICHARD

… *Professeur à l'institut de psychologie de l'université de Moscou, L. S. Vygotski s'est consacré à l'étude du développement des fonctions mentales supérieures. Du fait de la brièveté de sa carrière scientifique et du retard avec lequel son œuvre fut connue en dehors de l'Union soviétique (son ouvrage principal fut traduit seulement en 1956 sous le… Lire la suite
WHITEHEAD ALFRED NORTH (1861-1947)

Écrit par :  Jean-Luc VERLEYJean WAHL

Dans le chapitre "Le philosophe"  : …  et Descartes. Cette pensée se présente d'abord comme une négation de la bifurcation entre la *chose pensante et la chose étendue, que l'auteur regarde comme étant profondément unies. La bifurcation cartésienne, affirme-t-il, a eu pour conséquence le fait qu'on a eu, d'un côté, des objets sans sujets et, de l'autre, des sujets sans objets. On… Lire la suite
WITTGENSTEIN LUDWIG (1889-1951)

Écrit par :  Jean-Pierre COMETTIGilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Jeux de langage"  : …  philosophiques ne s'attache-t-il pas à décrire des actes ou des processus de *pensée, qui ne sont pour lui que des accompagnements d'un « calcul » portant sur les mots. « Pour éclairer le sens du mot « penser », écrit-il, nous nous regardons penser : ce que nous observons alors, voilà ce que le mot signifie ! Mais le concept… Lire la suite

Afficher la liste complète (62 références)

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Gottlob Frege Ryle

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média