Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Claude GRÉGORY
Depuis des temps qui se perdent aux origines légendaires, la mentalité chinoise est soutenue et sous-tendue par ce que l'on peut, faute de mieux, appeler une doctrine. Doctrine forte et profonde qui justifie l'histoire entière de la Chine, mais sans laquelle un monde s'écroule pour ne laisser subsister qu'une poussière de faits dans un désordre… Lire la suiteÉcrit par : René ALLEAU, Universalis
Dans le chapitre "L'alchimie chinoise" : … *La Chine n'a pas connu de solution de continuité entre le stade technico-magique de la métallurgie et l'apparition de l'alchimie. Les confréries de forgerons chinois, détenteurs du plus prestigieux des arts magiques, ont exercé, comme l'a montré Granet, une influence directe et profonde sur les premières conceptions alchimiques taoïstes. Par leurs… Lire la suiteÉcrit par : Mircea ELIADE, Universalis
Dans le chapitre "Religions orientales" : … *La Chine fournit le premier exemple d'une intégration complète du culte des ancêtres dans l'ensemble de la vie religieuse. Dès l'époque la plus ancienne, le culte jouait un rôle fondamental : on croyait que les âmes des trépassés continuaient d'exister auprès des vivants, mais elles étaient également capables d'intercéder auprès du dieu du Ciel en… Lire la suiteÉcrit par : Manuelle FRANCK, Bernard HOURCADE, Georges MUTIN, Philippe PELLETIER, Jean-Luc RACINE
Dans le chapitre "Un espace de civilisation sinisée" : … le trait et la fumure. La transhumance est réduite, sinon inconnue, la sédentarisation forte. Chez* ces rentiers du sol, les dieux ne commandent pas, les morales démontrent au lieu d'imposer et les philosophies relèvent de l'immanence. La technobureaucratie, qui excelle dans les travaux hydrauliques et l'irrigation, fonctionne sur la capacité d'… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GERNET, Catherine MEUWESE
Dans le chapitre "Des cénacles au peuple" : … vallée de la Wei aux vallées moyenne et inférieure du Yangzi, et de Canton à la vallée de la Han), *le bouddhisme attire d'abord l'attention des cénacles lettrés à un moment où se produit en Chine un regain de la pensée taoïste et des discussions philosophiques (« École des mystères », xuanxue, et « Conversations pures », qingtan… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Les deux frères Cheng sont, avec Zhu Xi, les penseurs les plus importants du néo-confucianisme. Élevés dans le milieu des philosophes de l'époque (ils sont élèves de Zhou Dunyi, amis de Shao Yong et neveux de Zhang Zai), ils reprennent les enseignements de ces sages pour les organiser en un système philosophique ; ainsi est-ce avec eux que le néo-… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHESNEAUX, Jacques GERNET
Dans le chapitre "La vie intellectuelle sous les Han" : … du premier dictionnaire chinois, le Shuowen jiezi, qui paraît vers 100 de notre ère. *Les tendances rationalistes qui semblent propres aux tenants des traditions en caractères anciens s'affirment dans une lignée de philosophes dont le plus illustre est Wang Chong (27-100 ?), auteur du Lunheng, important ouvrage où sont… Lire la suiteÉcrit par : Maxime KALTENMARK, Michel SOYMIÉ
Les fondements de la pensée *chinoise traditionnelle nous sont connus essentiellement par des textes qui furent rédigés pour la plupart à l'époque dite des philosophes (en histoire : l'époque des Royaumes combattants, ve-iiie s. av. J.-C.). Il est… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MARTZLOFF
… ensemble de traditions très différentes de celles de l'Europe, de l'Islam, ou même de l'Inde, car *dominées par une perspective « organiciste » (prédominance de la croyance à un ordre général et spontané dans un univers à l'image d'une totalité organique, et dans lequel chaque phénomène se trouve en correspondance continue avec tous les autres,… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRETELLE-ESTABLET
Dans le chapitre "Maladies et thérapeutiques dans l'Antiquité chinoise : du modèle explicatif divin aux lois de la nature" : … démoniaque de la maladie perd progressivement sa place au profit d'une compréhension nouvelle. *Les textes écrits alors témoignent de l'émergence d'une culture de la santé différente, laquelle s'inscrit dans une perception nouvelle du monde. Les hommes sont convaincus que le monde qui les entoure est pénétré et gouverné par des lois naturelles… Lire la suiteÉcrit par : Paul DEMIÉVILLE, Jean-Pierre DIÉNY, Yves HERVOUET, François JULLIEN, Angel PINO, Isabelle RABUT
Dans le chapitre "La critique littéraire" : … *La notion de littérature ne se dégage que progressivement au sein de la culture de la Chine ancienne et, à l'origine, la tradition chinoise du commentaire intègre le fait littéraire à des considérations plus générales, d'ordre moral et politique : quand Confucius recommande la lecture du Classique de la poésie, le Shi, c'… Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE
*Deux millénaires et demi durant, ou peu s'en faut, la pensée, la fable et l'influence de Kongzi, notre Confucius, ont formé une grande part des Chinois, des Coréens, des Vietnamiens, des Japonais et jusqu'à certains Européens. Si même on la compare à celle de Mahomet ou du Bouddha, la marque de ce… Lire la suiteÉcrit par : Paul DEMIÉVILLE
… *Une des plus fortes têtes du xviiie siècle chinois qui en compta tant, Dai Zhen, alias Dai Dongyuan, participa au grand mouvement de réforme du confucianisme qui s'attaquait au « néo-confucianisme » de l'école de Zhu Xi, devenu orthodoxie officielle depuis plusieurs siècles. Ses adversaires l'accusaient d'être entaché d'un… Lire la suiteÉcrit par : Catherine DESPEUX
Écrit par : René ALLEAU
Dans le chapitre "Intuition et induction" : … fréquente, au contraire, en d'autres civilisations. On constate le même fait dans la civilisation *chinoise ancienne où le développement des techniques divinatoires raisonnées et artificielles forme un contraste assez évident avec une indifférence générale à l'égard du prophétisme. M. Granet a rappelé justement qu'en Chine, « le Souverain d'en… Lire la suiteÉcrit par : Maxime KALTENMARK
… *Philosophe confucianiste du ~ iie siècle, Dong Zhongshu est l'auteur du Chunqiu fanlu, ouvrage consistant en une série d'essais sur des problèmes de cosmologie et de philosophie morale et politique. En réaction contre l'autocratisme des Qin, les théoriciens du début des Han préconisent un gouvernement fondé sur le « non… Lire la suiteÉcrit par : Simone PÉTREMENT
Dans le chapitre "Philosophies orientales" : … que l'esprit et la matière (ou nature) existent l'un et l'autre de toute éternité. La philosophie *chinoise distingue ordinairement deux puissances fondamentales : le yang et le yin. Le yang est céleste, lumineux, chaud, masculin, actif, créateur ; le yin est terrestre, sombre, froid, féminin, passif, réceptif. Mais le plus souvent les philosophes… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DURAND
Dans le chapitre "L'eau germinale et fécondante" : … sexe mâle et du sexe féminin. Les poissons sont à la fois pénis et utérus (delphinum). Le* célèbre dragon de la mythologie de la Chine et du Sud-Est asiatique est tout ensemble l'emblème viril de l'empereur qui distribue à la terre ordre et fécondité, et assimilé aux nuages, maîtres de la foudre et de la pluie fécondantes, mais, en tant… Lire la suiteÉcrit par : René ALLEAU
Dans le chapitre "La philosophie chinoise du « Hong fan »" : … jing, est un petit traité qui passe communément pour le plus ancien essai de la philosophie *chinoise. La tradition des lettrés prétend y voir un ouvrage du IIe millénaire avant J.-C. Les critiques modernes le font remonter, les uns au viiie siècle, les autres au iiie siècle avant l'ère… Lire la suiteÉcrit par : Alain REY
Dans le chapitre "L'Extrême-Orient" : … encyclopédique, n'aboutit pas à l'« encyclopédie » au sens occidental et moderne du terme. La *Chine a en propre une tradition originale, remarquable par sa continuité, de l'Antiquité (les recueils directement connus remontent au ive siècle avant l'ère chrétienne) à la fin du régime impérial, et ponctuée par la politique… Lire la suiteÉcrit par : Pierre CLAIR, Universalis
Dans le chapitre "La philosophie orientale" : … évoque un esprit correspondant à une construction mentale qui mène à la connaissance objective. *Pour les Chinois de l'Antiquité, l'esprit, c'est Xin. Chez Zhuang Zhou, il se situe, en marge de la connaissance, entre l'intellect (discursif) et l'âme. On connaît mieux grâce à l'intuition qui survient après la concentration de l'attention… Lire la suiteÉcrit par : David OWNBY
… Le *Falun Gong, qui signifie en chinois « discipline de la roue du dharma », ou falun dafa, relève d'un amalgame de pratiques corporelles et spirituelles mis au point en 1992 par son fondateur, Li Hongzhi (né en 1952), et adopté par des millions de Chinois. Il fait l'objet d'une campagne de répression par le gouvernement depuis 1999. La… Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
Dans le chapitre "Qui étaient-ils ?" : … la vie et une recherche pathétique de valeurs constantes dans un monde qui en semble dépourvu. La *philosophie de Xi Kang (223-262) est bien moins négative : tout en insistant sur la valeur relative de notre vie mondaine, elle préconise une vie supérieure, immortelle ou presque, qu'on peut atteindre en suivant les exercices spirituels et physiques… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Grand philosophe originaire de la Chine du Sud, à l'époque des Jin, connu surtout comme alchimiste. Sa légende, créée par lui-même de son vivant, le montre subsistant péniblement, à l'écart du monde, presque en ermite ; en réalité, il a été fonctionnaire et officier. Sa vie est liée à l'histoire, fort mouvementée, de son époque. Issu d'une famille… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Dialecticien chinois, le plus grand logicien de l'époque classique, Gongsun Long a entrepris des recherches épistémologiques et métaphysiques qui sont l'aboutissement d'une longue élaboration de la logique chinoise imputable aux mohistes, tel Mozi, et à Hui Shi ou à l'« école des noms » (Mingjia). Son influence sur son époque et sur les… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Philosophe de la Chine ancienne dont le nom complet est Guan Yiwu, Guanzi fut le Premier ministre du prince Huan du royaume de Qi. Mais l'ouvrage antique qui nous est parvenu sous le nom de Guanzi n'est qu'un recueil fort hétérogène et dont aucune partie ne peut être attribuée à ce personnage historique. Les érudits chinois considèrent que… Lire la suiteÉcrit par : Marc PÉNIN
Écrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Philosophe chinois de l'école Xuanxue, Guo Xiang est connu pour le commentaire du Zhuangzi qui porte son nom. La question de savoir si ce commentaire a réellement été écrit par lui ou s'il est l'œuvre de Xiang Xiu (221 env.-300) a été beaucoup discutée depuis l'époque de sa parution jusqu'à nos jours. En définitive, il semble que le… Lire la suiteÉcrit par : Michel CARTIER
… *Né au Jiangsu dans une famille de lettrés, Gu Yanwu (ou Gu Tinglin) est adopté très jeune par la veuve d'un cousin de son père demeuré sans progéniture. Reçu à treize ans au premier degré des examens mandarinaux, ce n'est qu'en 1643 qu'il est admis à l'Université impériale. Lors de la chute de Pékin (1644), il est au service de l'un des princes… Lire la suiteÉcrit par : Pierre MARSONE
… le vie siècle avant J.-C., et qui avait engendré un foisonnement d'écoles. Le* Huainan zi est indubitablement une œuvre de synthèse. Au premier regard, il apparaît même comme une encyclopédie où trouvent leur place cosmologie, mœurs, zoologie, rites, légendes, médecine, musique ou stratégie. Aucun domaine ne semble… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Classique de la médecine interne attribué à l'empereur Jaune (Huangdi), le Huangdi neijing est le plus ancien manuel de médecine chinoise, qui a servi de base théorique à tous les développements ultérieurs de la médecine en Chine. L'édition actuelle, en vingt-quatre chapitres, est celle du principal commentateur de l'ouvrage, Wang Bing, de… Lire la suiteÉcrit par : Lucie RAULT
… *Originaire de Yuyao (Zhejiang), Huang Zongxi (ou Huang Lizhou), dit Nanlei, est l'un des plus éminents lettrés du début des Qing. Après avoir obtenu son titre de licencié, il séjourne deux années à Pékin où il s'initie aux problèmes et aux intrigues politiques de l'époque. En 1630, révolté par l'injuste exécution de son père, il devient à Nankin… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Dialecticien chinois, un des grands sophistes qui ont été rangés dans ce qu'on appelle l'« école des noms » (Mingjia), Hui Shi (ou Huizi), dont aucun ouvrage ne nous est parvenu, est l'auteur d'un système, important et original, qui est connu par son ami Zhuangzi, comme lui originaire du pays de Song (actuelle province du Henan) et son principal… Lire la suiteÉcrit par : Daniel BOUGNOUX
Dans le chapitre "La Chine et l'expérience de l'altérité" : … restées impensées, car sédimentées dans l'ordre millénaire de notre langue et de notre culture. *Ses livres nous apprennent d'abord à entrer dans une pensée décidément autre, et à nous regarder enfin du dehors. Après Éloge de la fadeur (1991) et La Propension des choses. Pour une histoire de l'efficacité en Chine (1992), un… Lire la suiteÉcrit par : Marianne BASTID
… *L'exégèse des classiques confucéens, une mystique inspirée du bouddhisme et du taoïsme et l'influence de la pensée occidentale ont contribué à faire de ce fils d'une famille de fonctionnaires des environs de Canton, qui réussit non sans peine au doctorat en 1895, le premier grand théoricien politique de la Chine moderne. Dans deux ouvrages qui… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Sage taoïste de l'Antiquité chinoise, auteur présumé du livre qui porte son nom (Laozi) et qui est plus connu sous le titre de Daode jing, Livre de la Voie et de la Vertu. De la vie de Laozi (littéralement, le « Vieux Maître ») ne sont connues que des légendes : aucune identification avec un personnage historique n'a été… Lire la suiteÉcrit par : Léon VANDERMEERSCH
*Le légisme chinois fut à la fin du iiie siècle avant J.-C. la doctrine d'État de la première dynastie impériale, après avoir façonné les institutions de l'ancien pays de Qin au milieu du ive siècle. Responsable de la conception chinoise de l'absolutisme, il s'est… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Penseur confucéen de l'époque Tang. Avec son maître et ami Han Yu (768-824), Li Ao est de ceux qui ont inspiré et préparé le grand mouvement du néo-confucianisme des Song. Dans son Essai sur le retour à la nature (Fuxingshu), Li Ao donne un aperçu concis de sa doctrine, qui fut déterminante pour le développement ultérieur de la… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Un des treize livres classiques de la Chine, dont le titre Liji signifie Mémoires sur les rites. À côté du Canon des rites (Li jing) ancien, qui nous est parvenu dans une version tronquée sous le nom de Yili, les lettrés confucianistes avaient accumulé, depuis le ~ ive siècle, des… Lire la suiteÉcrit par : Lucie RAULT
… *Fonctionnaire et lettré, appelé Shenshou et surnommé Siwu jushi, Liu Fenglu naquit à Wuchi (Zhejiang) d'une famille où s'étaient illustrées déjà de nombreuses personnalités littéraires et politiques. En 1817, après avoir obtenu le titre de jinshi, il occupe un poste de secrétaire au Bureau des cérémonies et se voit, sept ans plus tard,… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GERNET
… *Philosophe et critique littéraire chinois, originaire des environs du grand port de Quanzhou au Fujian. Célèbre pour son indépendance d'esprit, ses attaques contre la morale et contre les conceptions régnantes, Li Zhi se rattache aux penseurs de l'école de Taizhou fondée par l'ancien saunier autodidacte Wang Gen (1483-1541). Héritière de la grande… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Penseur confucéen, plus connu sous le nom de Lu Xiangshan. Contemporain de Zhu Xi, Lu Jiuyuan est aussi le principal antagoniste de ce dernier, auquel il reproche son rationalisme dogmatique. L'orientation intellectualiste que prend la philosophie néo-confucianiste avec Cheng Yi lui répugne profondément. Lu préfère le frère aîné Cheng Hao et son… Lire la suiteÉcrit par : Pierre MARSONE
Écrit par : Marc PÉNIN
Écrit par : Kristofer SCHIPPER
… *L'appellation de Mingjia (« École des noms ») fut donnée a posteriori à un mouvement de dialectique et de sophistique de la Chine classique qui, pour être mal connu et pour avoir été apparemment de peu d'ampleur, n'en a pas moins exercé une influence considérable sur le développement de la philosophie chinoise. Ce mouvement correspond à un effort… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Vincent THOMAS
Dans le chapitre "Le culte des ancêtres" : … et les morts » (A. E. Jensen). Le culte des ancêtres est la plus antique religion pratiquée par les *Chinois. Mille ans avant notre ère, alors que les tisserands jouaient un rôle social prépondérant (la femme possédait la maison, le mari était avant tout un gendre), seuls pouvaient se réincarner les ancêtres maternels à qui se destinait le culte.… Lire la suiteÉcrit par : Léon VANDERMEERSCH
*Parfois considéré comme un lointain précurseur du socialisme, Mozi, à la pensée duquel toute réflexion sur la structure individuelle ou collective de la propriété demeure encore entièrement étrangère, fut surtout un pacifiste ardent qui, en vue de débarrasser la société de ses contradictions, songea à… Lire la suiteÉcrit par : Karine CHEMLA
… à Cambridge en 1937. Sous l'effet, selon ses propres dires, du coup de foudre qu'il en éprouva pour *la culture chinoise, le biochimiste qu'il était devint sinologue, historien des sciences dévoué à une cause : faire connaître au monde occidental, peu informé de ces faits avant qu'il ne s'engage lui-même dans cette voie, ce que les sciences et les… Lire la suiteÉcrit par : Joël BRENIER
… *Les trois textes mathématiques chinois les plus anciens dont nous ayons connaissance sont le Livre de procédures mathématiques (Suanshushu), le Classique mathématique du Gnomon des Zhou (Zhoubi suanjing) et les Neuf Chapitres sur les procédures mathématiques (Jiuzhang suanshu). Le premier, objet… Lire la suiteÉcrit par : Catherine DESPEUX
Qigong *(souvent transcrit chi gong ou chi kong en français) signifie à la fois « méthode et efficience du souffle », qi signifiant le souffle en chinois. Ce terme regroupe des techniques traditionnelles de gymnastique, de respiration, de méditation, de visualisation, de transe, de guérison charismatique et de combat. Celles-ci… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Désignant un mouvement philosophique et littéraire de la Chine du iiie et du ive siècle, le terme qingtan veut dire « causeries pures » et caractérise « un certain type de discussions rhétoriques sur des sujets philosophiques et autres, très en vogue parmi les hautes classes cultivées, depuis le … Lire la suiteÉcrit par : Christian HECK
Dans le chapitre "Entre microcosme et macrocosme" : … l'Univers ne cesse d'être l'objet de forces multiples peuvent être observées dans le paysage, et la *pensée chinoise ancienne a su évoquer ces jeux de courants d'énergie sur les formes, tout comme le rapport entre les domaines de la vie. Au ve siècle, l'empereur Xiao Wudi, relatant dans un poème son ascension du mont Luo, écrit… Lire la suiteÉcrit par : Gérard MACÉ
Dans le chapitre "Les voyages et les œuvres" : … prive de ses mythes et de sa langue. En même temps, c'est sa propre vision du réel qui prend forme. *Cependant, c'est la Chine qui va fournir à Segalen les moyens de s'explorer lui-même ; c'est de Chine qu'il rapporte ses œuvres majeures, fasciné par cet espace énorme, et par l'image du Fils du Ciel : l'empereur, mais aussi l'homme écartelé entre le… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Sage, philosophe et poète, un des principaux artisans, avec Zhou Dunyi, de la métaphysique du Daoxue, mouvement de renouveau de la pensée chinoise connu en Occident sous le nom de néo-confucianisme. Le retour aux classiques et la résistance contre le bouddhisme avaient été préparés politiquement par Han Yu (768-824) et ses disciples. Mais c'est… Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
… *Le Shu jing est, avec le Yi jing et le Shi jing, un des trois plus anciens livres canoniques chinois. Le mot shu signifie écrire, écrit, document, et se référait à l'origine aux notations faites par les scribes de la cour des paroles royales. Des milliers de ces « écrits » ont dû être en circulation dans l'… Lire la suiteÉcrit par : Catherine DESPEUX
… quan, le xingyi quan (boxe du corps et de la pensée) et le bagua quan (boxe des huit trigrammes). *Selon la légende, le taiji quan aurait été inventé par le sage taoïste Zhang Sanfeng des monts Wudang (province du Hubei) où se développa un culte au Guerrier noir (Zhenwu ou Xuanwu), une divinité qui préside aux rituels exorcistes comprenant des… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
*Le terme de taoïsme (daojia) s'est appliqué d'abord aux écrits de certains mystiques de la Chine antique. C'est là une classification établie a posteriori par les bibliographes impériaux de l'époque des Han antérieurs (206 av.-9 apr. J.-C.). Parmi les nombreuses écoles philosophiques de la Chine… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Au nombre de huit, les trigrammes divinatoires chinois (ba gua) auraient été découverts par le souverain légendaire Fuxi sur la carapace d'une tortue, image toute-puissante de l'univers. Ils sont formés d'une combinaison de trois lignes soit continues (impaires, mâles, yang) soit brisées (paires, femelles, yin). C'est en… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Philosophe chinois, principal représentant de l'école des Mystères (Xuanxue), Wang Bi expose ses idées dans des commentaires des textes classiques, notamment du Daode jing et du Yi jing. Il se sert de ces ouvrages comme de prétexte à démontrer son propre système, procédé qui, par la suite, devint courant chez les philosophes… Lire la suiteÉcrit par : Jacques DARS
*Personnage d'un caractère abrupt, anticonformiste par vocation, pour ainsi dire, Wang Chong fut un esprit aussi original qu'intransigeant, et les difficultés auxquelles il se heurta toute sa vie furent le prix d'une liberté qu'il sut préserver jalousement : celle de penser pour lui et, souvent, contre les… Lire la suiteÉcrit par : Léon VANDERMEERSCH
*Wang Yangming, le plus grand des penseurs de l'époque Ming, a donné tout son développement à une variante du néo-confucianisme proposée d'abord par Lu Jiuyuan (alias Lu Xiangshan, 1139-1193) et connue sous le nom de « philosophie de la conscience » (xinxue). Sa doctrine est caractérisée par l'… Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
… *Originaire d'une famille aisée et traditionnellement confucianiste, marié à une princesse de la dynastie régnante, Xi (on transcrit aussi Ji) Kang n'occupa jamais dans la hiérarchie des fonctionnaires qu'un poste honoraire sans charge (zhongsan dafu). Pour un homme de sa classe et de ses talents, ce refus de s'engager dans la vie publique… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Courant philosophique qui apparut en Chine vers la fin de l'Empire des Han (iie s.), le Xuanxue réagit contre la scolastique confucianiste qui était jusque-là la doctrine officielle. En cherchant à retrouver l'enseignement pur et fondamental des grands penseurs de l'Antiquité, ainsi qu'à répondre aux problèmes posés par l'… Lire la suiteÉcrit par : Lucie RAULT
… *Appelé Youling et surnommé Jidao, penseur de la fin des Qing, Yan Fu est originaire de Minhou (Fujian) ; diplômé de l'École navale du Fuzhou, il part en 1877 faire en Angleterre un stage à l'issue duquel, en 1879, il se voit attribuer la responsabilité de l'école navale du Zhili (Hebei). Expert en génie maritime, il n'en reste pas moins en contact… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Penseur individualiste et hédoniste de la Chine antique, Yang Zhu est un des esprits les plus originaux et les plus grands de son époque. Pour Mencius (Mengzi), l'école dont il est le chef de file égale en importance celle de Confucius et de Mo Di (Mozi, ou Micius). Mais l'œuvre de Yang Zhu est perdue, à l'exception de quelques fragments réunis… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Le Livre des mutations (Yi jing) est un corpus de divination de la Chine antique. La base de son système divinatoire repose sur les célèbres huit trigrammes (bagua), chacun étant composé d'une combinaison de trois lignes superposées soit pleines, soit brisées. La combinaison de deux trigrammes donne des hexagrammes dont… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Philosophe néo-confucéen, Zhang Zai est l'un des fondateurs, avec les frères Cheng, du système métaphysique qui aboutit à la synthèse de Zhu Xi. Il est le contemporain, légèrement plus jeune, de Zhou Dunyi et de Shao Yong ; sa pensée prend, comme celle de ces derniers, son point de départ dans le Livre des mutations (Yijing), mais… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Penseur confucéen, le premier qui, continuant l'œuvre de Li Ao, donne un cadre cosmologique à la métaphysique élaborée par ce dernier. Il le fait au moyen du Tableau du Faîte Suprême (Taijitu), diagramme illustrant la naissance de l'univers à partir du Faîte Suprême, dans lequel les forces antithétiques du Yin et du … Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Constituant un des trois ouvrages classiques consacrés au cérémonial et au protocole de la Chine ancienne (San li), les deux autres étant le Liji et le Yili, le Zhouli (Les Rites des Zhou) était originellement appelé Zhouguan (L'Administration des Zhou), car il s'agit, en réalité, d'une… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Traité de cosmologie spéculative dont le titre signifie, approximativement, « La Concordance des trois [éléments] dans le Livre des changes des Zhou ». Le Zhouyi cantongqi est une interprétation des huit trigrammes qui sont à l'origine des soixante-quatre hexagrammes dans le Livre des changes (Yijing), un des treize… Lire la suiteÉcrit par : Paul DEMIÉVILLE
*Zhuangzi [Tchouang-tseu], « Maître Zhuang » (zi était un suffixe apposé au nom des philosophes), est le titre d'une œuvre datant de l'Antiquité chinoise qui, sur le plan philosophique, peut se comparer aux Upaniṣad indiennes et, dans notre monde méditerranéen, aux… Lire la suiteÉcrit par : Pierre MARSONE
Écrit par : Léon VANDERMEERSCH
*Dans l'histoire de la pensée chinoise, Zhu Xi est le plus important des maîtres de l'orthodoxie après Confucius lui-même. On lui doit la restauration moderne du confucianisme, éclipsé à partir de l'époque des Six Dynasties par les développements de la philosophie bouddhique. À sa doctrine est attaché… Lire la suite
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