Personnage énigmatique dont Roger Bacon, en 1267, fait l'éloge dans son ouvrage Opus majus : opticien qui travaille à un miroir dont la puissance comburante dépasserait toute limite connue, mathématicien ou astronome occupé à construire un astrolabe sphérique, expérimentateur qui cherche à donner à celui-ci un mouvement naturel, savant qui observe les animaux et particulièrement les serpents, pour fonder une médecine capable de prolonger l'existence humaine. Cet homme serait par ailleurs l'auteur d'une lettre sur le magnétisme, qui fut publiée en 1558 à Augsbourg sous le titre : Lettre de Pierre Pèlerin de Maricourt à Sygerius de Fontancourt, soldat, sur le magnétisme (Epistola Petri Peregrini de Maricourt ad Sygerium de Fontancourt, militem, de magnete) et qui fait état des constructions et recherches signalées par Bacon.
Roger Bacon, d'autre part, signale dans une lettre à Clément IV la nécessité pour la philosophie et la théologie d'étudier les langues dans lesquelles les auteurs sacrés ont écrit : « Je prouve sans contradiction possible par une preuve universelle que tout le texte de l'exemplaire vulgaire est faux et douteux [...]. Elle ne sera pas exposée par moi seul mais bien plus par un autre qui a travaillé dans ce sens pendant trente ans. Ainsi cet homme donnerait le texte véritable, avec un esprit assuré du sens littéral. »
L'Opus minus de Bacon confirme l'existence de ce personnage, exégète et théologien, versé également dans l'astronomie et l'expérimentation scientifique. Dans l'Opus tertium, Bacon donne ces précisions : « Il n'y a que deux mathématiciens parfaits : Jean de Londres et Maître Pierre de Maharacuria, le Picard. » Il écrit encore, à propos de l'alchimie opérative et pratique, qu'il distingue de l'alchimie spéculative : « Je pose les principes de l'expérience qu'un seul latin, à savoir Maître Pierre peut comprendre pour toutes les choses de la nature [...] : Il a ordonné à l'alchimie pratique de préparer un corps de grande complexion qui lui serve pour ses expériences. »
Cet ho […]
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