3. Un ambassadeur universel
Pelé continue de jouer au football avec son club de Santos jusqu'en 1974. À l'approche de la Coupe du monde en R.F.A, tout le Brésil lui demande de revenir sur sa décision et de reprendre du service avec la Seleçao. Poliment, Pelé répond que celle-ci est irrévocable, sans donner ses motivations. Ce n'est que vingt ans plus tard qu'il révélera les raisons profondes de son choix : il ne voulait plus que la dictature militaire continue, grâce à lui, de s'enorgueillir des succès de son équipe nationale de football. En 1975, il s'engage dans une nouvelle aventure. Il signe avec le New York Cosmos, pour tenter d'implanter le soccer aux États-Unis. Le 1er octobre 1977, au Giant Stadium de New York, Pelé fait ses adieux au football lors d'un match amical opposant ses deux clubs, Santos et le Cosmos. Les statistiques indiquent qu'il a marqué 1 281 buts au cours de sa carrière.
Pelé parcourt alors le monde pour promouvoir le football. En 1994, il est nommé ministre exceptionnel chargé des Sports par le président Fernando Henrique Cardoso. Il devient, en 1994 également, ambassadeur de bonne volonté pour l'U.N.E.S.CO., utilise sa renommée pour récolter des fonds destinés aux enfants en difficulté. Il organise, le 22 mai 2000 à Rome, un match du cœur dont l'objectif est de rapprocher Israéliens et Palestiniens. Le 2 octobre 2009, à Copenhague, le Comité international olympique choisit Rio de Janeiro pour organiser les jeux Olympiques d’été de 2016. Ce jour-là, Pelé fut le plus précieux soutien du président brésilien Luís Inácio Lula da Silva...
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