Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Robert FOHR
Dans le chapitre "Gloire et usure d'une institution" : … des formes et des thèmes classiques, celle également du milieu romain dont la vitalité s'épuise. *En peinture, domaine révélateur en raison de sa sensibilité particulière aux mutations du goût, le palmarès de l'Académie, passée la période néo-classique, tend à s'identifier avec celui du courant ingresque puis de l'art pompier : H. Flandrin, L. … Lire la suiteÉcrit par : Nathalie HEINICH
Dans le chapitre "Triomphe et déclin" : … (élévation de leur origine sociale), ébranlèrent peu à peu la légitimité de l'institution. *Les grands fondements de l'esthétique académique furent ainsi, de génération en génération, battus en brèche : la domination du dessin sur la couleur, contestée par Delacroix dans les années 1830 ; la domination de la peinture d'histoire sur tous les… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *Sans doute l'un des plus originaux et des mieux doués des élèves d'Ingres, Amaury-Duval se contenta d'une carrière honorable et discrète. Peintre à la production rare, appartenant par sa famille à l'intelligentsia parisienne (son père, membre de l'Institut, fondateur de la Décade philosophique, rédacteur du Mercure, était un… Lire la suiteÉcrit par : Ségolène LE MEN
… *En 1862, la fondation de la Société des aquafortistes fut la première manifestation d'un mouvement de renaissance de l'eau-forte originale de peintre ; la Société était animée par l'imprimeur Auguste Delâtre (1822-1907) et par le marchand d'estampes Alfred Cadart (1828-1875). Ils publièrent trois cents eaux-fortes originales entre septembre 1862 et… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis FERRIER
Dans le chapitre "Fonctions traditionnelles" : … comme élément d'étude, mais ça n'offre pas d'intérêt », enseignait encore Gleyre à Claude Monet.* L'impressionnisme a été, au contraire, le premier grand mouvement pictural à rompre avec les « sujets nobles » dont on pensait jusqu'alors qu'ils étaient seuls générateurs de beauté. Il remplace, en effet, la fiction narrative (raconter la vie et la… Lire la suiteÉcrit par : Adrien GOETZ
Dans le chapitre "« Faire l'histoire, jour par jour, de l'art français »" : … à la mode et des grandes figures du théâtre romantique. Le projet se veut d'emblée universaliste. *Le Salon constitue la trame essentielle des livraisons hebdomadaires et se suit comme un feuilleton. De 1831 à 1838, la revue prétend haut et fort défendre les valeurs du romantisme et porter les couleurs de Delacroix – dont les collaborations sont… Lire la suiteÉcrit par : Adrien GOETZ
Écrit par : Barthélémy JOBERT
Écrit par : Jacques de CASO
Dans le chapitre "Les origines de Barbizon" : … de Barbizon – les trois premières décennies du xixe siècle – furent pour la *peinture française une période de variété et de richesse exceptionnelles. Il faut toutefois remarquer que la peinture de paysage n'a pas de place dans l'œuvre de David, de Gros, et qu'elle en occupe peu dans celle d'Ingres et de Delacroix. Certes, le… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *Dans le kaléidoscope de la peinture du xixe siècle, Paul Baudry représente une des tendances qui a le moins bien survécu : celle d'une peinture décorative fortement inspirée des exemples vénitiens et romains, reprenant les registres d'une mythologie aimable ou de l'allégorie la plus traditionnelle, jointe à une sensualité et à… Lire la suiteÉcrit par : Alain MADELEINE-PERDRILLAT
*Un peintre qui eut la chance de rencontrer très tôt Monet et Renoir, et de travailler avec eux, la chance de voir son talent vite reconnu par Émile Zola et par de bons critiques comme Edmond Duranty et Zacharie Astruc, la chance aussi de n'avoir jamais été dans le besoin ; mais qui eut le malheur… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BOUILLON
… *Peintre lillois qui vient à Paris en 1881 et fréquente l'atelier de Cormon où il rencontre Van Gogh et Toulouse-Lautrec. Exclu de l'atelier en 1886, Émile Bernard voyage en Normandie et en Bretagne, fait la connaissance de Schuffenecker, puis, lors de son retour à Pont-Aven en 1888, se lie durablement avec Gauguin. Après des débuts impressionnistes… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *Malgré ses réussites officielles (prix de Rome en 1874, il sera directeur de la villa Médicis), Besnard est resté, au milieu des mouvements artistiques de son temps, un indépendant. Par l'enseignement de Jean Bremond, un des plus discrets mais non des moins doués des élèves d'Ingres, il se rattache, certes, à la tradition d'un art construit ; mais… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *L'œuvre de ce peintre s'étend sur plus de soixante-dix ans et compte plusieurs milliers de toiles, de dessins et de lithographies, précieux témoignages des mœurs de la société française du règne de Louis XVI à la monarchie de Juillet. Boilly a fait remarquer très jeune ses dons de portraitiste, qui excelle aussi dans les petits tableaux, voire dans… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *La Bordelaise Rosa Bonheur a sans doute été, plus que Troyon par exemple, le peintre animalier le mieux aimé et le plus célèbre de la seconde moitié du xixe siècle. L'impératrice Eugénie, puis le président Carnot ne se déplacèrent-ils pas pour lui conférer la croix, puis la rosette de la Légion d'honneur ! La vente aux États-… Lire la suiteÉcrit par : Marc LE BOT
… *L'histoire de l'art doit retenir le nom de François Bonhommé parce qu'il fut le premier peintre de l'industrie et parce qu'il a consacré la quasi-totalité de son œuvre à l'illustration de la première révolution industrielle. Cette œuvre n'est pas seulement un témoignage historique unique sur une révolution de l'ordre technologique. Elle marque… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marc HUITOREL
… après 1915 ; mais on manquerait l'essentiel du propos à ignorer le choix des pièces plus anciennes. *De la première période de celui que ses amis avaient surnommé « le nabi japonard », on ne voyait que Le Peignoir (1892). En revanche, d'autres tableaux des années 1890, dont sa compagne Marthe, rencontrée en 1893, est déjà le modèle,… Lire la suiteÉcrit par : Gérard BERTRAND
Dans le chapitre "Le « nabi japonard »" : … : il vend sa première œuvre, un projet d'affiche pour la marque France-Champagne, et d'enthousiasme* décide de se consacrer uniquement à la peinture. Pour lui, comme pour ses camarades de l'académie Julian et de l'École des beaux-arts, l'exposition au café Volpini, en juin 1889, de dix-sept toiles de Gauguin est une véritable révélation. L'… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *Originaire de Bayonne, Bonnat fait ses études de peintre à Madrid où sa famille est installée, et c'est à l'Académie San Fernando qu'il est l'élève de Federico de Madrazo. Bonnat est en contact direct avec la peinture réaliste espagnole, à une époque où des peintres comme Manet, Carolus-Duran, Ribot tournent leurs regards vers Ribera ou Velázquez.… Lire la suiteÉcrit par : Charles SALA
… *Fils d'un marin de Honfleur, Eugène Boudin, un des précurseurs de l'impressionnisme, exerce la profession de papetier-encadreur au Havre. En 1849, il se rend à Paris pour y étudier la peinture sous la direction d'Eugène Isabey, qui construisait ses tableaux selon un système chromatique vif et clair. Ce n'est que dix ans plus tard que Boudin expose… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *Par sa formation et surtout par les étapes de sa carrière soigneusement franchies, William Bouguereau appartient à la peinture académique française qui a eu droit à tous les triomphes officiels comme au mépris et à l'oubli des historiens de l'art moderne. Après un apprentissage à l'école des Beaux-Arts de Bordeaux, le jeune peintre originaire de La… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *Avec Célestin Nanteuil, Eugène et Achille Devéria, Louis Boulanger appartient à cette pléiade de peintres-graveurs étroitement liés au mouvement romantique, dont ils sont les fidèles illustrateurs et compagnons de combat, tandis que Delacroix mène, avec la liberté du génie, une carrière beaucoup plus indépendante. C'est en 1824 que Boulanger, qui… Lire la suiteÉcrit par : Laura NOESSER
… *Né à Orléans dans une famille qui comptait des comédiens et des musiciens, le jeune Maurice n'a pas de difficulté à faire admettre sa vocation de dessinateur et suit les cours de Cabanel et de Boulanger, ce qui explique l'académisme de sa formation où l'accent est mis sur la conception graphique du sujet. Avec Carolus-Duran, dont l'utilisation de… Lire la suiteÉcrit par : Ségolène LE MEN
… *Comme Schuler (qui fut d'abord un illustrateur), Brion est un peintre de l'Alsace, dont l'œuvre, après 1870, touche le public du Salon par la fibre patriotique des « provinces perdues ». Né à Rothau dans les Vosges dans une famille où l'on se faisait volontiers pasteur, il était le petit-neveu de Frédérique Brion, l'amie de Goethe. En 1831, sa… Lire la suiteÉcrit par : Arnauld BREJON DE LAVERGNÉE
… *Faut-il adopter vis-à-vis du peintre Alexandre Cabanel l'attitude de « juste mesure » que réclamait Lafenestre dans son livre, La Tradition dans la peinture française : « [Le peintre n'est pas à] placer aussi haut que l'ont pu rêver un instant ses admiratrices des deux mondes, ni aussi bas que le voudraient voir précipiter les sectateurs… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GEORGEL
… *Peintre, collectionneur et mécène, Gustave Caillebotte illustre dans ces différentes activités le rayonnement de l'impressionnisme. S'il n'est pas, en effet, un des grands créateurs du mouvement, il en est un des satellites les plus assidus, et son œuvre, longtemps méconnue, a été redécouverte depuis les années 1970. Après des études de droit… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *Peintre glorieux de la IIIe République, Carolus-Duran expose au Salon, de 1866 à 1889, et termine sa carrière couvert d'honneurs comme directeur de l'académie de France à Rome. Comme peintre officiel, il est surtout le portraitiste de la haute société de son temps, rôle qu'il partage avec Léon Bonnat. Comme lui, il a eu, à Rome puis en… Lire la suiteÉcrit par : Antoine TERRASSE
… *La campagne de Lyon, entre le Rhône et la Saône, dans le climat vaporeux qui baigne les coteaux et les petites montagnes (les « monts »), a inspiré, dans la seconde moitié du xixe siècle qui vit l'essor du paysage, un groupe de peintres régionaux : François Vernay, Auguste Ravier, Louis Carrand. Ces peintres ont visité l'Italie… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BOUILLON
… *Formé dans l'atelier de Cabanel, Carrière a connu, après 1870, des débuts difficiles de lithographe commercial. Ses premiers tableaux exposés (La Jeune Mère, 1879, Avignon) se caractérisent déjà par l'intimisme discret qui marquera la plupart de ses sujets. C'est dans les années 1880 qu'il élabore peu à peu une manière très particularisée… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… somme toute relativement mineure, compte moins ici que la place qu'il occupe entre le *xixe et le xxe siècle, entre d'une part le romantisme de Delacroix et le réalisme de Courbet, qui le marquèrent si fortement à ses débuts, et, de l'autre, les mouvements de la peinture contemporaine depuis le cubisme qui, à… Lire la suiteÉcrit par : Christine PELTRE
… *Le siècle du peintre Théodore Chassériau a souvent lu dans son œuvre multiple la conciliation de tendances opposées. Élève d'Ingres, l'artiste aurait associé la couleur de Delacroix au dessin de son maître. Certains pourtant, comme Théophile Gautier, exégète fidèle et avisé, avaient saisi la singularité d'une sensibilité personnelle, ouverte aux « … Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *Penseur autant que peintre, Chenavard, qui fut l'ami estimé de Delacroix, illustre, dans ses ambitions comme dans son échec, le problème de la peinture à tendance philosophique qui est un des plus curieux moments de l'art du xixe siècle. Lyonnais, Chenavard relève des cercles religieux et mystiques qui abondent dans cette ville… Lire la suiteÉcrit par : Arnauld BREJON DE LAVERGNÉE
… *Né à Pont-de-Vaux dans l'Ain, Antoine Chintreuil se forme à Paris à partir de 1838. Il est curieux que ce paysagiste n'ait pas été attiré par les peintres paysagistes de l'école de Lyon (Appian, Carrand, Ravier, Vernay), ville toute voisine de Pont-de-Vaux. Il choisit plutôt de s'installer à Paris, et la réputation de Corot n'y est peut-être pas… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… * Monet, à Paris, se lie avec Bazille, Renoir et sans doute Sisley qui fréquentent comme lui l'atelier de Gleyre : c'est un des groupes d'artistes à l'origine du mouvement impressionniste. Monet commence Le Déjeuner sur l'herbe (fragments au musée d'Orsay), abandonné inachevé l'année suivante. C'est son premier essai de grand format… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Écrit par : Adrien GOETZ
Dans le chapitre "Corot et l'école du “paysage historique”" : … Les Salons très politisés de l'époque révolutionnaire ont paradoxalement consacré en *France le succès du paysage et du portrait. La production dans ces domaines – à Paris, en province, dans le groupe européen des artistes vivant à Rome – accompagne un relatif désintérêt du public pour la peinture d'histoire officielle. Élève d'Achille-Etna… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… * Gustave Courbet (1819-1877), qui exposait au Salon depuis 1844 sans vraiment y percer, est cette année-là remarqué avec Le Violoncelliste, 1847, Stockholm Nationalmuseum. L'Après-Dînée à Ornans remporte au Salon un succès d'estime (la toile est appréciée à la fois par Ingres et par Delacroix) et est achetée pour le musée des… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GEORGEL
Courbet* est un des peintres les plus puissants mais aussi les plus complexes du xixe siècle. Contemporain du positivisme et du matérialisme dont il partage, de la monarchie de Juillet à la IIIe République, le refus des traditions défaillantes et l'exigence d'objectivité, lié… Lire la suiteÉcrit par : Christine PELTRE
Dans le chapitre " Écrivains et critiques d'art" : … pas dire « la forme pour la forme » mais « la forme pour le beau » – éclaire le refus du réalisme : *Courbet est surnommé le « Watteau du laid », pour se complaire avec « maniérisme » dans la trivialité. La célébration de la beauté pure trouve sa correspondance dans l'admiration portée à Ingres, qui associe en une harmonie parfaite, comme dans … Lire la suiteÉcrit par : Antoine TERRASSE
… *« Mais n'est-il pas possible d'instituer un tableau de façon précise et consciente ? — M. Georges Seurat en prit l'initiative et en établit les termes dans son tableau Un dimanche à la Grande Jatte (1884-1886). » Félix Fénéon a défini ainsi le départ du néo-impressionnisme, et Henri Cross allait devenir, après sa rencontre avec Seurat et… Lire la suiteÉcrit par : Ségolène LE MEN
… *Issu d'une lignée d'artistes qui compte plusieurs peintres en miniatures, Charles François Daubigny est initié à la peinture par son père, Edme François, qui est un élève de Victor Bertin. Très jeune, il doit travailler :« Il eut à naître artiste, dans une famille d'artistes, trouver dans son berceau d'enfant deux puissances irréconciliées encore,… Lire la suiteÉcrit par : Robert FOHR
Dans le chapitre "Daumier peintre" : … *La révolution de 1848 et la IIIe République, qui instaurent un nouvel ordre et voient l'arrivée de ses amis au pouvoir (Jeanron, entre autres, est nommé directeur des musées), vont permettre à Daumier de donner libre cours à sa passion pour la peinture. Outre qu'il participe au concours institué le 18 mars 1848 pour commémorer, par une… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
*La place du peintre David n'est désormais plus discutée : il compte parmi les artistes français les plus illustres, et son rôle capital dans le renouveau classique de la fin du xviiie siècle est reconnu par tous. L'artiste est-il cependant vraiment aimé ? Les réactions parfois mitigées… Lire la suiteÉcrit par : Arnauld BREJON DE LAVERGNÉE
… *Dans une lettre autobiographique adressée en 1854 au docteur Véron (Les Mémoires d'un bourgeois de Paris), Alexandre Decamps nous apprend qu'il est né à Paris, dans une famille d'origine picarde. Une vague formation chez le peintre d'architecture Étienne Bouhot, puis chez Abel de Pujol, n'influence pas le peintre autodidacte qui hésite un… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
*Degas avait un souhait : « Je voudrais être illustre et inconnu. » Il fit beaucoup pour le satisfaire, notamment lorsqu'il eut dépassé la soixantaine, en paraissant s'isoler de la vie artistique et du monde parisien dont il resta, en réalité, une personnalité fort active. Pendant longtemps, la postérité a… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… * Premier envoi de Delacroix au Salon (La Barque de Dante). Le tableau obtient un succès d'estime et est acheté par le gouvernement. Scènes des massacres de Scio suscite des réactions contrastées. Malgré ses aspects peu académiques et novateurs, la toile est néanmoins acquise et exposée au musée du Luxembourg. Ayant confirmé ses… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
*« Quand j'ai fait un beau tableau, je n'ai pas écrit une pensée. C'est ce qu'ils disent. Qu'ils sont simples ! Ils ôtent à la peinture tous ses avantages. L'écrivain dit presque tout pour être compris. Dans la peinture, il s'établit comme un pont mystérieux entre l'âme des personnages et celle du… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *« À côté de M. Ingres et de M. Delacroix qui n'avaient et ne pouvaient avoir, en raison de leur absolutisme, qu'une action circonscrite sur le goût public, il y avait place pour un artiste dont le rôle consisterait à concilier, au moins en apparence, les doctrines ennemies et à se faire l'interprète des aspirations de tous. M. Delaroche prit ce… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *Critique d'art. Témoin lucide des événements — et des bouleversements artistiques — qui ont marqué la France de la Révolution au second Empire, Delécluze a, tout au long de sa très abondante production de critiques (plus d'un millier d'articles), manifesté une inlassable fidélité aux valeurs classiques. Ses chroniques — ou ses souvenirs édités —… Lire la suiteÉcrit par : Paul-Louis RINUY
*Situé à la charnière du xixe et du xxe siècle, le peintre Maurice Denis a vu sa place réévaluée dans l'histoire de l'art contemporain depuis les années 1980. Alors qu'on ne connaissait plus de lui que son mot d'ordre dans lequel on lisait à tort une justification… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *Fils d'un exilé espagnol, Narcisse Virgile Diaz de la Peña a une jeunesse errante : de Bordeaux, sa ville natale, à Paris en passant par l'Angleterre ou le Languedoc. Jeune apprenti dans une fabrique de porcelaines de Paris, il s'initie à l'emploi des couleurs et fait la connaissance des peintres Jules Dupré, Raffet, Troyon. En autodidacte, il… Lire la suiteÉcrit par : Bernard PUIG CASTAING
… *Fort apprécié pour ses paysages, considéré souvent comme l'un des précurseurs de l'impressionnisme, Jules Dupré est issu de cette génération de peintres qui, à partir de 1830, formèrent autour de Théodore Rousseau l'école de Barbizon, l'une des tendances du courant réaliste. Le doyen des critiques réalistes, Théophile Thoré (Thoré-Bürger), ne… Lire la suiteÉcrit par : Jacinto LAGEIRA
Écrit par : Barthélémy JOBERT
… * Degas expose au Salon, pour la première fois, une scène de ballet : Portrait de Mlle E[ugénie] F[iocre] : à propos du ballet « La Source » (the Brooklyn Museum, New York). Le tableau, qui n'évoque d'ailleurs que très lointainement la scène, n'obtient que peu d'écho. Degas, qui fréquente assidûment l'Opéra,… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… * Vuillard exécute sa première commande de panneaux décoratifs à Paris, six dessus-de-porte pour Paul Desmarais, un cousin de Thadée Natanson, directeur de la Revue blanche. L'année suivante, il réalise, pour le même commanditaire, un paravent, Les Couturières, où il emploie pour la première fois la peinture à la colle, qui va… Lire la suiteÉcrit par : Annie VERGER
Dans le chapitre "La formation des « refusés » : un autre style de vie" : … de magistrat, Puvis de Chavannes, fils d'ingénieur, feront du droit avant d'opter pour les arts). *Dans la seconde partie du xixe siècle, les composantes de la production artistique se modifient, et elles tendraient vers un équilibre d'une autre nature si l'enseignement officiel n'y faisait obstacle, en défendant seul son… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *Élève de David, prix de Rome en 1787, François-Xavier Fabre est, comme Wicar, l'un de ces artistes français profondément marqués par le néo-classicisme, qui menèrent en Italie la plus grande partie de leur carrière. En 1826 seulement, Fabre revint s'installer à Montpellier, sa ville natale, à laquelle il légua ses collections, comme Wicar le fit… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GEORGEL
… *Peintre français. L'œuvre de Henri Fantin-Latour réalise éminemment le vœu de Baudelaire qui, dans le Salon de 1845, souhaitait l'avènement de peintres sachant exprimer la poésie de la vie moderne. Il appartient à la génération qui commence à s'affirmer vers 1860 (plus particulièrement au groupe hétéroclite qui exposa en 1863 au Salon des… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *Faut-il croire Henri Delaroche qui saluait Flandrin, en 1859, dans la Revue des Deux Mondes, comme « le plus grand peintre religieux que la France ait vu naître depuis Lesueur » ? Il est vrai en tout cas qu'Hippolyte Flandrin a, sous la bannière de l'ingrisme, incarné en France une renaissance de l'art religieux, comparable à celles dont… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *Le fils de Jean Honoré Fragonard, sans participer au génie de son père, a su tenir une place non négligeable dans la peinture des premières décennies du xixe siècle, illustrant en particulier ce que l'on appelle le style troubadour. « Il fut élève de son père et de David, et malheureusement, il prit beaucoup plus au second… Lire la suiteÉcrit par : Ségolène LE MEN
… *Né à Plombières-les-Bains, François Louis Français arriva en 1825 à Paris, où il travailla chez un libraire. Au bout de cinq ans, il put vivre de ses dessins, exécuta des vignettes sur bois pour des éditions de luxe et se fit un nom dans la lithographie. Élève de Corot, il exposa au Salon de 1857 son premier paysage, Une chanson sous les saules… Lire la suiteÉcrit par : Jacques FOUCART
… *Issu d'une lignée de juristes et de médecins, Eugène Fromentin passe son enfance dans le domaine familial de Saint-Maurice (près de La Rochelle) et il en gardera des impressions ineffaçables. Excellent élève au collège de la ville, il se lie d'amitié avec une jeune fille, de quatre ans son aînée, qui se marie en 1834. Continuant ses études dans la… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… * Gauguin vient s'établir en Bretagne, à Pont-Aven, où il séjourne de juillet à octobre, en quête d'un contact avec une civilisation encore peu marquée par le monde moderne, dans laquelle il veut refonder sa peinture et sa sculpture. Lors de son second séjour breton en 1888, il écrira : « J'aime la Bretagne : j'y retrouve le sauvage, le primitif.… Lire la suiteÉcrit par : Philippe VERDIER
Peintre maudit et martyr, *Gauguin fut consacré comme l'initiateur de la peinture moderne à l'exposition du centenaire à l'Orangerie en 1949. Une partie de l'œuvre, les sculptures et les céramiques, reste encore dans le cône d'ombre projeté par le rayonnement du peintre. La personnalité de Gauguin renforce… Lire la suiteÉcrit par : Laura NOESSER
… *Peintre et illustrateur, né à Marennes, mort à Paris où son épitaphe au cimetière de Pantin précise qu'il était le « peintre des enfants et des humbles ». Humble et laborieux, il l'était lui-même, vivant au milieu des gens du faubourg qui lui servaient de modèles. Après avoir suivi les cours de gravure et de lithographie d'Eugène Levasseur,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *Peintre d'histoire et portraitiste dont l'activité et la faveur s'étendent de la Révolution à la Restauration, qui lui confère le titre de baron, François Gérard est né à Rome, où son père est l'intendant du cardinal de Bernis, ambassadeur de France auprès du Saint-Siège. Venu à Paris à l'âge de douze ans, il est d'abord l'élève de Pajou et de… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… Depuis* la mémorable rétrospective de 1991 au Grand Palais, à Paris, due principalement à Régis Michel, conservateur au Louvre, il n'y avait pas eu en France de grande exposition consacrée à Géricault – hormis, en 1997, la présentation par l'École nationale supérieure des beaux-arts à Paris du très riche fonds de dessins et d'estampes appartenant à… Lire la suiteÉcrit par : Henri ZERNER
Géricault, *autant qu'Ingres, est, en France, aux origines de l'art moderne. Mort jeune à la fin d'une vie passionnée, ce peintre est de ceux qui incarnent le plus purement l'art romantique dans ce pays. Il est vrai qu'il avait un sentiment particulièrement profond de l'art antique, mais cela n'est pas… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *Les honneurs dont a été couvert Gérôme, sa célébrité contrastent avec la défaveur qui suivit bientôt une carrière tard prolongée. Son hostilité à l'impressionnisme (il proteste en vain, en 1884, contre l'exposition Manet à l'École des beaux-arts où il professe, mène campagne en 1894-1895 contre le legs Caillebotte) devait assimiler à un « pompier… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GEORGEL
… *Peintre et dessinateur français. On doit à André Gill quelques peintures (certaines figurèrent au Salon entre 1875 et 1884, par exemple L'Homme ivre au Salon de 1880) et surtout une énorme production de caricatures, publiées notamment dans Le Charivari, Le Hanneton et surtout La Lune (1868-1876), L'Éclipse… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… La magistrale* rétrospective Girodet, 1767-1824, tenue au musée du Louvre du 22 septembre 2005 au 2 janvier 2006, avant de gagner, légèrement modifiée, l'Art Institute de Chicago, le Metropolitan Museum de New York, puis le musée des Beaux-Arts de Montréal, a remporté à Paris un succès public mérité mais inattendu, l'artiste n'étant… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… *Girodet fait partie, avec Drouais, Gérard, Fabre et Gros, de la première génération des élèves de David, qui étudièrent avant la Révolution dans son atelier, non d'ailleurs sans rivalités. Mais, comme les plus doués d'entre eux, il sut s'affranchir de son maître et développer une veine très personnelle, tout en s'inscrivant dans le même cadre… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Écrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *C'est à Aix-en-Provence que Granet reçoit sa première formation dans une de ces écoles gratuites de dessin qui ont préparé toute une génération d'artistes à la fin du xviiie siècle. Il décide de devenir peintre d'histoire et de monuments, sous l'influence du paysagiste aixois Constantin. Vers la fin de la Révolution, il est à… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GUILLERME
*Vouée à l'Éros larmoyant ou à la scénographie des vertus familiales, l'œuvre de Greuze est marquée par la liaison qu'il a nouée entre moyens picturaux, superbement dominés, et thématisation littéraire. Son œuvre révèle les goûts explicités et les aliénations secrètes de la brillante société de la France… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… *Les parents de Gros étaient miniaturistes, et il fut grâce à eux introduit dans le milieu artistique parisien. Lui-même entra très jeune, en 1785, dans l'atelier de David, qui devait beaucoup plus tard, lors de son départ en exil, lui en confier la responsabilité. Après avoir concouru sans succès pour le grand prix de peinture (1792), il partit à… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… *Contemporain de la seconde génération des élèves de David, active à partir de l’extrême fin du xviiie siècle, Guérin, par ses peintures, est de ceux qui se sont le plus rapprochés de lui. Il n’étudia pourtant pas dans son atelier, mais dans ceux de ses rivaux Nicolas Guy Brenet et Jean-Baptiste Regnault. Grand Prix de peinture… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GEORGEL
… *Peintre français, Guillaumin fut l'un des membres historiques du groupe impressionniste. Il prit part aux principaux épisodes de son histoire : formation à l'Académie suisse, Salon des refusés (1863), la plupart des « expositions impressionnistes » entre 1874 et 1886. Mais, à l'intérieur de ce groupe, il représente, avec ses amis Cézanne et… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… En 1977-1978,* une rétrospective mémorable des Galeries nationales du Grand Palais avait été consacrée à Gustave Courbet. Fallait-il, une génération plus tard, en organiser une autre au même endroit et selon des principes analogues, c'est-à-dire le rassemblement de l'essentiel de son œuvre ? On ne peut que répondre positivement, tant pour des… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *Un des premiers peintres français de la génération romantique à avoir consacré son œuvre au paysage. Paul Huet, d'abord élève du néo-classique Guérin puis de Gros, rencontre Delacroix et le paysagiste anglais Bonington. Ses premières œuvres, à la technique large et nerveuse, témoignent d'une sensibilité tourmentée (Les Ormes de Saint-Cloud… Lire la suiteÉcrit par : Jean CASSOU
… France, des estampes japonaises a conjugué son influence avec ce sentiment de l'universel devenir.* Elle s'est produite en France à la suite de faits, tels que la découverte fortuite de quelques-unes de ces estampes utilisées, dans le commerce, pour envelopper la marchandise, et la fondation, en 1862, de la boutique de curiosités extrême-… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Écrit par : Barthélémy JOBERT
… * Ingres, pensionnaire de l'Académie de France à Rome à la villa Médicis, présente comme étude obligatoire deux nus, La Baigneuse Valpinçon et Œdipe et le Sphynx (tous deux au musée du Louvre). La Baigneuse inaugure une série poursuivie par l'artiste durant toute sa vie, où il s'attache à la représentation d'une femme nue… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… Deux expositions, l'une à Paris, l'autre à Montauban et en Arles, ont ramené en 2006 « Monsieur* Ingres » sous les feux de l'actualité, sans qu'il ait été besoin pour cela d'une quelconque date anniversaire. On ne peut que s'en féliciter, tant le calendrier des manifestations culturelles tend à devenir purement commémoratif, au risque d'une… Lire la suiteÉcrit par : Jean LACAMBRE
Proclamé* l'émule, l'égal de Raphaël, celui qui fut, selon Castagnary, « le messie du classicisme », apparaît malgré lui comme l'un des initiateurs du romantisme et du réalisme en France. Déjà, en 1855, Baudelaire remarquait dans son compte rendu de l'Exposition universelle : « Aux gens du monde, M. Ingres s'… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *« Peintre en miniature » — comme il est simplement gravé sur la tombe du Père-Lachaise où repose également son fils Eugène (1803-1886), le peintre romantique — mais aussi, selon la titulature dont il bénéficie sous le Premier Empire, « peintre dessinateur du cabinet de S.M. l'Empereur, des cérémonies et relations extérieures », Jean-Baptiste Isabey… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Écrit par : Antoine TERRASSE
… *Trois rencontres auront marqué la vie de Georges Lacombe : celles de Sérusier en 1892, de Gauguin un an plus tard, de Théo van Risselberghe en 1904. Lacombe adopta très vite les idées de Paul Sérusier et s'intégra aux nabis. Ses tableaux s'inspirent de la technique des teintes plates cernées de lignes décoratives, dans l'esprit des paysages de Pont… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *Peintre, critique d'art et éditeur. Élève de F.-A. Vincent et de J.-B. Regnault (dont les ateliers étaient rivaux de celui de David), Landon remporta le grand prix de Rome en 1792 et exposa au Salon jusqu'en 1812 des tableaux mythologiques et des allégories. Son style précieux, à la composition harmonieuse et au coloris frais, est empreint de la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GEORGEL
… *Peintre français. Les conflits parfois dramatiques de l'avant-garde et de la tradition, dans le dernier quart du xixe siècle, risquent de cacher l'accord qui exista parfois entre l'impressionnisme et certains tempéraments d'artistes, rebutés par la production académique, mais plus sensibles qu'audacieux. C'est ce que prouve l'… Lire la suiteÉcrit par : Georges BRUNEL
… *Peintre français. Ce petit maître, élève de Corot, à qui sont dues presque toutes les formules de son art, illustre admirablement, dans d'étroites limites, une certaine tradition du paysage naturaliste français au xixe siècle : celle dont la prédilection se porte sur les éléments mobiles et fluides de la nature, et dont la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BOUILLON
… *« Maximilien Luce. Un nouveau venu, un brutal et un loyal au talent fruste et musculeux. Dans des mansardes sans femmes, un ouvrier nu-torse se débarbouille, un autre trempe une croûte dans un bol. Les plus lépreux abords des fortifications, il les peint... » En prenant ces quelques notes à la troisième exposition de la Société des artistes… Lire la suiteÉcrit par : Éric DARRAGON
… Stevens, Carolus-Duran ou Gervex, ou bien ses censeurs comme Gérôme, Cabanel ou Bouguereau. Sa* peinture ne fait que retrouver ainsi un espace de controverses qui lui est profondément naturel, car il est peu d'œuvres qui furent à ce point confrontés aux opinions ou aux conventions d'une époque, aux préjugés comme aux données les plus partagées… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… Les *natures mortes occupent dans l'œuvre de Manet une place considérable : un cinquième de ses tableaux relèvent spécifiquement de ce genre, qui est également présent dans certains portraits ou certaines compositions plus ambitieuses de l'artiste. L'une de ses œuvres les plus célèbres, Le Déjeuner sur l'herbe, autrefois dénommée par l'… Lire la suiteÉcrit par : Robert DUPIN
… février-8 juin 2003), ont accueilli une exposition consacrée à l'influence de la peinture espagnole* sur la peinture française du romantisme à la fin du xixe siècle, Manet-Velázquez. La manière espagnole au XIXe siècle. Les commissaires de cette exposition inédite, Geneviève Lacambre, du musée d'Orsay, et… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *L'orientalisme français a été trop longtemps réduit à quelques noms (Delacroix et Chassériau presque exclusivement, Decamps pour mémoire, Fromentin, car on se souvient de l'auteur de Dominique) pour qu'on ne voie pas avec satisfaction l'intérêt se porter sur d'autres artistes : Marilhat bien sûr, mais aussi Adrien Dauzats (1804-1868),… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BOUILLON
… *Lancé par un article d'Octave Mirbeau après une exposition chez Le Barc de Bouteville (1894), Maufra a d'abord fait partie, avec des peintres comme Moret et Chamaillard, du groupe le moins bien connu de l'école de Pont-Aven, plus lié à Émile Bernard qu'à Gauguin qu'il ne suit d'ailleurs pas au Pouldu. Après avoir ainsi souscrit à l'esthétique de la… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *« Le succès qu'il obtient, les honneurs dont on l'accable me font toujours chercher en lui un homme que je ne trouve pas » : ce scepticisme de Zola, proféré dès 1867, marque bien la paradoxale situation de Meissonier. Peintre admiré, adulé, dont les toiles valaient si cher qu'il n'entra en force au Louvre qu'en 1909, grâce au legs du richissime… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *La peinture de Millet, longtemps très populaire, a été appréciée en vertu de critères d'ordre social ou moral, mais rarement en tant qu'œuvre plastique : c'est ce qu'a justement entrepris la critique récente. Par ses origines, comme par l'univers de toute son œuvre, Millet fait figure de personnalité à part, généralement estimée pour ses qualités… Lire la suiteÉcrit par : Françoise CACHIN
Dans le chapitre "Un nouvel art du paysage" : … Il manifeste très tôt de grand dons pour le dessin, en particulier pour la caricature. C'est *Eugène Boudin qui encourage le jeune homme à peindre et l'emmène « sur le motif », en plein air (« Ce fut tout à coup comme un voile qui se déchire. J'avais saisi ce que pouvait être la peinture »), puis qui l'engage à aller étudier à Paris où Monet… Lire la suiteÉcrit par : Françoise LEMPERT
… *L'œuvre de Monticelli surprend par le grand nombre d'influences dont elle témoigne. Le personnage de l'artiste lui-même exprime cet éclectisme : ami de Díaz de la Peña, il admire Rubens, Véronèse et Watteau ; lié à Cézanne, il est admiré par Van Gogh. On retrouve dans toutes ses peintures des affinités plus ou moins grandes avec ces artistes, et l'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Louis MATHIEU
… Gustave Moreau que le mérite d'avoir été le professeur de Rouault, de Matisse, de Marquet. Quant au* peintre, une boutade de Degas tenait lieu de jugement : « Il met des chaînes de montre aux dieux de l'Olympe. » Seuls des surréalistes comme André Breton ou Salvador Dalí, fascinés par ses évocations troublantes, fréquentaient au cœur du quartier de… Lire la suiteÉcrit par : Antoine TERRASSE
… *Qui pourrait croire, à regarder la peinture lumineuse de Berthe Morisot, que cette femme a souvent éprouvé au fond d'elle-même une grande mélancolie ? Elle a célébré tous les instants de bonheur parce qu'elle en ressentait intensément toute la fragilité. Elle fut toujours inquiète aussi des résultats de son travail. « Fixer quelque chose de ce qui… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Écrit par : Antoine TERRASSE
Nabi (nebiim au pluriel) signifie prophète en hébreu. À* la fin de l'année 1888, quelques très jeunes peintres, entraînés par l'aîné d'entre eux, Paul Sérusier, choisirent de se grouper sous ce terme quelque peu mystérieux, qui leur fut révélé par leur ami Auguste Cazalis. Sérusier, en effet, subjugué par la… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *À dix-neuf ans, Célestin Nanteuil atteint en même temps la célébrité et sans doute le sommet de son talent. Ce « jeune homme moyen âge », selon l'expression de Théophile Gautier, s'impose dans ses eaux-fortes et ses lithographies comme l'interprète idéal des romantiques, de Victor Hugo à Alexandre Dumas, de Gérard de Nerval à Pétrus Borel. Les… Lire la suiteÉcrit par : Robert FOHR
Dans le chapitre "XIXe et XXe siècles : déclin et retour de l'objet" : … de loin en loin, dans des compositions d'une grande force chromatique, réminiscences des fastes *français et flamands du xviie siècle (Nature morte au homard, 1824, musée du Louvre ; Fleurs, 1842 ?, Kunsthistorisches Museum, Vienne). À partir du réalisme, avec Courbet, Bonvin, T. Ribot, Fantin-Latour, puis… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GEORGEL
… *Mouvement dont l'activité s'affirme avec le plus de cohérence entre 1885 et 1890 environ, et dont Seurat, Signac, Cross, Angrand et Camille Pissarro sont, en France, les principaux représentants. Le néo-impressionnisme se définit d'abord, comme son nom l'indique, par rapport à l'impressionnisme ; mais « néo » est un préfixe ambigu : il indique une… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Écrit par : Daniel-Henri PAGEAUX, Christine PELTRE
Dans le chapitre "La rêverie et l'Histoire" : … un grand souci du détail (Dame franque et sa servante, musée d'Art et d'Histoire, Genève). *C'est à l'univers ottoman que Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867) va bientôt emprunter l'un des thèmes essentiels de sa peinture, répété en variations multiples depuis la Baigneuse dite « de Valpinçon » (1808, musée du Louvre, Paris)… Lire la suiteÉcrit par : Georges BRUNEL
… et des pouvoirs publics s'envenimèrent progressivement jusqu'à la loi de séparation, en 1905. *Les années 1820-1880 représentent une période de grand effort en matière de construction et de décoration d'églises. Il y a peu de temps, on passait à bon compte pour homme de goût en affectant le mépris à l'égard de cette production artistique,… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… * Cézanne peint pour son ami de jeunesse Émile Zola L'Enlèvement (King's College, en dépôt au Fitzwilliam Museum, Cambridge), au sujet en réalité mal défini, mais qui manifeste son souci de peindre le nu, et de l'inscrire dans un paysage, dans cette toile, la campagne aixoise. Baigneurs au repos (Fondation Barnes, Merion) est… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… * Puvis réalise, pour la salle à manger de la maison de son frère au Brouchy, en Saône-et-Loire, quatre peintures à contenu religieux pour illustrer le thème des Quatre saisons, complété par une grande composition centrale, Le Retour de l'Enfant prodigue. C'est son premier essai de peinture décorative, mettant en place deux aspects… Lire la suiteÉcrit par : Anne le PAS de SÉCHEVAL
Dans le chapitre "Le XIXe siècle : la contribution réaliste et impressionniste ; vers la dissolution des genres" : … *La peinture de genre se fait discrète au plus fort de la vogue des thèmes héroïques sous la Révolution et l'Empire. La révolution de 1848 ouvre une phase de militantisme social et esthétique. Jean-François Millet se consacre à des représentations monumentales de la condition laborieuse des paysans, qui expriment une intense nostalgie face aux… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *La réputation et le génie de David ont précipité dans des ténèbres, à peine dissipées aujourd'hui par la curiosité des historiens d'art, plusieurs peintres français, relevant du néo-classicisme ; Peyron est l'un d'eux. « Il m'a ouvert les yeux », devait pourtant dire David de celui qui, en 1773, obtint contre lui le prix de Rome et put passer pour… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Luc DAVAL
Dans le chapitre "Reproduire" : … un lourd cadre de bois leurs portraits ! Mais déjà la photographie ne laisse pas indifférents des* artistes comme Delacroix, Courbet ou Millet, qui s'intéressent à sa manière de libérer les valeurs de la ligne et à sa précision dans le rendu des matières. Ce sont eux, cependant, qui continuent à orienter l'évolution de la vision. Il faut bien… Lire la suiteÉcrit par : Sylvain BELLENGER
… *Fils de François-André Picot, brodeur de l'empereur Napoléon Ier, le peintre François-Édouard passa son enfance dans le milieu de l'artisanat de luxe qui contribuait avec les artistes aux fastes de l'Empire. Dès quatorze ans, il entre dans les ateliers de Léonor Mérimée, secrétaire perpétuel de l'Académie des beaux-arts, et de François-… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Moins* populaire que Renoir et Monet, à première vue moins raffiné ou savant que Cézanne ou Degas, Pissarro n'en est pas moins un acteur capital de l'impressionnisme, tant par son œuvre que par son rôle au sein du mouvement. Sa formation l'inscrivait directement dans la tradition du paysage français de… Lire la suiteÉcrit par : Jacques THUILLIER
Dans le chapitre "La genèse d'un concept" : … période donnée. Le mot est mis au service d'un schéma historique qui ne cesse de s'accréditer : au* xixe siècle, avec la formation de l'école de Barbizon selon les uns, avec Courbet ou à partir de l'impressionnisme selon la plupart, l'art réellement vivant et créateur commence à se séparer de l'art officiel. Cette situation qui… Lire la suiteÉcrit par : Antoine TERRASSE
… *En mai 1886, à Paris, eut lieu la huitième et dernière exposition des impressionnistes : douze années s'étaient écoulées depuis leur première manifestation chez Nadar. Au sein du groupe, des divisions s'étaient opérées. Les uns, comme Monet, demeuraient attachés à une analyse fidèle de la nature ; d'autres, à la suite de Manet (dont la disparition… Lire la suiteÉcrit par : Galienne FRANCASTEL
Dans le chapitre "Le portrait psychologique" : … et davantage encore le portrait sculpté. La spécialisation artistique a disparu toutefois. *Tous les grands peintres de la première moitié du xixe siècle font des portraits, quels que soient par ailleurs leur style, leur doctrine artistique ou leurs thèmes favoris, par lesquels ils diffèrent entre eux. Le baron Gros,… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… *Celui que l’on surnommait le « Corrège français » est le seul artiste d’envergure de son temps à être resté en dehors de l’i nfluence de David. Prud’hon ne s’est imposé que très progressivement, grâce aux amateurs friands de ses petits tableaux et surtout de ses dessins, un des meilleurs aspects de son œuvre. De son vivant même, il avait alterné… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BOUILLON
… *Puvis n'est pas le peintre froid et académique dont l'image s'est peu à peu imposée au public au cours du xxe siècle. Jusqu'à la dernière décennie de sa vie, son œuvre fut l'objet de vives critiques et de controverses, surtout de la part des milieux officiels. En revanche, les peintres d'avant-garde, de Gauguin à Seurat, lui… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Écrit par : Bruno FOUCART
… *« Raffet ! le plus grand nom de l'estampe originale du siècle. Ce n'est pas encore assez dire : l'un des plus grands noms de l'art français. » Ce jugement hyperbolique et catégorique d'un amateur aussi averti qu'Henri Béraldi, qui a dressé le catalogue de l'œuvre gravé, doit faire réfléchir. Raffet n'est pas seulement l'épigone de Charlet dont il… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BOUILLON
… *Après avoir fait des études à l'école des Arts décoratifs de Limoges, sa ville natale, Ranson travaille à Paris, à l'académie Julian, où il rencontre les futurs nabis : Maurice Denis, Bonnard, Sérusier, Vuillard. Quand le groupe sera constitué, c'est dans son appartement du boulevard Montparnasse, baptisé « Temple », qu'il tiendra ses réunions. Lui… Lire la suiteÉcrit par : Gerald M. ACKERMAN, Henri MITTERAND
Tout comme en littérature,* le réalisme a été le mouvement dominant en art pendant la seconde moitié du xixe siècle. Pourtant, il n'a fait l'objet, de la part des chercheurs, que d'investigations fragmentaires, et ses limites tant géographiques que chronologiques restent mal définies.… Lire la suiteÉcrit par : Adrien GOETZ
… *Peintre de fleurs, aquarelliste, graveur, lithographe Pierre Joseph Redouté est né dans une famille de peintres. Son père Charles Joseph Redouté (1715-1776), peintre lui-même, eut en outre pour fils Antoine Ferdinand (1756-1809), peintre décorateur de théâtre, et Henri Joseph (1766-1852), qui fit partie des artistes et savants que Bonaparte s'… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *La mort héroïque d'Henri Regnault, engagé volontaire lors de la guerre de 1870, a donné au peintre une gloire de légende. Il y a en effet, dans cette courte destinée, bien des aspects qui rappellent Géricault, et l'on peut imaginer la place que Regnault aurait pu tenir dans l'art français s'il avait vécu plus longtemps... Fils du chimiste Victor… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *Par l'importance de son œuvre, la qualité de ses élèves (Guérin par exemple), les honneurs qu'il reçut (membre de l'Institut en 1795, décoré par Napoléon et anobli), Regnault a pu être considéré et s'est en tout cas voulu comme le rival et l'égal de David. Aussi bien, le règne et le génie davidiens ont-ils obscurci toute une famille de peintres néo… Lire la suiteÉcrit par : Antoine TERRASSE
Dans le chapitre "Les débuts" : … de la vie quotidienne est plus passionnant. » Renoir, désormais, est pris dans le mouvement. *Au début de l'année suivante, en 1863, il accompagne Sisley, Monet et Bazille à Chailly-en-Bière, en bordure de la forêt de Fontainebleau ; il y rencontre Narcisse Diaz, qui lui recommande d'éclaircir sa palette. Il quitte en 1864 l'école des Beaux-… Lire la suiteÉcrit par : Henri PEYRE, Henri ZERNER
Dans le chapitre "Problème de l'art romantique en France" : … cette formule fut assez efficace chez les littérateurs, elle jeta dans l'art une grande confusion. *En effet, on assimilait volontiers le concept de classicisme à l'école de David. Or David avait justement opéré une révolution, volontaire et brutale, pour détruire la tradition académique, et l'on voit à l'intérieur de ce que nous appelons le « néo… Lire la suiteÉcrit par : Dora VALLIER
Définir la place d'*Henri Rousseau, le Douanier, l'ancêtre des peintres naïfs, dans l'histoire de l'art moderne est impossible, puisque sa peinture ne relève ni de la tradition ni de son contraire, l'avant-garde. Rousseau est tout simplement un autodidacte de génie, sans culture ni métier : d'où son originalité… Lire la suiteÉcrit par : Jeremy STRICK
Avec Corot, Théodore Rousseau domine la peinture de paysage *française du milieu du xixe siècle. Figure symbolique de l'école de Barbizon tout comme Millet, son ami intime, il incarne la lutte de la génération de 1830 contre les conventions et les règles académiques. Malgré des appuis… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
Dans le chapitre "L'époque contemporaine : liberté ou sélection" : … de 15 membres nommés par le gouvernement. De 1793 à 1802, on compte neuf expositions annuelles. *Sous l'Empire, elles redeviennent bisannuelles avec six Salons de 1804 à 1814. De 1817 à 1831, avec une interruption en 1819, les Salons sont bisannuels, mais à partir de 1833, conséquence directe du nouveau régime, ils furent annuels. L'exposition… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *Peintre très célèbre de l'époque romantique, Ary Scheffer est d'origine néerlandaise mais il fait carrière en France. À Paris, où il s'installe, il devient l'élève de Guérin, expose au Salon de 1812 et se lie avec les jeunes peintres Géricault et Delacroix. Ses premières œuvres sont des scènes de genre assez mièvres, inspirées parfois de la… Lire la suiteÉcrit par : Ségolène LE MEN
… *Né à Strasbourg et fils de pasteur, Théophile Schuler est un artiste lié au mouvement dit du « romantisme alsacien », auquel se rattache également Gustave Brion, comme l'a bien montré, en 1979, l'exposition Théophile Schuler, un romantique alsacien 1821-1876, au château des Rohan à Strasbourg. Il se forma très jeune à la peinture avant de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BOUILLON
… *Sérusier, le « nabi à la barbe rutilante », selon la dénomination des nabis eux-mêmes, est avant tout, avec Maurice Denis, le théoricien et l'« intellectuel » du mouvement. Après des études brillantes il avait été massier à l'académie Julian, où il avait retrouvé Denis, Bonnard, Ranson, Ibels. En 1888, il se rend à Pont-Aven : Gauguin le convertit… Lire la suiteÉcrit par : Éric DARRAGON
« Seurat est un grand *peintre inconnu », écrivait Lucie Cousturier en 1921 dans une des premières biographies consacrées au peintre d'Un dimanche à la Grande Jatte. 1884 (The Art Institute, Chicago). Malgré une place très vite établie dans l'histoire de l'art moderne, notamment au moment du cubisme,… Lire la suiteÉcrit par : Charles SALA
… *Peintre français, né à Paris. Débutant sous l'influence de Monet, Paul Signac est, en 1884, à l'âge de vingt et un ans, parmi les fondateurs de la Société des artistes indépendants, où il connaît Georges Seurat. C'est en étroite collaboration avec ce dernier que Signac va jeter les bases théoriques du néo-impressionnisme, mouvement charnière qui… Lire la suiteÉcrit par : Antoine TERRASSE
… *« La vie et le mouvement sont nécessaires, ils dépendent de l'émotion de l'artiste, qui doit modifier sa facture selon cette émotion... » Voilà ce que disait Alfred Sisley, peintre de sentiment dans la lignée de Corot, à qui il fait souvent penser. Même délicatesse, même goût de l'harmonie, même attrait pour la transcription du jeu le plus secret… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… Beaucoup* reste encore à redécouvrir ou à interpréter dans la peinture française de la première moitié du xixe siècle. C'est dire l'intérêt de la publication d'une monographie consacrée à Théodore Chassériau (Théodore Chassériau, Gallimard, Paris, 2001), écrite par Christine Peltre, professeur à l'université de… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… * Géricault présente au Salon Portrait de M. D***, dit aujourd'hui Officier de chasseurs à cheval chargeant (musée du Louvre). L'œuvre surprend par sa composition en diagonale et en profondeur, par la vigueur de la touche et du coloris, par l'ambiguïté du sujet, à la fois un portrait et un tableau de bataille, enfin par son format… Lire la suiteÉcrit par : Jean CASSOU
Toulouse-Lautrec*, c'est une vie. Une vie singulière, entièrement commandée par un événement initial, accidentel, aux conséquences effroyables. Comme cet homme ainsi marqué d'un sceau fatal fut un artiste, on ne peut étudier son art sans tenir compte de sa biographie. Au reste, son cas est analogue à celui de… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude CHAUDONNERET
Dans le chapitre "La peinture troubadour : l'anecdote historique" : … *Quand Fleury Richard, visiteur assidu du musée de Lenoir, où il chercha son inspiration, exposa Valentine de Milan pleurant la mort de son époux Louis d'Orléans (musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg) au Salon de 1802, la critique salua cette œuvre comme appartenant à un genre nouveau. Ce nouveau type de peinture, reconnu comme… Lire la suiteÉcrit par : Arnauld BREJON DE LAVERGNÉE
… *Les parents de Constant Troyon travaillaient à la manufacture de Sèvres, son père comme peintre décorateur, sa mère comme brunisseuse. L'enfant fut encouragé dans le domaine des arts par Riocreux, conservateur du Musée céramique, qui lui fit peindre des fleurs et des paysages « classiques », sous la direction d'un professeur, mais l'élève se tourna… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Écrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *En dépit d'une formation dans l'atelier d'un peintre d'histoire, Gabriel Doyen, Pierre Henri de Valenciennes se consacre entièrement au paysage. C'est un peintre qui a beaucoup voyagé et qui possède une véritable culture encyclopédique. Sa carrière marque ses efforts pour faire triompher le genre du paysage historique : admis à l'Académie royale de… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… Les neuf* semaines passées ensemble par Paul Gauguin et Vincent Van Gogh à Arles, entre la fin octobre et la fin décembre 1888, ont toujours été considérées comme un des épisodes majeurs du post-impressionnisme : d'abord par l'union de deux de ses personnalités les plus marquantes, à un moment crucial, pour chacune, de son évolution artistique et… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *« Je ressemble au grand dauphin : fils de roi, père de roi, jamais roi. » Authentique ou non, ce mot de Carle Vernet donne assez bien la position d'un peintre, éminemment talentueux, comme on l'était dans cette famille, mais qui ne sut imposer sa prééminence dans aucune spécialité, comme Joseph, son père, dans le paysage, ou Horace, son fils, dans… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *« Pour définir M. Horace Vernet d'une manière claire, c'est l'antithèse absolue de l'artiste ; il substitue le chic au dessin, le charivari à la couleur et les épisodes à l'unité ; il fait des Meissonier grands comme le monde » (Salon de 1846). Horace Vernet ne s'est pas encore relevé des fureurs de Baudelaire. L'éreintage est à la mesure du succès… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *Dans l'histoire du goût français, Élisabeth Louise Vigée-Lebrun tient la place du peintre des grâces, célèbre pour avoir mis à la mode une image flatteuse, au moral et au physique, de la société de la fin de l'Ancien Régime. L'« amie de la reine », comme l'ont appelée les historiens du xixe siècle, a pourtant survécu à la… Lire la suiteÉcrit par : Daniel HARTMANN
… amis. Celui-ci les a en effet introduits auprès d'Henri-Charles Manguin et d'Albert Marquet. *À partir de 1909, les époux Hahnloser se mettent à collectionner les œuvres de Bonnard, Vuillard et Renoir, achetant directement aux artistes un grand nombre d'œuvres majeures. Soucieux de posséder dans leur collection Odilon Redon, Van Gogh et… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
… * Van Gogh arrive à Arles sous la neige où il désire installer un « atelier du Midi ». Il commence à peindre dès le 22 février (une vieille Arlésienne, un paysage sous la neige, la boutique d'un boucher). Il loge à l'hôtel, louant à partir de mai quatre chambres dans « la Maison jaune ». Il peint sans cesse, mais, par mesure d'économie, décide, fin… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Écrit par : Catherine BRISAC, Louis GRODECKI
e siècle, à médaillons historiés ou grandes figures sous des dais architecturaux. *On découvre aussi, à l'exemple de Devéria ou d'Ingres, dans des ateliers moins importants, des collaborations entre peintres et maîtres verriers : par exemple, Gustave Doré pour Saint-Pierre-du-Queyrois à Limoges. Ce type d'association est aussi… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GEORGEL
*Les premières œuvres connues de Vuillard, après des académies qu'il signe « Vuillard, élève de M. Gérôme », datent des années héroïques, entre 1888 et 1890, où se forme le futur groupe des nabis. Son art, comme celui de Bonnard et de Roussel à la même époque, reste traditionnel et révèle l'attrait qu'… Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
… *Le collectionneur et donateur du musée de Lille a fait oublier le peintre. Pourtant, l'élève de David, appliqué, au néo-classicisme strict sinon scolaire, qui mène en Italie une carrière plus qu'honorable, est, de par ses limites mêmes, un bon témoin de la vie artistique de son temps. D'emblée, Wicar se révèle plus volontiers dessinateur que… Lire la suiteÉcrit par : Marc THIVOLET
… *De tous les caricaturistes de son temps, Willette a été sans doute celui qui a connu l'activité la plus variée : décorations pour le Chat-Noir et l'auberge du Clou, verrière du cabaret le Veau d'or, peintures murales de la salle des Communications de l'Hôtel de Ville de Paris et, bien entendu, activités graphiques pour différents journaux dont le… Lire la suiteÉcrit par : Stéphane GUÉGAN
*Élève d'Ingres et disciple de la première heure, Jules Ziegler appartient à l'histoire du romantisme français. Il en a fréquenté les acteurs, artistes et poètes, et partagé les valeurs. Son œuvre peint, marqué par l'Espagne de Zurbarán, témoigne de l'indépendance d'esprit qui régnait parmi les représentants… Lire la suite
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