Architecte espagnol qui appartient à la catégorie des « fous délirants » dénoncés par le néo-classicisme. On condamnait ainsi la liberté dans la création et le caractère proprement espagnol de celui qui fut le grand architecte madrilène du xviiie siècle, par opposition aux architectes étrangers pratiquant à la cour un art international.
Formé d'abord par son père Juan, un maître charpentier d'origine aragonaise installé à Madrid, Pedro de Ribera entre au service de Teodoro Ardemáns, le maître des œuvres de la ville (1719). À la mort de ce dernier en 1726, il lui succède dans sa charge. C'est l'époque où le marquis de Vadillo, actif corregidor (administrateur royal de Madrid) de 1715 à 1729, s'efforce de donner à la ville un visage de capitale, grâce à d'importants travaux d'urbanisme.
La première réalisation de Ribera fut le parc de la Virgen del Puerto (1718), en bordure du Manzanares, avec une chapelle où le marquis de Vadillo fut enterré. Ce petit édifice fort savant se recommande par un plan complexe et une présentation recherchée. D'autres créations de Ribera contribuèrent à faire naître un style madrilène d'architecture. Il s'agit d […]
