3. Prise en charge thérapeutique
La prise en charge de l'agresseur sexuel d'enfant relève principalement d'une psychothérapie. Rares sont les cas où une hormonothérapie est indiquée. Quand elle l'est, le sujet doit être demandeur, être informé de ses incidences et bénéficier d'un suivi psychothérapique dans tous les cas.
La loi du 17 juin 1998 offre pour la première fois en France la possibilité d'un suivi socio-judiciaire pour les sujets condamnés pour agressions sexuelles. Lorsqu'un tel suivi est prononcé, il peut être assorti d'une « injonction de soin ». Ce suivi peut aller jusqu'à dix ans en cas de délit et vingt ans en cas de crime. En cas de non-observation de ce suivi, et donc de l'obligation de soin dont il peut être assorti, une peine complémentaire de deux ans de prison en cas de délit et de cinq ans en cas de crime est prévue. Cette mesure de suivi socio-judiciaire, qui n'entre en vigueur qu'au terme de la peine privative de liberté, doit être comprise comme une tentative de prévention de la récidive. Au fond, il s'agit d'une mesure de sûreté même si, dans sa forme, c'est une peine. Cependant, et c'est la grande nouveauté de cette loi, elle enjoint au condamné de se soigner.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 4 pages…



