3. Analyse et caractérisation des couvertures pédologiques
En zones cultivées, un observateur ne voit que la partie la plus superficielle des sols. Sous forêts et végétations naturelles, il ne voit rien directement. Pour étudier les C.P., il est donc indispensable de creuser des tranchées ou des fosses, de les décrire, puis de prélever des échantillons pour analyses et examens complémentaires. Ces points d'observation et de prélèvement doivent être judicieusement localisés en fonction d'une analyse préalable du paysage mais aussi en tenant compte des informations acquises progressivement.
L'analyse d'une couverture pédologique est une analyse dite « remontante », car elle repose sur l'analyse détaillée d'une unité élémentaire de modelé (bassin versant ou interfluve), à partir de laquelle on pourra « remonter » à l'échelle de la région d'étude. Le choix de l'unité de modelé sur laquelle vont se concentrer les différentes investigations est la partie « descendante » de l'étude : depuis l'analyse du paysage à l'échelle régionale, on « descend » à celle de l'unité de modelé choisie comme représentative du paysage étudié.
• Le choix et l'emplacement des observations
Depuis les études réalisées dans la seconde moitié du xxe siècle, particulièrement en régions tropicales, on sait que la couverture pédologique est un milieu structuré, en perpétuelle évolution. Pour saisir cette organisation, l'emplacement des fosses à ouvrir pour étudier les sols doit se faire le long d'axes perpendiculaires aux courbes de niveau (c'est là où l'on peut saisir, sur une distance minimale, les éventuelles variations latérales de structures).
Une fois ces axes (ou « toposéquences ») choisis (pour un bassin versant, un axe en position amont et un axe en position aval par exemple), on décide pour chaque toposéquence d'ouvrir des fosses sur les parois desquelles on pourra faire des observations sur […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 15 pages…



