3. Trois voix, une voie
Avec l'arrivée au pouvoir en 1985 de Mikhaïl Gorbatchev et sa politique de perestroïka, chaque pays commença à évoluer à son rythme vers l'autonomie, à travers la création de trois Fronts populaires.
La contestation prit des formes diverses. Le 23 août 1989, une chaîne humaine relia Tallinn, Riga et Vilnius pour exiger la publication des accords germano-soviétiques d'août et septembre 1939. Moscou réagit en envoyant des forces militaires et en créant des mouvements « contre-révolutionnaires » mais ne put, malgré les épisodes sanglants de Vilnius et Riga en janvier 1991, arrêter l'élan vers la liberté.
L'échec du putsch à Moscou en août 1991 permit aux trois pays de recouvrer leur indépendance qui fut reconnue par Boris Eltsine en septembre. Tout était à faire dans les trois Républiques pour se débarrasser de l'emprise soviétique : rebâtir des États avec des Constitutions propres, remplacer l'économie collectiviste par l'économie de marché, créer des monnaies nationales, obtenir le départ des troupes russes, intégrer les minorités russophones restées sur place. L'économie subit le contrecoup de la rupture avec la Russie qui, quoique en pleine décomposition intérieure, était encore leur premier partenaire commercial et industriel. Le début de la décennie 1990 fut très difficile, mais les transformations sociales et économiques réalisées en quelques années témoignent des capacités des trois Républiques et de leur volonté de vivre libres. Elles leur ont permis d'intégrer l'O.T.A.N. et l'Union européenne en 2004.
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