Biologiste moléculaire américain né à New York. Paul Berg obtient en 1952 un doctorat en biochimie à la Western Reserve University (aujourd'hui, Case Western University) à Cleveland (Ohio). Il effectue ensuite un stage à l'institut de cytophysiologie à Copenhague, et un autre dans le département de microbiologie de l'université de Washington à Saint Louis ; il y restera, comme assistant puis comme professeur associé, jusqu'en 1959, date de sa nomination comme professeur de biochimie à l'université Stanford à Palo Alto (Californie).
Paul Berg a obtenu des résultats importants dans l'étude du mécanisme de la biosynthèse de l'acétyl coenzyme A, intermédiaire qui intervient dans la biosynthèse des acides gras et des protéines, puis dans la mise en évidence des ARN (acide ribonucléique) de transfert. Il met au point, en 1972, une méthode permettant d'introduire des gènes sélectionnés dans des bactéries, ce qui conduit à faire produire par la bactérie modifiée la protéine caractéristique des cellules d'où provenaient les gènes introduits. Cette technique de génie génétique est désormais en plein développement ; elle permet ainsi l'obtention par synthèse bactérienne de composés tels l'insuline, l'interféron ou l'hormone de croissance. Mais ces manipulations génétiques peuvent aussi être potentiellement dangereuses, car de nouveaux organismes pathogènes pourraient ainsi être préparés. Berg a été un des premiers chercheurs à se préoccuper de ce risque. Il est un des biochimistes qui ont été à l'origine du moratoire sur ce type d'expériences, moratoire qui a été levé après l'établissement de règles de sécurité strictes. Mais on sait combien ce problème reste d'actualité.
Paul Berg a partagé avec Walter Gilbert et Frederick Sanger le prix Nobel de chimie en 1980.
Georges BRAM
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