Depuis 1959, Paul Armand Gette poursuit une démarche singulière, irritante, radicalement à l'écart de toute tendance artistique précise, aux confins de la science et de l'art, de la peinture, de la photographie et de la sculpture, du son, du texte et de l'image. De sa formation scientifique (il a fait des études d'ingénieur chimiste à Lyon, sa ville natale, avant de se tourner vers l'art en 1959), Gette garde un regard disponible, un regard de botaniste, qu'il pose sur la nature et sur les êtres humains.
1960 est la date de sa première exposition personnelle (galerie Saint-Georges, Lyon) et des Variations géologiques. Travail sur l'écriture et sur l'analogie entre les lignes d'un texte et les couches d'un terrain, proche de la poésie concrète. Viennent ensuite les Cristallisations verbales, sculptures faites d'un assemblage de caractères typographiques en bronze ou en bois, d'où découleront des formes ovoïdes rigidifiées, les Momies et les Insectes (1964), pour aboutir aux Cristaux (1967-1969), découpe dans une matière plastique transparente d'une forme cristalline géométrique, autour de laquelle le spectateur peut tourner. Vers […]
