Algébriste allemand, né et mort à Erlangeus, Paul Gordan fut pendant plusieurs années employé de banque avant d'entreprendre des études universitaires à Breslau, Königsberg et Berlin, où il suivit des cours de Ernst Kummer sur la théorie des nombres. Après avoir soutenu une thèse de doctorat (1862) sur la géodésie sur les sphéroïdes, il fit un séjour à Göttingen, où travaillait alors Riemann, puis fut invité par R. Clebsch à l'université de Giessen (1863). En 1874, il fut nommé professeur à Erlangen, où il enseigna jusqu'à sa retraite en 1910.
Dans ses travaux mathématiques, la théorie des invariants et les équations algébriques et les groupes de substitution qui y sont associés ont été les principaux centres d'intérêt de Gordan.
Sa très riche collaboration avec Clebsch culmina dans la publication d'un ouvrage commun sur la théorie des fonctions abéliennes (1866). Le livre repose sur le mémoire fondamental de Riemann sur les fonctions abéliennes (1857) et privilégie les méthodes algébriques pour faire progresser la théorie. À la suite de leurs travaux est née une école allemande de géométrie algébrique, dirigée surtout par A. W. von Brill et M. Noether.
Gordan […]
