L'écrivain néo-zélandais Patricia Grace fut une figure fondatrice de la fiction maorie. Son œuvre est reconnue pour ses descriptions de la culture maorie en général et de sa richesse. Patricia Grace est ainsi parvenue à donner toute sa place à sa culture et à exprimer au monde extérieur ce qu'était l'essence même de ce peuple. Ses récits sur la vie des Maoris sont lus par un grand public, en particulier dans les écoles grâce aux efforts que déploient désormais les institutions néo-zélandaises pour encourager l'étude de la littérature maorie.
Née le 17 août 1937 à Wellington, dans l'île du Nord, d'un père maori et d'une mère européenne, Patricia Grace, de son vrai nom Patricia Frances Gunson, s'identifie à la culture de ses ancêtres paternels et est affiliée aux iwi (tribus) Ngati Toa, Ngati Raukawa et Te Ati Awa. Elle étudie au Teachers' Training College et à l'université Victoria de sa ville natale, puis commence à enseigner l'anglais en tant que langue seconde. Tandis qu'elle mène de front sa carrière professionnelle et l'éducation de ses sept enfants, Patricia Grace participe à un atelier d'écriture et publie quelques nouvelles. Son premier recueil, Waiariki and Other Stories (1975), est l'un des premiers ouvrages publiés par un auteur maori. Présentant une multiplicité de voix maories qui révèlent de nombreux aspects de la vie de ce peuple et des difficultés qu'il rencontre, le livre est récompensé par le PEN/Hubert Church Award du meilleur premier ouvrage de fiction. Patricia Grace poursuit avec un roman, Mutuwhenua : The Moon Sleeps (1978), qui relate la vie de couple d'une Maorie et d'un Pakeha (Néo-Zélandais de souche européenne).
L'écrivain publie ensuite un recueil de nouvelles, The Dream Sleepers and Other Stories (1980), avant de se tourner vers la littérature de jeunesse. Elle collabore ainsi à l'album The Kuia and the Spider (1981) illustré par l'artiste maorie Robyn Kahukiwa, qui évoque un concours de tissage entre une vieille femme (kuia) et une araignée. Cette collaboration […]
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