L'un des divers noms (avec Gaurī, Annapurnā, Kumārī, etc.) que porte la parèdre du dieu hindou Shiva. Mais c'est sous ce nom (« la montagnarde ») que ses fidèles la désignent le plus fréquemment. « Pārvatī » exprime l'idée que la déesse cohabite avec le dieu au sommet de la montagne cosmique, axe du monde, symbolisé sur notre terre par un pic de l'Himalaya. C'est de là qu'elle exerce sur l'univers sa puissance souveraine, cependant que Shiva médite et pratique l'ascèse à la manière d'un yogin.
On reconnaît en cette représentation le thème tantrique bien connu de l'impassibilité (non-activité, « sommeil » cosmique) du principe mâle face à l'activité surabondante du principe femelle, appelé, pour cette raison même, śakti (« énergie créatrice »).
Toutefois, dans l'hindouisme classique, on trouve l'idée que Pārvatī parvient parfois à sortir Shiva de sa méditation : le dieu manifeste alors sa colère, puis se réconcilie avec son épouse (le thème des « noces de Shiva et Pārvatī » est très fréquent dans l'iconographie) avant de retourner à son ascèse. De leur union naissent des dieux secondaires qui représentent certains aspects de la fonction cosmique de leurs pare […]
