4. Langue et littérature
Les souverains sassanides, qui régnèrent du iiie siècle après J.-C. aux invasions arabes au milieu du viie siècle, utilisaient un dialecte moyen iranien occidental appelé moyen perse ou parfois pârsîk, originaire du Sud-Ouest, et constituant le chaînon intermédiaire entre le vieux perse des inscriptions achéménides écrit en caractères cunéiformes et le persan moderne écrit à l'aide de l'alphabet arabe. Le moyen perse est connu par les inscriptions des rois sassanides, par une abondante documentation sur papyrus datant du viie siècle et par des textes d'inspiration mazdéenne ou manichéenne.
Une fâcheuse confusion, et cela pour plusieurs raisons, risque de se produire entre les deux dialectes du moyen iranien occidental, l'un du Nord-Ouest, le parthe, l'autre du Sud-Ouest, le moyen perse. Tout d'abord, le terme générique pour désigner le moyen iranien occidental est généralement le pehlevi, ou pahlavîk, qui n'est autre qu'un dérivé de l'ethnique Parthava. Certains auteurs emploient donc le terme de pehlevi au lieu de parthe, tandis que pour d'autres ce nom désigne la langue officielle de l'État et de l'Église sassanides. D'autre part, il existe une continuité historique et politique entre l'époque arsacide et l'époque sassanide, d'où une successivité de certains documents. Dans d'autres textes, en revanche, on constate une simultanéité entre les écrits en parthe et ceux en moyen perse : ainsi dans les inscriptions officielles d'époque sassanide ou dans les textes manichéens conservés sur des manuscrits provenant du Tourfan (Sin-Kiang).
Les plus anciens témoignages du parthe, consistant en trois noms propres, datent de la grande inscription achéménide de Bîsoutoûn. Leur interprétation est douteuse, de même que celle des noms de gouverneurs « parthes » mentionnés dans une inscription assyrienne.
On admet actuellement que les milliers d'ostraca trouvés à Nisâ, à proximité de la moderne Ashkhâbâd en Turkmenistan du Sud, sont rédigés en parthe, mais presque seuls les complém […]
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