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PARTHES

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3.  Art et religion

Si les institutions et, d'une manière plus générale, cette civilisation parthe demi-millénaire demeurent encore tellement mal connues, c'est en raison de l'inexistence quasi totale de documents écrits indigènes. Ni archives ni ouvrages profanes ou religieux n'ont été retrouvés. Seules les monnaies et quelques rares inscriptions tiennent lieu de sources. Tout a-t-il donc été détruit, ou ne serait-il pas plus raisonnable de penser, tout en mentionnant l'insuffisance des fouilles opérées sur les sites proprement parthes, que la culture arsacide repose essentiellement sur des traditions orales et que l'on a affaire à un peuple qui, semblable en cela à ceux qui le précédèrent sur le plateau iranien, n'a pas cru devoir confier à l'écriture les faits de son histoire ou les propositions de ses lois ?

Si les monuments de la littérature font défaut, a-t-on plus de bonheur avec ceux de l'art ? Il faut constater hélas, qu'en ce domaine également la civilisation parthe se trouve être très dépourvue. Certes, les sites archéologiques ont été insuffisamment fouillés, parfois même pas du tout. Des grandes capitales, on ne connaît à peu près rien : le site d'Hécatompylos n'a pas encore été décelé, celui de Ctésiphon n'a rien révélé, à tel point que l'art de la cour arsacide demeure tout à fait inconnu. Seul le site de Nisa, centre religieux des Parthes, rebaptisé par Mithradate Ier sous le nom de Mithradatkirt, témoigne dans son décor et ses sculptures de fortes influences grecques.

À l'inverse de la Parthie et de la Babylonie, l'Iran oriental a laissé quelques monuments ; d'autre part, plusieurs villes-frontières entre les deux Empires parthe et romain sont suffisamment bien conservées pour pouvoir donner quelque idée de l'art de certaines régions de l'Empire. Palmyre, grande cité caravanière et foyer du commerce international, possède encore de grandioses monuments, dont l'architecture est toutefois très semblable à celle des villes de la Syrie romaine. Doura-Europos,  […]

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-200 à 200 apr. J.-C. La loi romaine Investiture d'Ardachir Ier

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