Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

PARTHES

Page précédente Page suivante

2.  Structures sociales et politiques

L'une des causes de la chute de la dynastie arsacide paraît avoir été la faiblesse du pouvoir monarchique, qui réussit toutefois à se maintenir durant près de cinq siècles. Assurer l'unité d'un si vaste empire semble d'autre part avoir été une tâche moins aisée pour les Parthes qu'elle ne le fut peut-être pour les Achéménides, en raison des structures sociales différentes, pour autant qu'on peut entreprendre de les décrire, car les documents nous font défaut. Certes, le roi détient un pouvoir monarchique absolu, dont il use et abuse, mais qui n'est pas héréditaire : ce sont les grands du royaume qui élisent le successeur du roi défunt et, quand il y a désaccord, on aboutit à ce que règnent en même temps deux princes soutenus par des factions rivales. Cela explique aussi pourquoi les rois parthes se montrèrent souvent si cruels envers leur propre famille, en faisant massacrer tous les rivaux possibles. Ce procédé lui-même s'avéra inefficace du fait qu'il restait toujours quelque part un prince arsacide capable de renverser le roi régnant, avec l'aide de la noblesse. Celle-ci paraît avoir joui d'une assez large indépendance et pesé notablement sur les destinées de l'empire. Les structures administratives plus souples lui étaient favorables : il semble, en effet, que les provinces parthes furent moins vastes que les anciennes satrapies, qui étaient divisées en plusieurs régions, et, qu'en tout cas, leurs gouverneurs étaient beaucoup plus indépendants du pouvoir central que jadis. Ceux-ci étaient choisis dans la famille royale ou parmi les six autres grandes familles, qui étaient très puissantes, possédaient d'immenses propriétés foncières et levaient elles-mêmes des armées, qui ont contribué à défendre la monarchie, comme à Carrhes. Ces familles portaient des noms qui sont devenus illustres, tels celui de Sūrēn (cette famille avait reçu la charge héréditaire de couronner le roi) ou celui de Kārēn. Mais à la base du système social, les quatre divisions de l'ancien […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 8 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« PARTHES » est également traité dans :

AFGHANISTAN

Écrit par :  Daniel BALLANDMir Mohammad Sediq FARHANGPierre GENTELLESayed Qassem RESHTIAOlivier ROYFrancine TISSOT Universalis

Dans le chapitre "L'invasion des Scythes"  : …  longueur, déjà remarquées par les chroniqueurs d'Alexandre durant la bataille de Gaugamèle. Les *Parthes, qui avaient commencé leurs incursions sur le plateau iranien bien avant les Saka, appartenaient aussi aux tribus nomades habitant les steppes de l'Asie centrale. Comme leurs cousins les Saka, ils étaient des cavaliers intrépides, redoutables… Lire la suite
ARDACHIR Ier (mort en 241) roi des Perses (224-241)

Écrit par :  Philippe OUANNÈS

… *Petit-fils de Sāsān, ancêtre éponyme de la dynastie sassanide qu'Ardashīr (Ardachir) contribua à fonder. Jeune encore, il obtient de son suzerain Gushihr, le commandement militaire de la ville de Darabdjird. Il étend peu à peu son pouvoir sur les villes voisines, en les assiégeant, en tuant les princes ou chefs, et en y instaurant sa propre loi.… Lire la suite
ARTABAN LES

Écrit par :  Valentin NIKIPROWETZKY

… *Plusieurs rois parthes arsacides portèrent le nom d'Artaban. La lutte que la tribu iranienne des Parthes engagea, sous l'impulsion d'Arsakès, contre les Séleucides, vers ~ 250, avait pour objectif dernier, au-delà de la reconquête de l'indépendance nationale, la reconstitution d'un empire iranien comparable à celui des Achéménides. Arsakès, le… Lire la suite
AVÈNEMENT DE LA DYNASTIE DES ANTONINS - (repères chronologiques)

Écrit par :  Xavier LAPRAY

…  Annexion par un légat de l'empereur de l'Arabie nabatéenne qui devient la province d'Arabie. * Guerres de Trajan contre les Parthes ; elles entraînent l'annexion de l'Arménie et de la Mésopotamie, mais des révoltes conduisent rapidement à l'abandon de ces nouvelles conquêtes. L'Empire a néanmoins atteint son extension maximale, que l'on ne… Lire la suite
BABYLONE

Écrit par :  Guillaume CARDASCIAGilbert LAFFORGUE

Dans le chapitre "Les dominations étrangères, le déclin de Babylone (VIe s. av. J.-C.-Ier s. apr. J.-C.)"  : …  aux colons grecs de Babylone et fréquente comme eux le gymnase et le théâtre de la ville. Puis les *Parthes, qui ont fondé un grand royaume en Iran, entament la conquête de la Mésopotamie (141), et l'ensemble de cette région est entre leurs mains après la défaite du Séleucide Antiochos VII (129). Sous la domination des nouveaux venus, les textes… Lire la suite
CARRHES BATAILLE DE (~53)

Écrit par :  Universalis

  *Cette bataille met fin à l'invasion romaine de la Mésopotamie par le triumvir Marcus Licinius Crassus, proconsul de Syrie. La guerre est précipitée par Crassus, qui brûle d'égaler en réputation militaire les deux autres triumvirs, Pompée et César. Avec sept légions (environ 44 000 hommes) mais une cavalerie insuffisante,… Lire la suite
CTÉSIPHON

Écrit par :  Universalis

… *Ancienne ville parthe, située sur la rive gauche du Tigre, au sud-est de l'actuelle Bagdad. De cette résidence d'hiver des souverains parthes puis sassanides, il subsiste les vestiges d'un gigantesque palais voûté, le Taq Kisra, dont la construction entreprise par Shābuhr Ier (241-272) fut poursuivie par Chosroès Ier (531-575… Lire la suite
HELLÉNISTIQUE CIVILISATION

Écrit par :  Paul GOUKOWSKY

Dans le chapitre " Une réalité complexe et fluctuante"  : …  et du Pont, ils furent chassés d'Asie Mineure par les Romains, vainqueurs à Magnésie (— 190). *Puis les Parthes leur arrachèrent, entre — 150 et — 140, la Médie et la Mésopotamie. Réduits à la Syrie, les derniers rois de cette dynastie en furent chassés, à partir de — 85, par Tigrane d'Arménie avant d'être dépossédés par Pompée en — 63.… Lire la suite
PALMYRE

Écrit par :  André LARONDE

Dans le chapitre "L'intégration dans l'Empire et la chute"  : …  croissant au début du iiie siècle. Depuis la guerre de 161-166 entre Romains et *Parthes, la vie de Palmyre est profondément affectée : englobée dans le dispositif défensif romain, Palmyre perd son rôle privilégié d'intermédiaire sur la route de l'Euphrate. Les inscriptions et les grandes constructions se raréfient ; désormais,… Lire la suite
PERSE - Histoire

Écrit par :  Jean CALMARDPhilippe GIGNOUX

Dans le chapitre "La réaction nationale des Parthes arsacides (IIIe s. av. J.-C.-IIe s. apr. J.-C.)"  : …  car les Séleucides réagirent très vigoureusement. Mais Démétrios II ayant été relâché, les *Parthes devinrent maîtres de la plus grande partie des pays iraniens. Ils se heurtèrent cependant encore à d'autres obstacles : d'abord à la pression des nomades sakas, des Huns et des Tochariens, ensuite à celle des royautés indo-scythes et des… Lire la suite
PERSE - Langues et littératures

Écrit par :  Christophe BALAYCharles-Henri de FOUCHÉCOURJean de MENASCEMohammad Djafar MOÏNFAR

Dans le chapitre "Le moyen perse ou pehlevi"  : …  moyen perse, ou pehlevi, comporte un type calligraphique avec deux alphabets, selon qu'il s'agit du *parthe ou du moyen perse, dont les lettres sont presque toutes distinctes et individualisées. Il a été employé pour les inscriptions rupestres officielles, les monnaies, des intailles, les dipinti de la synagogue de Doura-Europos, la… Lire la suite
PERSE - Arts

Écrit par :  Pierre AMIETErnest WILL

Dans le chapitre "D'Alexandre à l'Islam"  : …  couché, taillée dans le roc, est dédiée en 148 par Cléomène, gouverneur des « satrapies hautes ». *L'arrivée des Parthes ne changea rien d'abord à cette situation. Les découvertes faites dans le palais de la première capitale arsacide à Nisa (Turkménistan soviétique) le prouvent à l'évidence (statues et rhytons de style grec). Les plus grands… Lire la suite
ROME ET EMPIRE ROMAIN - Le Haut-Empire

Écrit par :  Yann LE BOHECPaul PETIT

Dans le chapitre "Trajan"  : …  la célèbre colonne Trajane et, à Ostie, un nouveau port) et les préparatifs de la guerre contre les *Parthes. Depuis Néron (63), le traité de Rhandeia, en Cappadoce, obtenu à la suite des brillantes campagnes de Corbulon, avait donné à Rome la frontière de l'Euphrate et permis l'annexion de plusieurs États tampons (Cappadoce, Pont, Commagène) ; l'… Lire la suite
TIGRANE II LE GRAND (~121 env.-env. ~54)

Écrit par :  Universalis

… parviennent à reprendre le contrôle de la région en 92 av. J.-C. Tigrane déclare alors la guerre aux* Parthes, dont l'empire, situé au sud-est de la mer Caspienne, est temporairement affaibli, après la mort de Mithridate II (vers 87), par des dissensions internes et les invasions des Scythes. Tigrane reconquiert les vallées qu'il avait cédées et… Lire la suite
TRAJAN (53-117)

Écrit par :  Yann LE BOHEC

Dans le chapitre "Un stratège"  : …  mais cette victoire était inéluctable. L'autre grande affaire du règne est la guerre contre les *Parthes (113-117). On admet en général qu'elle a été préparée par la constitution de la province d'Arabie et par l'envoi de Pline le Jeune en Bithynie. Il n'en est rien. La conquête en 106 de la Nabatène devenue Arabie n'est que l'achèvement d'un… Lire la suite

Afficher la liste complète (15 références)

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

-200 à 200 apr. J.-C. La loi romaine Investiture d'Ardachir Ier

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média