2. La religion
La religion des Parsis est la religion mazdéenne, réformée et partiellement démythisée par Zarathushtra dans un sens éthique et monothéiste. À première vue, la caractéristique principale en est le culte du feu et les temples du feu. Pourtant, le dieu des mazdéens n'est pas le feu (atar), mais le Seigneur sage (Ahura Mazdā), homologue de l'Asura Varuṇa védique. C'est parfois à travers le feu (qui n'est plus, depuis Zarathushtra, un dieu mais son symbole et témoin) que les mazdéens s'approchent de la lumière perpétuelle du Seigneur, le feu étant sa manifestation ou présence visible. Il est donc le médiateur entre l'adorateur et son Seigneur et, dans cette mesure, le feu est, en effet, sacré ; c'est pourquoi on l'abrite dans un espace sacré : un vase de bronze situé lui-même dans la partie réservée du temple, l'adarān ou chambre du feu, accessible seulement au prêtre dont le bas du visage est masqué d'une étoffe blanche pour que son haleine ne vienne pas souiller la flamme. L'autre partie du temple, ouverte aux fidèles, est la salle du sacrifice (yazashna-gāh). Ce sacrifice est, en principe, une offrande de haoma (sanskrit soma) ; il est célébré selon un calendrier liturgique, ou bien à la demande de fidèles, commanditaires du sacrifice.
À côté de ce culte plus ou moins solennel, il existe un culte du feu domestique, tout comme dans l'hindouisme. En outre, un certain nombre de rites ponctuent la vie d'un Parsi, de la naissance à la mort. Cela commence même avant la naissance. Au cinquième mois de la grossesse, on allume une lampe de beurre clarifié (ghee) dans la maison : « Puisse votre lampe rester allumée », puissiez-vous conduire votre grossesse à terme. L'accouchement a lieu à même la terre mère, dans un emplacement qu'un prêtre a consacré lorsqu'il s'agit d'un premier-né. Le principe demeure, bien qu'aujourd'hui beaucoup de femmes parsies accouchent en clinique. L'enfant reçoit trois noms : prénom, nom du père, nom de la famille. À l'âge d'un an, on le présente au temple. […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages…



