Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Jean DERIVE, Jean-Louis JOUBERT, Michel LABAN
Dans le chapitre "Une civilisation de l'oralité" : … de communication non médiatisée, est energeïa plutôt qu'ergon (simple outil).* Cette toute-puissance de la parole est résumée on ne peut mieux par Komo-Dibi, le chantre malien du Komo (société d'initiation bambara) :Écrit par : Claire BOULLIER, Geneviève CALAME-GRIAULE, Michèle COQUET, François NEYT, Universalis
Dans le chapitre "La vision du monde" : … La lutte perpétuelle entre les deux principes contraires est le moteur de la marche du monde. *La notion de parole tient une place fondamentale dans la pensée dogon. La parole d'Amma a créé le monde. Au niveau terrestre, elle est fécondante, indissociable de la personne humaine dans laquelle elle se forme, et un rouage essentiel de la… Lire la suiteÉcrit par : Guy PETITDEMANGE
Dans le chapitre "La connaissance d'autrui" : … par-derrière, à partir de cette généralité du sentir, qu'autrui se glisse dans ma perception. La *parole expressive, cet « acte unique », ce « pouvoir inouï », est la manifestation de cette co-implication des sujets. Qu'est cette parole ? La parole dit toujours plus que ce qu'elle dit mot par mot ; elle s'anticipe en l'autre ; elle crée de l'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "Conditions sociologiques" : … entre des fonctions diversifiées et souvent opposées. L'enseignement est celui de la pratique de la *parole délibérante et de la décision collective qu'elle fonde. C'est plus qu'un symbole si le centre de la cité grecque est la place publique, l'ἀγορά, où se réunit dans l'Athènes de l'époque classique l'assemblée du peuple et où se débattent, sous… Lire la suiteÉcrit par : Jean FILLIOZAT
… souvent une formule qui s'énonce, mais aussi une formulation qui se fait. Cela indique sa nature de *parole. Cette parole est éminente, efficiente et créatrice (d'où l'interprétation, trop restrictive pourtant, proposée de « force », de « puissance »). Cette parole n'est pas nécessairement proférée, car elle tient à l'esprit (manas), et non… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… son mode d'écriture », dit-il dans un entretien accordé à la revue Nunc, en 2005. Si *parole et corps sont les deux « thèmes » qu'il n'a de cesse d'explorer dans tous les sens, depuis plus de vingt-cinq ans, à travers une œuvre dense, rare et cependant abondante (plus de vingt livres publiés depuis Lueur du secret en 1985),… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
Dans le chapitre "La déconstruction" : … linguistique et philosophique occidentale. Derrida lui reproche de reposer sur la primauté de la *parole dans une métaphysique idéaliste de la présence, qui se trouverait derrière ou sous le langage et le texte : l'idée, l'intention, la vérité, le sens, la référence que le langage exprimerait. Pour cette tradition, les mots seraient transparents… Lire la suiteÉcrit par : Didier CAHEN
Dans le chapitre "Le supplément d’origine" : … » et l’« exergue » du livre en précisent l’enjeu. De Platon à Husserl règne un modèle unique. *L’écriture, pensée comme représentation de la parole vive, s’y révèle prisonnière d’un cortège d’oppositions et de présupposés implicites qui fondent la métaphysique occidentale : dehors/dedans, essence/apparence, originaire/dérivé, etc. Le projet… Lire la suiteÉcrit par : Catherine MALABOU
Dans le chapitre "La présence en question" : … qui se manifeste essentiellement au sein du traitement classique de la question du langage ; la *parole, gage de proximité de la pensée à elle-même, y reçoit un privilège exorbitant par rapport à l'écriture qui n'en serait que la « représentation » dérivée (ce qu'implique sa célèbre définition saussurienne comme « signifiant du signifiant »).… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD, Robert MISRAHI
… de l'information de manière à orienter les conflits vers un consensus résolutoire ? Pouvoir et *parole sont liés dans l'ambivalence : la parole peut épauler le pouvoir comme elle peut contrebalancer ses effets mortifères. On n'oubliera pas pour autant qu'il y a de faux dialogues, qui sont en fait de brutaux monologues. Comment les discerner ?… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BALPE, Anne-Marie CHRISTIN
Dans le chapitre " L'idéogramme et l'alphabet" : … que des vocables concrets, étaient dans l'incapacité de restituer : un état fidèle et complet de la *parole. Une interprétation aussi restrictive du rôle du visible dans l'écriture, dont une des conséquences fut, par exemple, que l'on décida en 1881 d'interdire aux sourds la langue des signes sous prétexte que « la parole vive, orale, encore plus… Lire la suiteÉcrit par : Colette MISRAHI
Dans le chapitre " Le symptôme et la parole" : … dans le rêve conçu lui-même comme langage, comme syntaxe, obéissant aux lois mêmes du langage *parlé. Les processus du rêve sont la condensation et le déplacement, et ils valent comme métaphore et comme métonymie. Tout le travail de l'école lacanienne a consisté à étendre et généraliser ces conclusions et à voir dans les symptômes et dans les… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER, Maria COUROUCLI, Jocelyne FERNANDEZ, Pierre-Sylvain FILLIOZAT, Altan GOKALP, Roberte Nicole HAMAYON, François MACÉ, Nicole REVEL, Christiane SEYDOU
Dans le chapitre "L'Afrique" : … Afrique, où les valeurs de l'oralité sont restées vivantes, l'épopée a gardé sa fonction d'acte de *parole à vocation publique, créateur de sens et d'émotion. Sa déclamation est vécue comme un rituel où se trouve ranimée l'identité qui fonde et unit une communauté. L'exaltation est la notion clé de l'éthique et de l'esthétique épiques. Pour la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Sylvain FILLIOZAT
… activité intellectuelle. Tout d'abord, il y a des spéculations philosophiques et religieuses sur la *parole attestées dès les Veda : la faculté de parler est conçue comme une puissance supra-humaine, voire visualisée comme un être divin, la parole se voyant attribuer une vertu salvatrice, etc. D'autre part, le souci de préserver une qualité… Lire la suiteÉcrit par : Alphonse DE WAELHENS
Dans le chapitre "Freud et la psychanalyse" : … et du statut qu'elle confère à l'inconscient, une vérité domine d'entrée de jeu tout le tableau : *la psychanalyse, si l'on fait abstraction de la très courte période durant laquelle Freud pratique l'hypnotisme, n'a d'autre médium que la parole. C'est à elle que tout est confié dans le même moment que les sciences humaines,… Lire la suiteÉcrit par : Francis ZIMMERMANN
Dans le chapitre "Biologie, chirurgie, pharmacie" : … partout présent dans les textes sanskrits : la triade ou division de la personne humaine en corps, *parole, pensée. Toute action s'analyse ainsi, et particulièrement dans les sciences normatives comme le droit et la médecine : la maladie, comme l'impureté et la faute, résulte d'un « manquement à la sagesse » qu'on peut toujours décrire à trois… Lire la suiteÉcrit par : Gabriel BERGOUNIOUX
Dans le chapitre "« Une activité en train de se faire »" : … du travail qu'accomplit l'esprit afin de ployer le son articulé à l'expression de la pensée. *En toute rigueur, une telle définition ne concerne que l'acte singulier de la parole actuellement proférée ; mais, au sens fort et plein du terme, la langue n'est, tout bien considéré, que la projection totalisante de cette parole en acte. Car, dans… Lire la suiteÉcrit par : Mostafa Ibrahim MORGAN
… *L'expression arabe kalām (‘ilm al-kalām), dans l'islam, signifie la science de la parole, notion désignée aussi par ‘ilm uṣūl ad-dīn, science des bases de la religion (ou par al-fiḳh al-akbar, qui s'oppose à al-fiḳh al-aṣghār, la jurisprudence musulmane mineure). Ces trois expressions désignent, en somme… Lire la suiteÉcrit par : Patrick GUYOMARD
Dans le chapitre "Lacan le « stylite »" : … ». Son histoire se confond dès lors avec celle de la psychanalyse. Il fut un homme de parole, – la *parole de l'analyste, qu'il souhaitait rompu à son exercice et dont elle est l'unique ressort, lui qui « se distingue en ce qu'il fait d'une fonction commune à tous les hommes un usage qui n'est pas à la portée de tout le monde, quand il porte la… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *De prime abord, une distinction s'impose entre langue originelle et premiers langages. L'une ressortit au mythe de la matrice originelle d'où serait issue toute créature ; elle se réfère à l'idée d'une puissance divine engendrant un couple initial dont l'humanité tout entière formerait la descendance. Les autres impliquent, dans la perspective du… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Dans le chapitre "La violence originaire" : … elles-mêmes sans cesse confrontées à des forces adverses dans une guerre de tous contre tous. *Dans cette perspective, le chapitre 4 traitant de la parole revêt une importance particulière. C'est par elle que l'homme s'arrache à la condition animale. C'est elle encore qui permet l'existence – fût-elle insatisfaisante et sans cesse remise en… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MILNER
Dans le chapitre "La psychanalyse et les langues particulières" : … du langage. On sait en particulier que Saussure avait exclu de son champ tout ce qui relevait de la *parole, comme lieu d'émergence du sujet. Or, et c'est la première thèse du Rapport de Rome de Jacques Lacan, si l'on prend la parole au sens saussurien, c'est elle précisément qui détermine le domaine où s'exerce la psychanalyse. Il s'ensuit que les… Lire la suiteÉcrit par : Lucien JERPHAGNON
… *Dans le grec classique, logos signifie une parole ou la parole, et tout rôle qu'elle assume : profane (proposition, définition, exemple, science, opinion particulière, rumeur publique) ou sacré (réponse d'oracle, révélation d'en haut). Ce terme tient une place si considérable dans la langue philosophique que la multiplicité des… Lire la suiteÉcrit par : René ALLEAU, Roger BASTIDE
Dans le chapitre "L'art et la magie" : … Frazer a surtout insisté sur la magie des gestes. Mais il existe aussi une magie de la *parole, dont les trois formes principales sont l'incantation, la malédiction et la bénédiction ; celle-ci est si importante qu'il y a rarement des gestes qui ne s'accompagnent de formules, récitées ou chantées. Ainsi, pour retrouver la survivance de la pensée… Lire la suiteÉcrit par : André PADOUX
… en reste possible dans la mesure où ils reposent partout sur la croyance dans les pouvoirs de la *parole, en particulier de la parole rituelle. Le mot mantra est fait sur la racine sanskrite man (« penser ») avec le suffixe tra servant à former les mots qui désignent des instruments ou des objets. Ce serait donc un… Lire la suiteÉcrit par : Charles DUVELLE
Dans le chapitre "La parole chantée et les instruments qui parlent" : … connaît en Afrique un très large éventail de styles et de modes d'expression. La relation entre le* parlé et le chanté – et plus généralement entre le langage parlé et la musique – est particulièrement étroite. Il est vrai que, dans de nombreux cas, les langues africaines portent en elles-mêmes des caractères fonctionnels mélodiques qui les… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
Dans le chapitre "Le discours réglé" : … », « rassembler », le terme « logos » avait déjà pris en une haute époque le sens de « récit » ou *« parole ». Le logos comme récit est alors qualifié de « sacré », ce qui suppose, par opposition, un récit profane. Mythos et Logos se sont séparés comme se spécifiaient, d'une part, des emplois beaucoup plus techniques de « logos » ; et comme, d'… Lire la suiteÉcrit par : Michèle MONTRELAY
Dans le chapitre "Résistance et narcissisme primaire" : … faut s'attacher, pour répondre, à la dimension matérielle, c'est-à-dire proprement phonique de la *parole, s'arrêter sur ce fait d'évidence que la parole d'abord est un geste, autrement dit un mouvement du corps, qui, comme tel, est spécifique. Tout mouvement d'expression du corps (parole, mimique, etc.) varie d'une personne à l'autre et… Lire la suiteÉcrit par : Denis AUTESSERRE
… la forme d'étroites spécialisations), aboutissent à une connaissance plus complète de l'acte de *parole dans sa production, sa transmission, sa réception et son fonctionnement linguistique (ce dernier étant envisagé soit sous son aspect actuel, soit tout au long de son évolution historique). Pourtant, ce n'est pas de cette apparente convergence… Lire la suiteÉcrit par : Jacques HENRIOT
Dans le chapitre "L'attitude de responsabilité" : … à fonder sa responsabilité dans l'ordre éthique. Il n'est responsable que s'il se veut tel. *Sa réponse marque d'abord le consentement à la parole. Prenant la parole, il accepte d'entrer en communication avec l'autre. À l'opposé, le « démoniaque » kierkegaardien refuse de répondre : niant le bien-fondé de la question, le questionné s'enferme… Lire la suiteÉcrit par : Françoise DOUAY-SOUBLIN
La rhétorique est l'art de dire quelque chose à quelqu'un ; l'art d'agir par la *parole sur les opinions, les émotions, les décisions, du moins dans la limite des institutions et des normes qui, dans une société donnée, règlent l'influence mutuelle des sujets parlants. C'est aussi la discipline qui prépare méthodiquement à l'… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Signifiant et signifié" : … un dépôt inscrit dans l'inconscient d'où il peut être évoqué à l'occasion d'un acte particulier de *parole. On peut abandonner cette transcription psychologique et sociologique ; l'essentiel demeure, à savoir que signifiant et signifié sont des corrélatifs, comme le sont l'envers et l'endroit de la même feuille de papier ; ils sont taillés ensemble… Lire la suiteÉcrit par : Henri-Jacques STIKER
… *Il semble impossible de parler de ce qui est absence ou abolition de toute parole. Le silence se présente comme le point zéro à partir duquel s'inaugure tout langage, sans qu'on y puisse faire retour. Pour reprendre une terminologie empruntée à Claude Lévi-Strauss, on peut dire que le silence est la nature pure, donc l'inabordable, la culture étant… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
Dans le chapitre "Sujet, moi et parole" : … vers un certain type de langage, encore laisse-t-on entière la question du sceau par lequel la « *parole vraie » se verra authentifiée ; ou plutôt ne fait-on que reculer les termes du problème, puisque au niveau du discours se retrouve cette même dépendance dont le sujet s'éprouvait affecté : le style, c'est moins l'homme que l'Allocutaire du… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Dans le chapitre "Le rideau du langage" : … de l'inexistence de la substance matérielle et avec celle de la fallacité des idées générales ? *Tout vient, selon Berkeley, du mauvais usage de la parole. La plus sûre méthode consistera donc à s'entendre sur ce que parler veut dire. Il faut « tirer le rideau des mots pour voir le magnifique arbre de la connaissance ». Certes, il existe des… Lire la suiteÉcrit par : Jean ABITBOL, Bernard VALLANCIEN
Dans le chapitre "La parole et la voix" : … progressivement, la fermeture est toujours un accolement brutal des muqueuses des lèvres vocales. *On obtient ainsi des impulsions successives, dont la fréquence détermine le son fondamental. Ce son de base est naturellement riche en harmoniques. Les résonateurs auront pour rôle d'exercer un tri parmi ces partiels en créant un filtrage. La… Lire la suite
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