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PARMÉNIDE (~ VIe-Ve s.)

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4.  La doxa

Le hasard des transmissions a livré peu de restes de l'enseignement annoncé par la déesse comme un « arrangement trompeur de mots à moi », une doctrine vraisemblable, en laquelle ne réside aucune ferme assurance de vérité. Cette dernière partie du poème aurait contenu une cosmogonie, une cosmologie, une anthropologie et une démonologie.

Elle représente l'univers comme composé de deux étoffes (« matières » et « substances » sont à éviter comme termes tardifs) : l'une, légère, chaude et lumineuse, l'autre dense, froide et obscure. Les spécialistes s'interrogent pour savoir s'il faut les disposer par « couronnes alternées » à l'intérieur de la Sphère, ou du plus léger au plus dense à travers la série dégradée des mélanges : de l'extérieur vers l'intérieur occupé par la terre dense, le tout enveloppé pourtant du « ciel d'airain », c'est-à-dire d'une couche opaque infranchissable. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un univers fini, clos et plein, par opposition à l'univers pythagoricien, conçu comme un mélange de plein et de vide, et enveloppé de vide à l'infini. Chaque chose et chacun serait composé d'un mélange selon des proportions définies, instable au surplus, avec un équilibre sans cesse à rétablir. Ni l'étoffe légère ne peut être identifiée à l'esprit, ni la dense à la matière. Mieux vaut dire que l'une est lumineuse et voyante, sonore et audiante, et surtout mémorisante ; tandis que l'autre serait obscure et aveugle, silencieuse et sourde, et surtout oublieuse. À proportion du mélange, pour chacun à chaque occasion, la pensée se réalise.

Maintenant, cette composition est dite un artifice fabriqué avec des mots maladroits. S'agit-il d'une théorie « préscientifique », d'une cosmologie fabriquée parmi d'autres du même âge, suffisante pour justifier les aspects du ciel et les « effets du soleil » ? Cosmologie d'ailleurs assortie d'une réserve épistémologique qui limite la créance. Elle serait proposée pour répondre à la curiosité humaine, en lui évitant l'errance entre do […]

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Dans le chapitre "L'être-logique"  : …  pour que la vérité soit définie comme adéquation entre la connaissance et son objet. *Dès les origines grecques, chez Parménide, l'être est ramené au concept, le principe logique d'identité est érigé en principe ontologique. Parménide se complaît dans « la paix cadavérique et figée du concept le plus froid, le moins expressif de tous… Lire la suite
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Dans le chapitre "L'effet sophistique"  : …   » Les trois thèses du traité se présentent à leur tour comme un renversement du Poème de *Parménide, dont on a retenu, de Platon jusqu'à nos jours, d'abord qu'il y a de l'être, puisque « l'être est » et que « le non-être n'est pas », ensuite que cet être est par essence connaissable puisque « être et penser sont une seule et même chose… Lire la suite
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ZÉNON D'ÉLÉE (~Ve s.)

Écrit par :  Hervé BARREAU

Zénon d'Élée, né aux environs de l'an 500 avant J.-C., fut l'élève et l'ami de *Parménide. Celui-ci enseignait que l'être est un, indivisible et immobile, que la multiplicité et le mouvement ne sont qu'illusion. Cette doctrine était taxée d'incohérence par ses adversaires. Afin de défendre son maître, Zénon imagina une série d'… Lire la suite

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