4. Affinités et relations phylogénétiques
Les affinités phylogénétiques de l'ordre des Pariétales sont diverses, et plusieurs groupes ou familles possèdent, de par la complexité de l'ensemble de leurs caractères, une place discutable au sein de la classification botanique.
Si les Ochnales, qui possèdent en général une fleur pentamère ou pentacyclique, peuvent se rattacher à l'ordre des Pariétales, elles ont cependant quelques liens de parenté avec les Ranales ; on y trouve parfois des fleurs construites sur le type spiralé ou spiralocyclique.
L'ensemble des caractères floraux de la famille des Tamaricacées montre une telle convergence avec ceux de la famille des Salicacées que les Tamarix sont fréquemment appelés « saules des régions arides ». Les Tamaricacées montrent également une affinité avec les Violacées.
La concrescence du calice et de la corolle à leur base, en une coupe profonde, contribue à faire placer la famille des Passifloracées parmi les Caliciflores. D'autre part, la présence d'un androgynophore bien développé rapproche les Passifloracées des Capparidacées.
La famille des Bégoniacées est à peu près réduite au genre Begonia ; ce dernier, par sa placentation axile, n'a donc aucune affinité avec les Pariétales vraies. Il existe cependant chez les Bégoniacées un tout petit genre (Hillebrandia) dont la placentation est pariétale. Il est donc facile de concevoir un doute quant à la place légitime de cette famille dans la systématique.
Le phylum des Pariétales a ses origines dans le même stock floristique ancestral dont sont issues notamment les lignées des Polycarpiques-Aristolochiales et des Rosales-Myrtales.
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