6. Les principales maladies parasitaires et à vecteur
Les grandes endémies parasitaires sont de très loin les causes les plus importantes de morbidité et de mortalité non seulement pour l'espèce humaine, mais pour toutes les autres espèces animales tant domestiques que sauvages. On ne peut les citer toutes et on ne donnera que les principales qui intéressent l'homme. Conformément à l'usage, on rassemble dans ce paragraphe des affections dues à des parasites, au sens défini plus haut, à d'autres qui ont pour cause des bactéries ou des virus. Parmi ces dernières, quelques-unes appartiennent au domaine de la parasitologie non par leur germe, mais parce qu'elles se propagent d'homme à homme, par l'intermédiaire d'un vecteur, en général un ectoparasite hématophage. Dans ces cas, les maladies sont transmissibles, car le germe, puisé chez le malade par le vecteur, sera ensuite « inoculé » à l'homme sain par des agents vecteurs vivants. Dans de nombreux cas, l'homme n'est pas seul en cause, mais de nombreux animaux sont atteints, constituant des « réservoirs » du germe pathogène. L'homme n'est bien souvent qu'accidentellement contaminé. Ces maladies, telles la peste et la fièvre jaune, sont des anthropozoonoses.
Les principales endémies parasitaires et/ou à vecteurs frappant l'homme sont les viroses, les rickettsioses, les bactérioses, les mycoses, les protozooses, les helminthiases.
• Les viroses
Les viroses, actuellement désignées sous le terme d'arboviroses (Arthropod-borne viruses) sont transmises par des Arthropodes hématophages (cf. ARBOVIRUS). Parmi ces anthropozoonoses, on distingue :
– Les méningo-encéphalites, transmissibles soit par les moustiques, soit par les tiques, qui frappent l'homme et les animaux sauvages et domestiques, tant les Mammifères que les Oiseaux. De nouveaux virus pathogènes sont découverts chaque année sans que l'on connaisse leur rôle en pathologie humaine.
– La fièvre jaune, la dengue, le Chikungunya, la maladie West Nile et les maladies du même groupe qui sont transmises par les moustiques ; les réservoirs de virus sont des animaux des zones chaudes du globe (cf. FIÈVRE JAUNE), des singes dans le cas de la fièvre jaune.
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