4. L'adaptation au parasitisme
L'adaptation au parasitisme a immédiatement retenu l'attention des premiers naturalistes, car ses manifestations sont souvent étranges. Quel que soit le groupe envisagé, les modifications d'un organisme sélectionné comme parasite se font selon certaines lignes de force qui demeurent remarquablement constantes. Avec M. Caullery, on peut penser que le primum movens est la tendance du parasite à n'utiliser qu'une seule nourriture strictement déterminée. Ce phénomène d'adaptation parasitaire apparaît infiniment plus complexe qu'on ne le croyait initialement. Quatre expressions de cette adaptation sont particulièrement frappantes. Le terme adaptation couramment utilisé en parasitologie, est le constat du résultat final et non celui d'un processus que l'on ignore en général.
• Adaptation morphologique
On observe chez l'animal parasite la suppression des organes de la vie de relation (organes des sens ; organes locomoteurs, circulatoires, respiratoires) et l'hypertrophie de ceux qui assurent la fixation sur l'hôte, la nutrition et la reproduction. L'aboutissement ultime serait, pour les Métazoaires, une sorte de sac informe, solidement ancré dans l'hôte et ne contenant que des œufs ou des larves. Les punaises de la famille des Réduvidés, vectrices du trypanosome américain de la maladie de Chagas, sont ailées, mais la punaise des lits n'a plus que des rudiments d'ailes. Puces, poux et mallophages sont totalement aptères. Quelques Annélides parasites possèdent encore de rares soies natatoires, d'autres, ainsi que les sangsues, n'en ont plus aucune trace. Les Crustacés parasites tendent à devenir apodes, puis sont des organismes ramifiés dans lesquels il est impossible de reconnaître l'anatomie caractéristique d'un Arthropode, si l'on ignore l'aspect des larves dont ils sont issus (Rhizocéphales).
Les systèmes sensoriels, excréteurs, circulatoires et respiratoires sont le plus souvent atrophiés, voire absents. Les échanges gazeux se font à travers les t […]
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