Paralysie des deux membres inférieurs (on parle de paraparésie si la paralysie est incomplète), presque toujours accompagnée de troubles sensitifs dans le territoire atteint et de perturbations du contrôle sphinctérien.
Les paraplégies dites centrales, qui proviennent d'une atteinte bilatérale de la voie motrice au niveau de la moelle épinière, sont d'abord spasmodiques. L'atteinte motrice, qui peut être incomplète, est souvent masquée par les manifestations de la spasticité due à l'atteinte concomitante des voies extrapyramidales. Dans les lésions plus importantes, correspondant à une véritable section médullaire fonctionnelle, les paralysies deviennent flasques, toujours complètes et en général irréversibles. Parmi les causes des paraplégies centrales, on peut citer, outre les traumatismes rachidiens — dont la fréquence reflète celle des accidents de la voie publique ou du travail —, les compressions médullaires infectieuses ou tumorales, les myélites ou myélopathies (au premier chef la sclérose en plaques), les complications de la cervicarthrose, les ramollissements médullaires liés à des anomalies vasculaires et, enfin, les causes congénitales.
Les paraplégies dites périphériques, résultant d'une atteinte des racines médullaires ou des troncs nerveux des membres inférieurs, sont toujours flasques ; mais elles peuvent être incomplètes. Parmi leurs causes, on citera les polynévrites, la polyradiculonévrite de Guillain et Barré, habituellement régressive, la poliomyélite (moins fréquente depuis la généralisation de la vaccination).
Le cas particulier des compressions des dernières racines nerveuses rachidiennes (queue de cheval) dans le canal lombo-sacré conduit à une exploration neuroradiologique qui découvrira leur cause (tumeur bénigne ou hernie discale le plus souvent).
François BOURNÉRIAS
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