Maître bouddhiste indien et traducteur de textes en chinois. Originaire d'Ujjayinī, dans l'Inde du Nord, Paramārtha (Zhendi) arrive à Canton en 546, avec deux cent quarante liasses de manuscrits sanskrits, puis dans la capitale de l'empereur Wu des Liang (502-556), Jianye (Nankin), en 548, où il est mis à la tête d'un bureau de traductions. Les troubles qui éclatent à cette époque l'empêchent de poursuivre sa mission à Jianye. Paramārtha mène une vie agitée, se déplaçant constamment d'une résidence à une autre et caressant le projet de retourner dans sa patrie. Après plusieurs tentatives qui se sont heurtées aux supplications de ses disciples, il est près d'y parvenir en 562. Mais le navire sur lequel il s'est embarqué à Canton est forcé de rebrousser chemin. Il s'installe à Canton sur les instances du gouverneur de la province, Ouyang Wei, et y continue son œuvre de traduction, qui ne sera plus interrompue que par une tentative de suicide en 568 et par sa mort l'année suivante.
Paramārtha traduisit une soixantaine de textes, dont la moitié environ subsistent et dont il faut mentionner le Suvarnaprabhāsasūtra (Sūtra de la Radiance d'Or) le Mahāyānashr […]
