Chef-lieu de la Polynésie française, Papeete constitue une aire urbaine de 131 700 habitants, plus de la moitié de la population totale du territoire, alors que la ville seule n'en compte que 26 000 (2007).
Papeete n'existait pas au moment de la découverte de Tahiti par les navigateurs européens (S. Wallis en 1767, L. A. de Bougainville en 1768 et J. Cook en 1769) qui mouillèrent dans la baie voisine de Matavai. C'est seulement dans les années 1790 que les navigateurs étrangers utilisèrent la rade de Papeete. La ville découle de la fonction portuaire.
Sa création date de 1843 ; elle est donc contemporaine de la mise en place du protectorat de la France sur les États de la reine Pomare IV. Sa fortune provient du fait que son site appartient à la famille royale.
C'est le capitaine de vaisseau Bruat qui fut chargé de son aménagement et de l'organisation de sa défense : blockhaus sur les hauteurs dominant la plaine littorale, fortifications le long de la Papeava, batteries face à la grande passe et sur l'îlot de Motu Uta. Le site partiellement marécageux est drainé avant que ne soient élevés bâtiments administratifs, casernes, hôpitaux et entrepôts. En 1880, la cité comptait déjà plus de 3 000 résidents. Les activités commerciales liées au port supplantaient alors les impératifs d'ordre stratégique. Le cyclone de 1906 détruisit la moitié des édifices. La reconstruction se fit lentement jusqu'à la Première Guerre mondiale. Au retour de la paix, la ville prit un nouveau départ. Chinois et Polynésiens se mêlèrent peu à peu aux Européens. En 1936, on y dénombrait plus de 8 000 habitants. Après la Seconde Guerre mondiale, ils étaient 12 000. C'est l'époque où l'agglomération commence à déborder le périmètre communal. En 1956, la ville comptait 17 000 habitants, mais ses banlieues en regroupaient déjà près de 10 000 supplémentaires.
Au début des années 1960, le processus d'urbanisation de la partie septentrionale de Tahiti va connaître une forte accélération, avec la réalisation du film Les Révoltés du Bounty, puis a […]
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