Ancienne province colombienne, le Panamá obtient son indépendance en 1903 à la suite de la politique menée par les États-Unis pour creuser et exploiter un canal permettant le transport des marchandises par voie maritime, sans rupture de charge, entre les océans Pacifique et Atlantique. L'existence du canal va structurer la vie de ce pays de petite superficie (75 517 km2), où le relief est montagneux, où les côtes et les régions frontalières, marquées par un climat tropical humide, sont d'accès difficile. De ce fait, la population (3,23 millions d'hab. en 2005) se concentre dans la partie centrale, le long du canal et, en particulier, dans la capitale, Panamá. Pendant tout le xxe siècle, les États-Unis maintiennent une enclave territoriale et militaire (la « zone du canal de Panamá ») et gèrent pour leur propre compte cette infrastructure. Longtemps, les élites du pays se sont accommodées de cette situation dont elles tiraient avantage. Elle a, néanmoins, été à la base de l'affirmation du nationalisme panaméen. De 1968 à 1981, le pays est gouverné par le général Omar Torrijos qui, par une politique étatique forte, entend donner à son pays une pleine souveraineté. Il obtient, en 1979, par la signature des traités Carter-Torrijos, la programmation de la cession du canal pour décembre 1999. Pourtant, les relations avec les États-Unis se dégradent dans les années 1980, alors que le pays est sous l'influence de Manuel Noriega. La crise se termine avec une intervention armée des États-Unis en 1990. Depuis lors, les gouvernements civils se succèdent. Les bénéfices tirés du canal, et plus largement de la place financière et bancaire internationale qu'est devenue la capitale Panamá, permettent au pays d'afficher des résultats économiques plus performants que les autres pays de la région. Si la pauvreté est moins répandue, les ressources demeurent néanmoins inégalement réparties.
1. Géographie
Le Panamá est un petit État (75 517 km2) de l'Amérique centrale, situé entre le Costa Ri […]
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