Cette branche de la paléontologie étend son domaine à toutes les traces d'animaux fossiles ; cependant l'ichnologie s'adresse plus particulièrement aux traces laissées au cours de l'activité des organismes et non après leur mort, de façon passive. On peut expliciter cette conception de la paléo-ichnologie par la définition suivante : il s'agit de l'étude des traces fossiles d'activité animale, qui coïncide bien avec le terme que les Allemands ont imposé depuis le début du xxe siècle (Lebensspur : « empreinte d'activité vitale »).
Les traces organogènes ne sont pas les seules conservées, et celles qui sont dues à des mécanismes purement physiques (figures d'érosion, fentes de dessiccation, marques de traînage, impacts de menus objets à la surface des sédiments) pourraient logiquement être incluses dans la paléo-ichnologie. Toutefois l'usage s'est instauré de distinguer ces figures sédimentologiques, au demeurant souvent utilisées en même temps que les traces d'activité pour reconstituer une polarité ou un paléomilieu, hors de la paléo-ichnologie.
Une première étape de l'étude des traces consiste donc dans leur identification comme traces d […]
