Palaos, qui entretient des liens étroits avec les États-Unis (l'archipel, indépendant depuis 1994, était auparavant un territoire sous tutelle des États-Unis), annonce en juin 2009 qu'il accepte d'accueillir temporairement plusieurs Chinois ouïgours détenus depuis sept ans dans la prison militaire de Guantánamo (Cuba) et que le Pentagone a blanchis de tout fait de terrorisme deux ans plus tard. Pékin a réclamé à plusieurs reprises l'extradition sur son territoire de ces musulmans turcophones, qu'il considère comme des « terroristes séparatistes du Xinjiang », mais ces derniers refusaient par crainte des persécutions. Dans l'archipel même, la décision n'emporte pas l'approbation générale de la population. Celle-ci craint que les musulmans ouïgours connaissent quelques problèmes d'intégration et que le tourisme national pâtisse de la présence d'anciens détenus dans l'archipel.
Les questions environnementales demeurent à l'ordre du jour. Le président Johnson Toribiong déclare en septembre devant l'Assemblée générale des Nations unies que son pays est en train de créer un sanctuaire afin de protéger le grand requin-marteau, le requin-tigre et le requin à longues nageoires. Palaos admet cependant la difficulté de patrouiller, avec un seul navire, dans un domaine maritime aussi vaste que la France.
A. R. G. GRIFFITHS
Universalis
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