2. Vie économique
En 1991, Nawaz Sharif lance un vaste programme de privatisations. Les investisseurs étrangers peuvent posséder jusqu'à 100 p. 100 des entreprises pakistanaises.
En septembre 1992, de graves inondations affectent les récoltes de riz et de coton, les principaux produits d'exportation.
En 1993, les dépenses publiques demeurent obérées par des crédits militaires absorbant 37 p. 100 des recettes de l'État, des effectifs pléthoriques dans la fonction publique et un service de la dette plus lourd. Le Premier ministre intérimaire Moeen Qureshi annonce, pour la première fois dans l'histoire du pays, l'imposition des grands propriétaires terriens, une féodalité qui occupe plus de la moitié des sièges à l'Assemblée nationale. Il accélère les privatisations, diminue les droits de douane, augmente les prix du blé pour en stimuler la production et ceux des carburants pour en réduire la contrebande. Le F.M.I., qui avait suspendu son aide depuis 1990, annonce en septembre un crédit stand-by.
En 1994, la mauvaise récolte de coton et la poursuite d'une politique de rigueur contribuent à freiner la croissance de l'économie. L'afflux de capitaux étrangers explique en partie le maintien d'un fort taux d'inflation. Ceux-ci sont principalement affectés à l'amélioration du réseau de distribution d'électricité.
En 1995, la désorganisation de l'économie provoquée par la recrudescence des violences politiques et religieuses ainsi que par divers mouvements sociaux conduit le pays à rompre une partie de ses engagements auprès du F.M.I. et à réduire son effort d'ajustement structurel.
En 1996, les résultats économiques continuent de se dégrader. Le déficit budgétaire et l'inflation augmentent. Le nouveau gouvernement par intérim instaure une politique d'austérité.
En 1997, les mauvais résultats du secteur agricole, dus notamment à la sécheresse, et ceux du secteur industriel, dont la compétitivité chute, expliquent la baisse du taux de croissance.
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