Le manque de résultats significatifs obtenus par l'Association latino-américaine de libre-échange (A.L.A.L.E.), la nécessité de renforcer le commerce extérieur et d'entreprendre un effort pour développer l'économie interne, enfin la présence d'un marché interne insuffisant pour les produits durables poussèrent la Bolivie, le Chili, la Colombie, l'Équateur et le Pérou à créer un mouvement subrégional d'intégration économique. Après plusieurs réunions tenues à Quito, à Lima et à Bogotá par une commission mixte faisant office d'abord d'institution préparatoire puis d'organe suprême de l'accord, la signature officielle du pacte intervint le 26 mai 1969 à Cartagena (Colombie). Le Groupe andin (Gran) devait être rejoint, en 1973, par le Venezuela et quitté, en 1976, par le Chili. Son siège fut fixé à Lima (Pérou).
Avec l'Association latino-américaine d'intégration, qui devait succéder en 1980 à l'A.L.A.L.E., le Marché commun centraméricain et la Communauté des Caraïbes, le Gran témoigne des efforts récurrents déployés, depuis les années 1960, par la quasi-totalité des pays latino-américains pour constituer des zones d'intégration économique. Contrariés par les problèmes spécifiques de développement, par la faiblesse des échanges intrarégionaux et par la force d'attraction qu'exerce le marché américain, par l'instabilité politique, enfin, et par le poids d'endettements massifs, ces efforts reprirent de la vigueur dans la décennie de 1990. Les cinq pays du Pacte andin convenaient, en 1991, d'instituer au 1er janvier 1995 — vingt-cinq ans après la mise en œuvre de leur groupement — un tarif extérieur commun. Une nouvelle étape étaient ensuite franchie lorsque, en 1997, ces mêmes États fondaient la Communauté andine des nations (C.A.N.), aux objectifs d'intégration encore plus ambitieux.
Universalis
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