Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Denis CHEVALLIER, Louis LERETAILLE, Universalis
Dans le chapitre "Aperçu historique" : … à une dizaine d'années (il est vrai qu'on prenait les apprentis dès l'âge de dix ou douze ans), l'*ouvrier lui-même prêtait serment d'observer les statuts et de dénoncer aux jurés les infractions dont il aurait connaissance. Les « ouvriers alloués », dont l'accès à la maîtrise va être rendu quasi impossible s'ils ne sont pas fils de patron, vont s… Lire la suiteÉcrit par : René RÉMOND
Dans le chapitre "Catholicisme social" : … conséquences sociales de la révolution industrielle, le paupérisme, l'existence d'un prolétariat *ouvrier misérable et livré sans défense aux rigueurs de la loi de l'offre et de la demande. Cette condition préalable implique elle-même un commencement d'industrialisation ; elle requiert que des catholiques aient su reconnaître la nouveauté du… Lire la suiteÉcrit par : Dominique SCHNAPPER
Dans le chapitre "L'évolution récente de la notion de chômeur" : … administrative, mais dont la condition sociale reste très différente. Le taux de chômage des* ouvriers (12,5 p. 100 en 2005) et des employés (10,3 p. 100) reste supérieur à celui des cadres (4,9 p. 100) et des professions intermédiaires (5,5 p. 100), en sorte que la population des chômeurs comprend toujours une majorité d'ouvriers et d'… Lire la suiteÉcrit par : Gérard MAUGER
Dans le chapitre "Les critiques dominantes de la conception marxiste" : … 2004 ; Jean-Noël Chopart et Claude Martin, 2004). Ainsi, contrairement à une croyance commune, les* classes populaires (ouvriers et employés) représentent toujours, dans un pays comme la France, la majorité de la population active (entre 55 p. 100 et 60 p. 100). Leur situation salariale reste très stable : aujourd'hui comme il y a vingt ans, un… Lire la suiteÉcrit par : Julian MISCHI, Nicolas RENAHY
… souvent été le cas dans le passé. S'il y a bien un déclin du mouvement ouvrier dans la période contemporaine, *les mondes ouvriers subissent plus une recomposition sociale et culturelle qu'une simple disparition. C'est bien cette recomposition qui paraît aujourd'hui centrale, contribuant à l'invisibilité politique d'un monde social qui a perdu ses… Lire la suiteÉcrit par : Jean IMBERT
Dans le chapitre "La réglementation des manufactures" : … centaines groupés dans les mêmes bâtiments), sans être une exception, n'est pas la règle générale. *Ces rassemblements, où s'entasse un véritable prolétariat ouvrier, mal payé et mal logé, sont encore peu nombreux : dans ce cas, Colbert exigeait, sous des peines sévères, que les ouvriers soient parfaitement assidus et ne prennent pas du travail… Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Dans le chapitre "La nouvelle société" : … cadres de la nation pendant tout le xixe siècle. On est assez mal renseigné sur* les ouvriers des années 1795-1799. Le mot recouvre deux types de travailleurs : d'une part les artisans (libres par la suppression des corporations), de l'autre les ouvriers des « manufactures » encore peu nombreuses. Dans l'ensemble, les salaires… Lire la suiteÉcrit par : Viviane ISAMBERT-JAMATI
Dans le chapitre "L'émergence d'un système scolaire" : … dans le circuit de production, et celui de l'action d'une partie des masses populaires elles-mêmes.* Chez certains ouvriers, en particulier, une véritable « demande d'enseignement » se faisait jour ; c'est ainsi qu'un ouvrier parisien, Pierre Bruno, écrivait en 1865 : « Il y a trois aspirations de la classe ouvrière française au milieu du xix… Lire la suiteÉcrit par : Sylvain VENAYRE
Dans le chapitre " La révolution industrielle" : … susceptibles de se voir accorder le droit de vote –, se distingua rapidement la classe laborieuse. *Constituée des ouvriers soumis aux nouvelles conditions de travail – urbaines, dans des « usines » distinctes du domicile, où s'exerçaient une stricte hiérarchie professionnelle et une division des tâches et du temps de plus en plus précise –, elle… Lire la suiteÉcrit par : Serge BERSTEIN
Dans le chapitre "La France de l'expansion et les mutations de la société française" : … indépendante qui avait été l'assise sociale de la IIIe République. Le deuxième est la *stagnation du nombre des ouvriers autour de 37 p. 100 de la population active après la forte croissance des années 1945-1962, mais surtout l'importance primordiale au sein de ce groupe prise par les « ouvriers en blouse blanche », contremaîtres,… Lire la suiteÉcrit par : Samir AMIN
Dans le chapitre "Le rôle grandissant des cadres" : … que les industries mécanisées emploient de 0 à 15 p. 100 de manœuvres, de 20 à 60 p. 100 d'*ouvriers spécialisés et de 33 à 60 p. 100 d'ouvriers qualifiés, contre seulement 4 à 8 p. 100 de cadres ayant reçu une formation secondaire et 1 à 2 p. 100 de cadres pourvus d'une formation supérieure, les mêmes industries, automatisées,… Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Dans le chapitre "La situation sociale et les socialismes utopiques" : … augmente mais beaucoup sont endettés, l'usure est un des grands maux de la société rurale. Les *ouvriers restent en majorité des artisans souvent associés dans un compagnonnage, périmé peut-être, perpétuant des rivalités entre métiers, mais encore vivant. Des sociétés de secours mutuels (parfois inspirées par les patrons, parfois servant de… Lire la suiteÉcrit par : Émilien CONSTANT
… *L'élection, les 23 et 24 avril 1848, d'une Constituante républicaine modérée a été ressentie comme une défaite par l'extrême gauche révolutionnaire. Au cours de la journée du 15 mai, des émeutiers, peut-être manipulés par la police, réclament une intervention en faveur de la Pologne mais prétendent aussi, à l'exemple des « journées » de la grande… Lire la suiteÉcrit par : Antoine SAVOYE
Dans le chapitre "Le Play, haut fonctionnaire et sociologue" : … maritime chrétienne et dévouée à la patrie [...] », comme il l'écrit lui-même dans Les *Ouvriers européens, « à l'abri des opinions délétères qui, depuis 1789, étaient propagées dans la majeure partie de la France ». Son père, un fonctionnaire de l'administration des Douanes, étant mort prématurément en 1811, il s'attache fortement… Lire la suiteÉcrit par : Maria Teresa MAIULLARI
*L'histoire du logement ouvrier appartient largement au xxe siècle, qui a vu la naissance, l'apogée et la reconversion des cités ou villes ouvrières les plus imposantes. Cette histoire fait aujourd'hui son retour dans l'actualité. Du fait de la perte à peu près complète de sa… Lire la suiteÉcrit par : André THÉPOT
… les dysfonctionnements. Son efficacité repose en grande partie sur l'activité de la maîtrise. La *rationalisation, bien qu'elle fût imparfaitement appliquée par les industriels, entraîna de profondes modifications de la condition ouvrière. La catégorie des ouvriers spécialisés, affectés à des tâches de production sans avoir de qualification, s'… Lire la suiteÉcrit par : Philippe COULANGEON
Dans le chapitre "Les enjeux de la redistribution des temps sociaux" : … sont aussi ceux dont le répertoire de pratiques est le plus limité, ce dont témoigne notamment* la place qu'occupe la télévision dans les loisirs des ouvriers. De surcroît, l'allongement du temps consacré à la télévision, que l'on a pu constater en France entre le milieu des années 1980 et la fin des années 1990, s'est concentré sur ces… Lire la suiteÉcrit par : Catherine ORMEN, Universalis
Dans le chapitre "De la proto-industrie à la confection" : … démocratisation des modes : liberté de produire et liberté de consommer sont désormais instituées. *La Révolution, pour habiller les troupes, organise des ateliers qui regroupent huit cents à onze cents ouvrières pour la filature et pour la couture, mais le travail est aussi distribué à une myriade d'ouvrières à domicile. Peu à peu, les marchands… Lire la suiteÉcrit par : René DAVAL
Dans le chapitre "Le taylorisme" : … de l'organisation, sans accroître le temps de travail. La direction doit faire en sorte que l'*ouvrier, sans avoir des conditions de travail plus pénibles, mais en recevant un salaire plus élevé, produise davantage. Il s'agit donc de transformer l'ouvrier moyen en un très bon ouvrier. Ce résultat sera obtenu par un système de primes au… Lire la suiteÉcrit par : Bernard PUDAL
Dans le chapitre "La formation d'un parti de type nouveau (1924-1934)" : … (109 000 en 1921, 57 000 en 1924, 31 500 en 1930, l'étiage, 28 800 étant atteint en 1933), et par* l'ouvriérisation des instances dirigeantes (la classe ouvrière représente 18,75 p. 100 du comité central en 1920 ; 48,51 p. 100 en 1924 ; 47,21 p. 100 en 1925 ; 52,17 p. 100 en 1936). Cette évolution atteste d'un processus, continu et profond, d'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL
… *Né à Morières (Vaucluse), Perdiguier est marqué par les violences de la Terreur blanche, particulièrement graves dans le Sud-Est, qui menacent les siens. Très tôt, ouvrier menuisier à l'âme généreuse, il rêve de transformer l'esprit du compagnonnage déchiré par des rivalités dépassées qui peuvent conduire à des affrontements sanglants. Son… Lire la suiteÉcrit par : Catherine ORMEN
Dans le chapitre "De la proto-industrie à la confection" : … démocratisation des modes : liberté de produire et liberté de consommer sont désormais instituées. *La Révolution, pour habiller les troupes, organise des ateliers qui regroupent huit cents à onze cents ouvrières pour la filature et pour la couture, mais le travail est aussi distribué à une myriade d'ouvrières à domicile. Peu à peu, les marchands… Lire la suiteÉcrit par : Francis DEMIER
Dans le chapitre "Mise en œuvre de l'organisation scientifique du travail : succès et limites" : … Management (1903), ce nouvel ouvrage souligne une autre source de la faible productivité : *les mauvaises méthodes de travail des ouvriers. Avant d'être un système de salaires, le scientific management consiste surtout en un changement des méthodes de travail, et préconise le remplacement des méthodes empiriques des ouvriers par… Lire la suiteÉcrit par : Serge MALLET
Dans le chapitre "Le concept marxiste de prolétariat" : … ayez pitié du pauvre prolétaire », se lamente Lammenais. Pour les écrivains sociaux de l'époque,* la condition ouvrière est une malédiction qu'il faut abolir en poursuivant l'œuvre d'émancipation de la Révolution de 1789. Classe résiduelle, produit de l'aveuglement et de l'obscurantisme des classes dirigeantes, le prolétariat peut et doit… Lire la suiteÉcrit par : Philippe SUSSEL
Dans le chapitre "Les ouvriers" : … *Il est très difficile de fixer avec précision le nombre des ouvriers de l'industrie. Selon les conseils de révision, ils représentaient environ un quart des conscrits. Mais une statistique de 1820 estime à 4,3 millions de personnes seulement, sur 26,5, celles qui tirent leurs ressources du travail industriel. Ce groupe social n'est pas homogène :… Lire la suiteÉcrit par : Véronique PAREL, Francisco VERGARA
Dans le chapitre "Le revenu en tant que produit de l'agriculture : le point de vue des physiocrates" : … sur la reproduction qu'elle fait renaître annuellement. » Dans l'analyse physiocratique, les *ouvriers et artisans sont considérés comme non productifs. Ainsi, Mirabeau (1715-1789), ami de Quesnay et père de celui qui fut l'une des figures emblématiques de la Révolution française, écrit : « ... la classe d'ouvriers, dont les travaux, quoique… Lire la suiteÉcrit par : Alain BIHR, Roland PFEFFERKORN
Dans le chapitre "Ampleur des écarts de patrimoine" : … écarts entre catégories : l'éventail des patrimoines est bien plus ouvert que celui des revenus. *Écart entre catégories extrêmes évidemment : le patrimoine moyen d'un ménage d'ouvrier non qualifié et celui d'un ménage de chef d'entreprise sont dans un rapport de 1 à 14. Mais écart aussi entre catégories supérieures et catégories moyennes : le… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Charles ASSELAIN
Dans le chapitre "Violence sociale de la révolution industrielle" : … *Le sort très noir de la classe ouvrière au temps de la révolution industrielle a été l'une des questions les plus débattues. Si la thèse d'une paupérisation à long terme n'est plus tenable, la courbe des salaires réels tend à se déprimer vers la fin du xviiie siècle (sous l'effet notamment de la mécanisation associée au travail… Lire la suiteÉcrit par : Michel LESAGE, Roger PORTAL
Dans le chapitre "Troubles sociaux et renforcement du pouvoir" : … de l'État, s'engageaient dans les manufactures et les usines métallurgiques. D'une part, apparut une* nouvelle catégorie de serfs attachés à l'usine ; d'autre part, en plus grand nombre, ceux des ouvriers serfs qui, travaillant sous contrat, échappaient en grande partie à la servitude et constituèrent, avec les paysans d'État en usine, une première… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… pendant la guerre et ont profité du travail de nos artisans et des sueurs de nos ouvriers. » *Les gens de métier sont spécialisés dans la fabrication d'une partie déterminée de chaque arme. Ils fabriquent également des métiers de bonneterie. Les marchands paient aux ouvriers deux tiers de leur salaire en argent et un tiers en fer ou en acier… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… toute la production. L'entreprise comprend aussi des chapelains, des chirurgiens et des portiers. *Les ouvriers sont des techniciens dont la formation peut durer près de dix ans. Les apprentis sont embauchés à quinze ans et soumis au régime général du travail, de cinq heures du matin à sept heures du soir sans autre repos que les repas. Les… Lire la suiteÉcrit par : Denis CLERC
Dans le chapitre "De la société familiale aux débuts de l'industrialisation" : … et celui de sa famille. Et le philosophe anglais John Locke de commenter, en 1696 : « La part de l'*ouvrier agricole, étant rarement plus qu'une maigre subsistance, ne donne jamais à ce groupement humain le temps ou l'occasion d'élever ses pensées plus haut ou de lutter avec les plus riches pour leur disputer leur part [...] sauf lorsqu'une… Lire la suiteÉcrit par : Guy CAIRE, Thomas LOWIT
Dans le chapitre "Naissance du mouvement syndical" : … imposer une reconnaissance légale, les efforts pour trouver des formes d'organisation originales. *Partout, les premières manifestations spécifiquement ouvrières sont violentes. Les nouvelles machines sont perçues comme créatrices de chômage. Aussi presque tous les pays s'éveillant à l'industrie connaissent-ils des troubles analogues au « luddisme… Lire la suiteÉcrit par : Anne KRAATZ, Madeleine PAUL-DAVID, Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, Marie RISSELIN-STEENEBRUGEN
Dans le chapitre "Organisation du métier. Condition de l'ouvrière" : … naissance de la véritable industrie dentellière, il choisit les patrons, le fil, les procédés d'exécution. Il fait distribuer le travail par des intermédiaires souvent établis à la campagne et qui eux-mêmes ont des sous-traitants. Tout au bas de cette hiérarchie se trouve *l'ouvrière ; femme du peuple ignorante, souvent analphabète, elle ne connaît… Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
… *Née à Saint-Mandé, enfant naturelle d'une mère française et d'un père aristocrate péruvien, dont la mort prématurée laissera la famille dans la misère, Flora Tristan est d'abord ouvrière coloriste. Son mariage avec le graveur André Chazal sera une catastrophe qui la poursuivra toute sa vie. En 1825, elle s'enfuit du domicile conjugal avec ses deux… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GEORGE
Dans le chapitre "Une révolution qui n'est peut-être pas terminée" : … plus à titre de sous-produit que d'opération créatrice globale procédant d'une intention délibérée. *L'afflux des travailleurs de l'industrie, venus des campagnes, initialement parqués dans des mansardes, des sous-sols, des greniers, des masures de faubourgs, a imposé des constructions nouvelles dont les loyers devaient être à la mesure des salaires… Lire la suiteÉcrit par : Michel LESAGE
Dans le chapitre "Les organisations sociales" : … que dans les pays occidentaux les syndicats ont pour rôle exclusif de défendre les intérêts des *ouvriers, en U.R.S.S. ils sont en outre l'instrument du parti pour mettre en application sa politique économique et sociale. Dans une résolution du comité central du parti (« Sur le rôle et les tâches des syndicats dans les conditions de la Nouvelle… Lire la suiteÉcrit par : Louis BONNEROT, Roland MARX
Dans le chapitre "Progrès et crises" : … majeure du capitalisme. Les études récentes soulignent la grande diversité de fait des modes de vie *ouvriers, interdisent de voir en Manchester, véritable enfer de fumée, de bruit, d'entassement de population et de boue, le paradigme de la ville ouvrière britannique de l'époque ; mais partout on connaît les salaires médiocres, misérables lorsqu'il… Lire la suiteÉcrit par : Pascale GRUSON
… *Chirurgien des armées napoléoniennes (1804-1814), Villermé abandonne son métier en 1818 pour se consacrer à l'étude des questions soulevées par les inégalités sociales, notamment face à la maladie et la mort. Ses enquêtes et ses recherches à ce sujet constituent, sinon une analyse sociologique, du moins une précieuse source d'information et d'… Lire la suite
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