Inventée à la fin du xixe siècle par un savant allemand, Ferdinand von Richthofen, l'expression la « Route de la soie » désigne les différentes voies par lesquelles des biens ont transité entre la Chine centrale et l'Orient méditerranéen. Après le couloir du Gansu, les marchandises étaient acheminées par l'une des deux routes contournant le désert du Taklamakan, et par celles qui le traversaient. Puis elles franchissaient le Pamir pour arriver en Iran et aboutir en Irak et en Syrie. D'autres voies, maritimes celles-là, constituèrent une alternative au commerce effectué par les terres. L'échange des biens était indirect, car personne n'empruntait la route de bout en bout, du moins pas avant le Moyen Âge. Principale marchandise, mais non la seule, du commerce vers l'ouest, la soie était, comme l'attestent les découvertes archéologiques, échangée contre des produits et des animaux (chevaux en particulier) appréciés en Chine. C'est par cette voie que fut introduit le bouddhisme en Chine au […]

