7. Société
Auprès du roi vit une classe aristocratique fortunée, qui bénéficie de privilèges et participe activement à l'administration et à l'organisation des échanges avec l'étranger : elle assure le négoce et en tire d'importants revenus. Plusieurs dépôts d'archives dans des résidences privées (maison de Rapanou et de Rashapabou dans le Quartier résidentiel, maison de Yabninou ou Palais sud, maison d'Ourtenou au sud de la ville...) font connaître un certain nombre de hauts personnages et de grands négociants.
Les textes font la distinction entre les « gens du roi » – le personnel dont la vie est centrée sur le Palais et ses annexes où ils résident – et les « fils d'Ougarit », qui habitent le reste de la ville. Mais, dans les quartiers urbains, coexistent dans les mêmes îlots des résidences de grands personnages, des maisons plus modestes, des boutiques, ce qui montre l'imbrication étroite des diverses couches de la société ougaritienne.
Les textes fiscaux et économiques laissent entrevoir autour de la capitale la gestion d'un vaste territoire ; ils donnent des listes de villes, de villages, de fermes et d'exploitations agricoles, dont la prospérité assure celle de la population du royaume. Sur la base de ces textes, à titre d'hypothèse, on a évalué la population du royaume à environ 35 000 habitants, celle de la capitale à 6 000 ou 8 000 habitants : cette évaluation ne contredit pas ce qu'on peut proposer à partir de l'analyse des vestiges de l'habitat.
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