Empereur germanique (973-983), né en 955, mort le 7 décembre 983 à Rome.
Fils d'Otton Ier (912-973) et de sa seconde épouse, Adélaïde de Bourgogne (v. 931-999), Otton est nommé co-régent d'Italie et de Germanie par son père le 26 mai 961, avant d'être désigné co-empereur en 967. Le 14 avril 972, il épouse la princesse byzantine Théophano. Lorsque son père meurt en 973, Otton II est accepté comme successeur sans susciter aucune opposition, bien que des révoltes éclatent dans le duché de Bavière et de Lorraine durant les premières années de son règne. Le premier, très indépendant, s'insurge en 974, sous la conduite du duc de Bavière, Henri le Querelleur, cousin d'Otton que ce dernier finit par déposer en 978. La même année, Lothaire, le roi de France, envahit la Lorraine. En 979, Otton soumet la Bohême et la Pologne et, en 980, Lothaire renonce à la Lorraine. Ayant ainsi assuré ses possessions germaniques et la solidité de la monarchie, Otton cherche à étendre l'influence de sa famille en Italie. En 980, il se met en route vers cette région, où l'autorité impériale est maintenue par le parti que dirige le marquis de Toscane, Hughes. Otton envahit le sud de l'Italie mais est écrasé par les Sarrasins au cap Colonne en 982. L'année suivante, il convoque à Vérone une diète qui couronne son fils, Otton, roi de Germanie. Otton II meurt de la malaria à la fin de l'année 983 à Rome. Durant son absence du royaume de Germanie, quelques révoltes ont éclaté aux frontières et, après sa défaite en Calabre en 982, ses positions à l'est de l'Elbe se sont effondrées à la suite de l'insurrection des Danois et d'une invasion slave. Homme cultivé, Otton II a néanmoins conservé l'essentiel des conquêtes de son père, dont il a poursuivi la politique, et laisse à son fils et successeur, Otton III (980-1002), un royaume fermement établi.
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