Membre du Parti national-socialiste, Otto Strasser prend assez rapidement ses distances vis-à-vis de Hitler et fonde en 1930 le Front noir, ou « comité du national-socialisme révolutionnaire », dont les membres se recrutaient essentiellement parmi ceux du Stahlhelm (ou Casque d'acier). À l'arrivée de Hitler au pouvoir, en 1933, Otto Strasser est pourchassé par la Gestapo. Le Front noir entre dans la clandestinité et Otto Strasser se réfugie d'abord à Vienne puis en Tchécoslovaquie. Lors de la crise des Sudètes, il gagne la Suisse puis Paris. En mai 1940, il est interné à Colombes pendant quelques jours, puis il gagne Toulouse et obtient un visa de transit pour l'Espagne puis pour le Portugal. Traqué dans ce dernier pays par la Gestapo, Otto Strasser parvient à gagner les Bermudes puis le Canada. Ce n'est qu'en 1954 qu'il obtient le droit de retourner en Allemagne. Il tente en vain de lancer un parti « social » allemand, dénommé Union socialiste allemande, qui a même pendant quelque temps un journal, la Liberté allemande.
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