Né à Plzeň, Ota Šik est d'abord technicien dans l'industrie électrique. En 1940, il adhère au Parti communiste tchécoslovaque (P.C.T.) et connaît la déportation à Mauthausen, où il restera cinq ans sans cesser de militer. De 1947 à 1952, il étudie à l'Institut d'études politiques et sociales de Prague, où il sera, de 1952 à 1958, assistant puis professeur d'économie politique. Malgré une attitude dure dans la campagne contre les économistes de son ancien parti (social-démocrate), il connaît une disgrâce politique de 1952 à 1958 et perd ses fonctions à la direction du comité régional du P.C.T. à Prague. En 1957 et 1958, il est un des premiers à réclamer que l'on revienne sur l'élimination artificielle des relations monétaires. Une telle pratique avait été inaugurée en Russie après 1917 dans le cadre du communisme de guerre, puis appliquée de nouveau au début de la N.E.P. (Nouvelle Politique économique). Dans la phase d'économie dite de transition où se trouve alors la Tchécoslovaquie, elle permet d'améliorer la question économique en rendant aux prix leur vérité ; elle désorganise en contrepartie la vie économique, tout développement des échanges sous forme de trocs et de transfe […]
