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OSTROGOTHS

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3.   La phase italienne de l'art ostrogothique

Deux facteurs généraux doivent être présents à l'esprit quand on aborde l'étude de l'art ostrogothique en Italie : le fait que les Ostrogoths, comme d'autres « nations » germaniques établies dans l'Empire romain, furent une minorité, et la nature éphémère de leur royaume, qui ne permet guère de suivre plus de cinquante ans (c'est-à-dire deux à trois générations) l'évolution de leur art.

On estime approximativement à 100 000 âmes le nombre des Ostrogoths qui pénétrèrent en Italie en 493, dont environ un quart étaient des guerriers. C'est dire que ces nouveaux venus connurent une dispersion géographique nécessaire pour des raisons militaires et politiques, même si leur implantation concerna surtout l'Italie du Nord (sauf la région alpine) et le littoral de l'Adriatique. Cela explique l'assimilation rapide des Ostrogoths dont l'aristocratie, notamment urbaine, fut l'élément moteur. À côté de modes vestimentaires masculines (fibules cruciformes des dignitaires romains) et féminines (divers types de bagues et de boucles d'oreilles) « romaines », l'une des manifestations les plus spectaculaires, et aussi les plus regrettables pour les archéologues et historiens de l'art, fut sans doute l'adoption quasi systématique par les Ostrogoths de la coutume romaine de l'inhumation sans mobilier funéraire. Il est de ce fait fort difficile d'identifier leurs nécropoles dont on ne connaît qu'une trentaine, ayant seulement livré une cinquantaine de sépultures à mobilier. Celles-ci concernent uniquement des femmes de rang social élevé dont les parures sont, avec quelques trésors, les seuls témoins des arts mineurs ostrogothiques en Italie.

Durant la fin du ve siècle et le premier tiers du vie, l'orfèvrerie ostrogothique demeure fortement marquée par l'héritage pannonien et danubien, qu'il s'agisse de plaques-boucles moulées d'argent doré à plaques rhomboïdales ou de fibules « gothiques » cloisonnées. Le style coloré connaît alors un remarquable ép […]

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Grandes migrations 400 à 500. Royaumes barbares

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