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ORLÉANISME

Traditionnellement, le duché d'Orléans donnait son nom au deuxième fils du roi de France. À sa naissance, il était fait duc d'Orléans de même que son frère aîné le futur roi était dénommé Dauphin. Par la suite, et surtout à partir de 1610, les ducs d'Orléans prirent l'habitude de grouper autour d'eux la faction des mécontents et le nom d'orléanisme devint, en quelque sorte, le mot de ralliement d'une certaine opposition intradynastique. À partir du règne de Louis XIV, cette opposition (qui avait paradé durant la Fronde avec un certain succès) devint à la fois souterraine et idéologique. Souterraine, car Louis XIV avait réussi à faire de son frère Philippe un inverti et un sous-développé mental. Idéologique, car l'entourage de Monsieur, frère du roi, avait désormais la partie belle pour dénoncer les prétendus excès de l'absolutisme. Les Mémoires de Saint-Simon sont, sur bien des points, un bel exemple d'une habile mauvaise foi qui a égaré longtemps les historiens, même les plus perspicaces. L'orléanisme est en réalité, à cette époque, un syndicat d'appétits animé par quelques grands seigneurs pseudo-libéraux. En 1715, le Régent fait casser par le Parlement de Paris le testament du feu roi (son oncle Louis XIV) et commence un règne parallèle qui sera marqué par l'expérience de la banque de l'Écossais Law. Désormais, l'orléanisme et le monde des affaires auront partie liée et l'on est surpris de voir avec quelle habileté les gens d'affaires sauront de temps à autre orienter la politique de la France en faveur d'intérêts plus ou moins personnels sous couvert de la maison d'Orléans pour seconder, dès 1787, le déclenchement de la Révolution française. Celle-ci devait, selon leurs vœux, se réduire à une tentative pour substituer au faible et incapable Louis XVI le duc Philippe d'Orléans.

L'orléanisme sous la Révolution a groupé au Palais-Royal (où les ducs d'Orléans successifs habiteront jusqu'en 1830) un certain nombre d'esprits éminents qui ont essayé de trouver un compromis ent […]

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CHOISEUL-PRASLIN CHARLES duc de (1805-1847)

Écrit par :  André Jean TUDESQ

… *Fils d'un pair de France, élu député de Melun en Seine-et-Marne en mars 1839 par les conservateurs, Charles de Choiseul-Praslin est nommé en 1845 pair de France. Chevalier d'honneur de la duchesse d'Orléans, apparenté à toute la plus haute aristocratie orléaniste, il est un des principaux instruments de la crise morale qui déconsidère les… Lire la suite
DEUXIÈME RÉPUBLIQUE

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EMPIRE SECOND (1852-1870)

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EXTRÊME DROITE

Écrit par :  Jean-Yves CAMUS

Dans le chapitre "Genèse idéologique de l'extrême droite"  : …  revenir au pouvoir. C'est à cette époque que le camp monarchiste se divise en deux familles : les *orléanistes, derrière Louis-Philippe, partisans d'une monarchie libérale, et les légitimistes ultras. Les premiers, favorables à une monarchie parlementaire, sont en quelque sorte les précurseurs du libéralisme, d'un centrisme qui privilégie l'… Lire la suite
JACOBINS CLUB DES

Écrit par :  Jean MASSIN

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LOUIS-PHILIPPE Ier (1773-1850) roi des Français (1830-1848)

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

… *Né à Paris, Louis-Philippe était le fils aîné du duc d'Orléans (dit plus tard Philippe-Égalité), qui avait confié l'éducation de ses enfants à sa maîtresse, la comtesse de Genlis ; elle eut le mérite de leur donner une formation à la vie pratique en même temps qu'une culture plus poussée que celle des princes de ce temps. Le jeune duc de Chartres… Lire la suite
MORNY CHARLES AUGUSTE duc de (1811-1865)

Écrit par :  Pierre GUIRAL

… *Fils naturel de la reine Hortense et du comte de Flahaut, demi-frère du futur Napoléon III, Morny a une illustre origine, qui l'a sans doute moins servi que son intelligence et son cynisme. Sa carrière commence à se dessiner sous la monarchie de Juillet ; il est d'abord un brillant officier et participe à la conquête de l'Algérie. À partir de 1838… Lire la suite
ORLÉANS LOUIS PHILIPPE JOSEPH duc d' (1747-1793) dit PHILIPPE ÉGALITÉ

Écrit par :  Jean TULARD

… *Arrière-petit-fils du Régent, le duc d'Orléans est, à la veille de la Révolution, l'un des princes les plus riches de France et le partisan le plus chaleureux des idées nouvelles. Grand maître de la franc-maçonnerie, affectant de penser comme les républicains d'Amérique et de vivre comme les membres des clubs londoniens, il s'est élevé contre les… Lire la suite
ROYALISTES, France

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

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