La coopération intergouvernementale en matière de propriété intellectuelle s'est développée à l'instigation directe des inventeurs ainsi que des milieux littéraires et artistiques. À la fin du xixe siècle, deux organisations internationales devaient ainsi voir le jour — l'Union de Paris pour la protection de la propriété industrielle (1883) et l'Union de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques (1886). Le siège des Unions fut fixé à Berne où existaient déjà des institutions du même type pour les postes et les télégraphes. Vu la connexion de leurs domaines d'activité (et pour des raisons d'économie), les secrétariats respectifs des deux Unions furent administrativement unifiés en 1883 et, par la suite, reçurent le nom de « bureaux internationaux réunis pour la propriété intellectuelle » (B.I.R.P.I.).
Sous la pression d'un Tiers Monde de plus en plus critique à l'égard de l'archaïsme du mécanisme de prise de décision et des structures (essentiellement nationales, c'est-à-dire suisses) des B.I.R.P.I., une conférence de révision convoquée à Stockholm (1967) remania le statut des Unions et, simultanément, donna naissance à l'O.M.P.I. La […]
