2. Sémiologie
L'examen de l'oreille débute par l'otoscopie, qui permet d'inspecter le conduit auditif et la membrane du tympan. On utilise un miroir éclairant (miroir de Clar) et un spéculum d'oreille de taille appropriée. Le tympan est divisé en deux étages, l'un supérieur, mince, la membrane de Schrapnell, l'autre inférieur, résistant, englobant le manche du marteau, la pars tensa.
L'emploi du microscope stéréoscopique précise l'examen. La mobilité du tympan est étudiée par la variation de pression d'air du conduit (manœuvre de Siegle).
La radiologie, et notamment la tomodensitométrie, précise la morphologie des structures plus profondes.
Les trois principaux troubles fonctionnels sont la surdité, les acouphènes (troubles auditifs) et le vertige.
• La surdité
On appellera surdité toute baisse unilatérale ou bilatérale de l'ouïe, quels que soient son degré et sa localisation. La mesure de la fonction acoustique se fait par l'audiométrie.
Examen audiométrique
L'audiomètre tonal, générateur de sons purs, étalonnés en fréquences : 125, 250, 500, 1 000, 2 000, 4 000 et 8 000 hertz, et en intensité (de 0 à 120 dBA), permet d'apprécier l'audition par voie aérienne (physiologique) de façon bilatérale, simultanément par un haut-parleur, ou séparément par un casque, ou encore par voie osseuse au moyen d'un vibreur qui stimule la cochlée.
L'audiométrie liminaire permet de rechercher les seuils de sensibilité. Le résultat est rapporté sur un graphique (audiogramme) qui comporte en abscisses les fréquences et en ordonnées négatives les intensités en décibels (dB). Il s'agit alors de décibels de perte auditive par rapport au seuil physiologique normal. Pour une oreille normale, les courbes de conduction aérienne (CA) et de conduction osseuse […]
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