3. Combinaisons de l'or avec les autres éléments
Trois degrés d'oxydation sont connus : + I, + III et + V. Les ions Au+ et Au3+ ne sont jamais isolés en solution, la stabilisation des degrés d'oxydation correspondants exigeant la formation de complexes à liaison forte. Les composés monovalents, bien que peu stables à la chaleur, le sont davantage encore que les trivalents.
• Composés de l'or monovalent
Les composés de l'or monovalent sont les plus nombreux à l'état solide en raison de la très faible stabilité thermique des composés de l'or trivalent.
Mais, en présence d'eau, ils ne sont stables qu'à condition d'être insolubles (Au2S par exemple) ou de se trouver en présence d'ions ou de molécules susceptibles de les complexer fortement. Leur tendance est en effet de se dismuter en or métallique et en composés de degré d'oxydation + III :

Ce phénomène s'explique par les degrés d'oxydation des couples :

La figure, qui représente la variation avec le degré d'oxydation du produit de celui-ci par le potentiel normal relatif au métal rapporté au système H+/H2, montre que dans les conditions standard le point représentant le système 2 Au + Au3+ correspond à une énergie inférieure à celui relatif à Au+. Ce phénomène rapproche l'or du cuivre et le distingue de l'argent, son voisin immédiat dans la colonne I B.
La coordinence de l'or monovalent s'explique par la stabilité du niveau 6s, qui limite les possibilités d'hybridation avec 6p : la transition 6s → 6p correspond à 5,02 eV pour Au, alors qu'elle n'est que de 3,75 eV pour Ag et 1,61 eV pour K. Les ions linéaires, correspondant à une hybridation sp, sont le […]
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