6. L'opérette étrangère
L'opérette, genre essentiellement français, n'a rien de commun avec le Singspiel allemand, la zarzuela espagnole, l'opera buffa italien ou la comédie musicale américaine ; sa seule filiation est l'opérette viennoise. À Vienne, on a toujours dansé : des Ländler, d'abord, qui sont devenus des valses... Et c'est la présence d'Offenbach à Vienne – pour une représentation du Mariage aux lanternes en 1858 – qui devait décider Johann Strauss fils à se lancer dans l'opérette, une opérette originale, à base de valses, et typiquement viennoise. Il allait en composer une vingtaine, dont La Chauve-Souris (1874), qui fait encore le tour du monde.
Karl Millöcker et Franz von Suppé reprendront le flambeau avec plus ou moins de bonheur, mais c'est Franz Lehár qui relancera l'opérette viennoise avec sa triomphante Veuve joyeuse (1905).
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