5. Les Années folles
Les années de l'après-guerre – les Années folles – vont voir naître un nouveau style d'opérette – quelques crans au-dessous des précédentes, il faut l'avouer.
Influencée par les rythmes d'outre-Atlantique et par une certaine libération des mœurs, l'opérette des années trente frôle la grivoiserie... et la comédie musicale. Maurice Yvain obtient de bons succès de boulevard avec Ta Bouche (1922), Là-Haut (1923), Pas sur la bouche (1925) ; Henri Christiné également avec Dédé (1921) mais c'est Phi-Phi qui, juste au lendemain de l'armistice, va lui assurer la gloire.
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, on changera de genre, une fois encore, et Francis Lopez lancera une forme d'opérette à grand spectacle, le plus souvent exotique – le modèle sera La Belle de Cadix (1945) –, très prisée du public, mais dont le succès tiendra autant à la mise en scène, aux costumes, aux énormes ensembles déployés – chanteurs et danseurs –, qu'à la qualité de la musique : on ne peut nier cependant qu'elle ait retrouvé le style « populaire ».
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