6. Autres projets
Les caractéristiques du projet américain L.I.G.O. (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory) sont très proches de celles de Virgo, et une collaboration technique entre les deux équipes s'est instaurée sur divers points particuliers. Approuvé en 1992, L.I.G.O. comporte deux antennes, l'une à Livingston, en Louisiane, l'autre à Hanford, dans l'État de Washington. Obtenir les performances désirées représente un tel défi qu'il est impossible à l'heure actuelle de comparer les chances de succès de L.I.G.O. et de Virgo. Parmi les autres projets de détecteurs interférométriques d'ondes gravitationnelles figurent GEO 600, en Allemagne, TAMA 300, au Japon, A.C.I.G.A. (Australian Consortium for Interferometric Gravitational Astronomy), en Australie.
D'autres projets, fort différents, ont aussi pour but de détecter le passage d'ondes gravitationnelles. Les plus sérieux sont fondés sur la technique dite des barres de Weber, du nom de l'Américain Joseph Weber, qui, au début des années 1960, conçut le premier détecteur de ce type : un cylindre d'aluminium dont les modes de vibration excités par l'éventuel passage d'ondes gravitationnelles étaient enregistrés par des capteurs piézoélectriques. Depuis lors, différents matériaux refroidis à des températures toujours plus basses ont été utilisés. Les performances espérées dans les expériences de ce type, à Rome et à l'université Stanford (Californie) en particulier, seront proches de celles de Virgo.
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